Suite à l'article du monde.fr qui avait mis en émoi les ufologues, M. Xavier Passot, directeur du GEIPAN, donne les précisions suivantes :

Question de CROYANCE (Article du Monde /web) :
Le journaliste du Monde a résumé un peu trop rapidement notre assez longue conversation.
Ma position personnelle sur ce sujet "croyances" est la suivante :
Lorsqu'un témoin observe un phénomène étrange qui lui est inconnu, il l'interprête d'abord par intuition, selon ses émotions, sa culture et ses croyances, croyances qui peuvent être de toutes sortes : religion, extra-terrestres, scientisme ...
Et le rôle du GEIPAN est d'essayer de démêler dans les témoignages de PAN les éléments factuels des éléments perturbés par l'émotion, l'interprétation intuitive et les croyances, puis d'analyser ces éléments factuels pour proposer une hypothèse conforme aux observations.
 
Le projet de réseau de cameras :
Le CNRS a lancé début 2012 un projet de création d'un réseau de 100 cameras à répartir sur le territoire français (métropole) afin d'enregistrer les traces de bolides. Ce  projet est porté par l'IMCCE (ex- bureau des longitudes) et le Museum National d'Histoire naturelle (dépôt national de la collection de météorites) ; le financement n'est pas encore décidé ; le système sera opérationnel au plus tôt en 2014. Le GEIPAN compte s'équiper dans l'année qui vient d'une ou 2 cameras qui feraient à terme partie du réseau CNRS. Le GEIPAN aura accès aux données de l'ensemble du réseau. Les cameras et les logiciels qui exploiteront les images seront paramétrés pour capturer les traces de bolides (rentrées atmosphériques de météoroïdes ou de débris spatiaux). Ce système permettra d'identifier précisément les deux types de phénomènes. Il n'est pas exclu que le système enregistre d'autres phénomènes. Il faut bien être conscient que, avec ce maillage de 100 cameras, la couverture du ciel français ne sera assurée à 100% qu'au dessus d'une altitude de l'ordre de 30km. Les phénomènes transitoires très lumineux qui passeront dans le cône d'observation des cameras seront tous enregistrés ; à basse altitude, ce cône ne représente qu'une surface relativement faible.

Ceci est un complément de l'article du 26 février 2012