14 mars 2010

Discrétion, secret et divulgation

Il est difficile de croire que les apparitions lumineuses du 21 janvier 2010 à l'Est de Perpignan, au-dessus de la mer, au large de Canet-en-Roussillon n'aient pas été remarquées ou enregistrées par les instruments de détection qui scrutent notre département frontalier. Les différents corps de métiers qui interviennent régulièrement dans cette partie de la Méditerranée sont restés extrêmement discrets sur le sujet. Mais peut-être n'y avait-il rien à enregistrer ?

Une zone frontalière très bien surveillée :

A l'endroit même de l'apparition des boules lumineuses, de nombreuses structures surveillent en permanence cette zone pour des raisons civiles (prévention, secours, pollution, trafic), militaires (Marine, exercices) et de surveillance (zone interdite, douanes et gendarmerie).

Les phénomènes lumineux du 21 janvier
2010 sont apparus au large de Canet-en-Roussillon, tout près de la zone  d'exercices en mer pour lutte sous-marine et entraînement au combat, forcément équipée de détecteurs en tous genres.

Des sémaphores : au Nord, celui de Leucate (Marine Nationale) et au Sud celui de Port-Vendres (Marine Nationale). Rien à déclarer ?

sema-nord

Une base de la DGSE :

dgse

Comble de l'ironie, il aura fallut l'indiscrétion d'un journaliste qui relatait dans un article l'observation d'un OVNI en 2001 pour que l'on apprenne l'existence (sic) d'une base ultra-secrète de la DGSE à Saint-Laurent-de-la-Salanque dont on ne sait rien mais qui est dotée d'une piste d'atterrissage. Cette base a-t-elle enregistré quelque chose ?

Une zone interdite au large de Canet-en-Roussillon :

arrete0
Source : l'Indépendant du 20/02/2010

Depuis le dramatique
crash de l'Airbus A320 (27/11/2008) une zone délimitée par arrêté préfectoral, interdite de franchissement, oblige les bateaux à faire un large détour. Les amendes sévères infligées aux pêcheurs qui, un an après le drame ont traversé ce polygone interdit, prouvent la surveillance permanente des lieux.

arrete1
Source : l'Indépendant du 20/02/2010

On sait aussi, depuis le crash de deux Rafales (24/09/2009), que la Marine mouillait un porte-avion dans cette zone tristement célèbre. On ne va pas discuter de la profusion de détecteurs en tous genres qui équipent ce genre de bâtiment car il n'était certainement plus là en janvier 2010 mais on notera la présence régulière de bâtiments militaires dans le secteur.

rafale-22-07-2011

Le plan VIGIPIRATE oblige à un dispositif permanent d'alerte pour la défense aérienne et maritime. Des patrouilles d'avions de chasse sont en alerte permanente pour intercepter tout aéronef suspect et les moyens de détection radar sont opérationnels. Les préfets maritimes de la Méditerranée ont en charge la surveillance des approches maritimes et des ports. Sous l'observation céleste du 21 janvier, nous avions le Port de Leucate, celui du Barcarès, celui de Canet, de Saint-Cyprien, d'Argelès, de Banyuls, Port-Vendres... Avec, en plus, la frontière franco-espagnole pas loin.

Nous voilà donc rassurés, les moyens mis en oeuvre dans ce secteur sont en alerte et rien ne peut échapper à la vigilance de ces professionnels de la sécurité.

Personne ne doute des qualités exceptionnelles de ces différents services de sécurité et c'est bien pour cela qu'il est difficile de croire que ces lumières oranges visibles à plus de 80 kilomètres à la ronde, soient passées inaperçues dans ce contexte technico-militaire de surveillance permanente. 

Si quelqu'un sait, une
divulgation concernant la nature de ces phénomènes lumineux (quels qu'ils soient) éviterait toute spéculation. Et pourtant, le silence est toujours total.

Lisez tous les articles relatifs au 21 janvier 2010

Posté par blogovni66 à 21:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,