Depuis le 11 septembre 2010, l'équipe OVNI66 se penche sur le Phénomène Aérien Non identifié dont 12 d'entre nous ont été témoins à Périllos à 21h10, juste avant le passage attendu de la Station Spatiale Internationale. Après avoir éliminé tout ce qui touche à l'aéronautique, nous essayons maintenant de trouver une explication rationnelle du côté de l'astronomie. S'agissait-il d'un bolide ?

Voici à quoi ressemble un bolide :

Qu'est-ce qu'un bolide ?
La définition de Wikipédia est assez complète pour être citée :


Un bolide est un corps extraterrestre ou météoroïde, émettant une luminosité intense – magnitude inférieure à -4 (plus brillant que Vénus) lors de sa rentrée dans l'atmosphère terrestre. Ce phénomène, qui se produit à moyenne altitude (entre 80 et 10 km) est causé par le frottement entre la matière et l'air qui s'échauffe, s’ionise, et entraîne la formation d'une traînée lumineuse.
En fonction de sa dimension, de sa densité et de sa trajectoire, un objet extraterrestre pénètrera plus ou moins profondément l'atmosphère terrestre. En règle générale, plus l'objet est massif, plus sa progression sera importante et plus il sera brillant.

Un météroïde qui survit au passage atmosphérique et atteint le sol est appelé météorite. Lors de la traversée, l’objet subit une ablation plus ou moins importante en fonction de la densité et de la friabilité de la matière. Les forces en action au moment du ralentissement tendent à éclater le rocher. Plus un corps est volumineux et plus il sera susceptible de se briser : généralement, cela se produit entre 27 km et 11 km d’altitude. Au moment de la fragmentation la vitesse chute rapidement, et météore soit atteint la Terre, soit le plus souvent se disperse en poussières dans l'atmosphère.

La lumière émise par un bolide est produite par deux mécanismes différents : la roche en fusion et l'atmosphère autour qui entre en incandescence. Au-dessus de 80 km d'altitude l'atmosphère terrestre n'est pas assez dense pour s'opposer à l'entrée de corps de masse importante. En dessous, l’énergie thermique due aux frottements chauffe le bolide à 1 700°C ; la matière qui se détache de la surface du rocher est littéralement liquéfiée et immédiatement vaporisée. La chaleur s'intensifiant, l'air autour du corps incandescent s'ionise. L'échange d'électrons entre les particules de gaz est source de lumière.
Un corps d'un mètre de diamètre produit un embrasement de l'air jusqu'à 100 m autour, c'est ce que vu de la Terre on appelle un bolide. Un bolide peut être de différentes couleurs, les témoins parlent de lumière allant du bleu au rouge.

La couleur du météore dépend de la composition de la matière et de l'air. Les météorites sont composées de métaux tel que le sodium, le nickel et le magnésium, qui produisent respectivement une couleur jaune, vert et bleu-blanc. L'azote et l'oxygène de l'air ionisé, comme dans une Aurore polaire, émettent respectivement de la lumière dans le rouge et le vert.

Les météores produisent aussi des sons. Généralement le bruit est entendu pendant plusieurs secondes, voire plusieurs minutes après l’observation visuelle. On peut entendre des explosions sourdes dites supersoniques, dues à la vitesse de l’objet qui est supérieure à la vitesse du son (phénomène identique à celui d'un avion à réaction qui passe le mur du son). Si le météoroïde se fractionne, chaque morceau émet un bruit dont l’ensemble peut être entendu comme un grondement de tonnerre. Beaucoup d’observateurs disent avoir aussi entendu des sifflements, produits par des phénomènes dits électrophoniques.


Voilà pour la définition et la description.

Mais ce n'est pas du tout ce que nous avons vu ce soir-là. Aucune traînée lumineuse même minime. Disparition nette sans perte d'intensité, luminosité constante et blanche, deux baisses d'intensité durant le parcours mais retour immédiat à l'intensité moyenne. Pas de combustion ni de son, pas d'étincelle ni de changement de couleur
. Durée : entre 3 et 8 secondes selon les témoins. Il n'était pas possible d'estimer l'altitude mais nous pouvons préciser que le PAN est passé au-dessus de nuages épars.

L'explication rationnelle la plus probante que nous puissions donner est celle d'un bolide (rentrée atmosphérique) tout en faisant remarquer que celui-ci ne s'est pas comporté comme tel.