OVNI 66 - Pyrénées-Orientales

25/06/2021 - Rapport préliminaire du renseignement américain sur les PANs

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BUREAU DU DIRECTEUR DU RENSEIGNEMENT NATIONAL
Évaluation préliminaire :
Phénomènes aériens non identifiés
25 juin 2021


CHAMP D'APPLICATION ET HYPOTHÈSES
Champ d'application
Ce rapport préliminaire est fourni par le Bureau du Directeur du Renseignement National (ODNI) en réponse à la disposition contenue dans le rapport sénatorial 116-233, qui accompagne « la Loi sur l'Autorisation du Renseignement» (IAA) pour l'Exercice 2021, demandant que le DNI, en concertation avec le Secrétaire de la Défense (SECDEF), présente une évaluation du renseignement sur la menace posée par les phénomènes aériens non identifiés (PAN) et des progrès de la « Task Force » (UAPTF) dans la compréhension de cette menace.

Ce rapport donne aux décideurs un aperçu des défis associés en caractérisant la menace potentielle posée par les PANs tout en offrant un moyen de développer des processus, stratégies, technologies et formations pertinentes à l'armée américaine et au personnel du gouvernement (USG) si et quand ils rencontrent un PAN, afin d'améliorer les services du renseignement à comprendre la menace. Le directeur de l'UAPTF est le responsable officiel pour assurer la collecte et la consolidation en temps opportun des données sur les PANs. L'ensemble de données décrit dans ce rapport est actuellement limité principalement au signalement d'incidents par le gouvernement américain survenus de novembre 2004 à mars 2021. Les données continuent d'être recueillies et analysées.

L'ODNI a préparé ce rapport pour les commissions du renseignement et des services armés du Congrès.
L'UAPTF et l'ODNI National Intelligence Manager for Aviation ont rédigé ce rapport, avec la contribution de :
USD(I&S), DIA, FBI, NRO, NGA, NSA, Air Force, Army, Navy, Navy/ONI, DARPA, FAA, NOAA, NGA, ODNI/NIM-Emerging and Disruptive Technology, ODNI/National Counterintelligence and Security Center, and ODNI/National Intelligence Council.

Hypothèses
Diverses formes de capteurs qui enregistrent les PANs fonctionnent généralement correctement et capturent suffisamment de données réelles pour permettre les évaluations initiales, mais certains PANs peuvent être attribuables à des anomalies des capteurs.

RÉSUMÉ
La quantité limitée de rapports de haute qualité sur les phénomènes aériens non identifiés (PANs) entrave notre capacité à tirer des conclusions fermes sur la nature ou l'intention des PANs.

Le groupe de travail sur les phénomènes aériens non identifiés (UAPTF) a examiné une gamme d'informations sur le PANs décrits dans les rapports militaires américains et IC (Intelligence Community), mais parce que les rapports manquaient de précisions suffisantes, a finalement reconnu qu'un processus/modèle de rapport unique et personnalisé était nécessaire pour fournir des données suffisantes pour l'analyse des événements PAN.

- En conséquence, l'UAPTF a concentré son examen sur les rapports qui ont eu lieu entre 2004 et 2021, dont la plupart résultent de ce nouveau processus sur mesure pour mieux enregistrer les événements PAN grâce à des rapports formalisés.

- La plupart des PANs signalés représentent probablement des objets physiques car la majorité des PANs ont été enregistrés sur plusieurs capteurs (radar, infrarouge, électro-optique, chasseurs d'armes) et par l’observation visuelle.

Dans un nombre limité d'incidents, les PANs sembleraient présenter des caractéristiques de vol inhabituelles. Ces observations peuvent être le résultat d'erreurs de détection, méprises ou perception erronée des observateurs ; elles nécessitent une analyse plus rigoureuse.

Il existe probablement plusieurs types de PANs nécessitant des explications différentes en fonction de la variété des apparitions et des comportements décrits dans les rapports disponibles. Notre analyse des données soutient le concept selon lequel si et quand les incidents PANs sont résolus, ils entreront dans l'une des cinq catégories explicatives possibles : le « bruit aérien » (oiseaux, drones, ballons, divers objets), les phénomènes atmosphériques naturels, les programmes de développement des Etats-Unis ou de l'industrie américaine, les systèmes adverses étrangers, et enfin une catégorie fourre-tout « autre ».


Les phénomènes non identifiés posent clairement un problème de sécurité pour la sécurité des vols et peuvent constituer un défi pour la sécurité nationale des États-Unis. Les problèmes de sécurité concernent principalement les pilotes aux prises avec un espace aérien de plus en plus encombré. Les PANs représenteraient également un défi de sécurité nationale s'il s'agit de plateformes de collecte d'un adversaire étranger ou pourraient fournir la preuve qu'un adversaire potentiel a développé une technologie révolutionnaire ou perturbatrice.

La consolidation cohérente des rapports de l'ensemble du gouvernement fédéral avec l'établissement de rapports normalisés, une collecte et une analyse accrues ainsi qu’un processus simplifié de filtrage de tous ces rapports en parallèle avec à un large éventail de données pertinentes du gouvernement américain permettront une analyse plus poussée des PANs susceptible d'approfondir notre compréhension. Certaines de ces étapes sont gourmandes en ressources et nécessiteraient des investissements supplémentaires.

LES RAPPORTS DISPONIBLES EN GRANDE PARTIE NON CONCLUANTS
Des données limitées laissent la plupart des PANs inexpliqués…

Les données limitées et le manque de consistance des rapports sont des défis clés pour évaluer les PANs. Les rapports normalisés n’existaient pas jusqu'à ce que la Marine en établisse un en mars 2019. L'Air Force a par la suite adopté ce mécanisme en novembre 2020, mais il reste limité à l'USG. L'UAPTF a régulièrement entendu des anecdotes au cours de ses recherches sur d'autres observations qui ont eu lieu mais qui n'ont jamais été saisies dans les rapports formels ou informels par ces observateurs.


Après avoir soigneusement examiné ces informations, l'UAPTF s'est concentrée sur les rapports impliquant les PANs en grande partie observés de première main par des pilotes militaires et qui ont été collectés à partir de systèmes que nous considérons comme fiables. Ces rapports décrivent des incidents survenus entre 2004 et 2021, la majorité ayant eu lieu au cours des deux dernières années, alors que la nouvelle procédure de signalement était mieux connue de la communauté de l'aviation militaire.
Nous avons pu identifier un PAN signalé avec grande confiance. Dans ce cas, nous avons identifié l'objet comme un gros ballon se dégonflant. Les autres restent inexpliqués.

- 144 rapports provenant de sources gouvernementales américaines. Parmi ceux-ci, 80 rapports impliquaient l'observation avec plusieurs capteurs/détecteurs.

- la plupart des rapports décrivent les PANs comme des objets qui interrompent un entrainement planifié ou autre activité militaire.

LES DÉFIS DE LA COLLECTE DE DONNÉES SUR LES PANs

Les stigmates socioculturels et la limitation des capteurs (radar, IR, optiques, etc.) demeurent des obstacles à la collecte de données sur les PANs. Bien que certains défis techniques, tels que la façon de filtrer correctement les parasites radar pour assurer la sécurité des vols pour les aéronefs civils et militaires - sont connues de longue date dans l'aviation, alors que d'autres sont propres à l'ensemble de problèmes PANs :

- des aviateurs décrivent le dénigrement associé à l'observation des PANs, à son signalement, ou la difficulté d'en discuter avec des collègues. Bien que les effets de ces stigmates se soient atténués à mesure que les cadres supérieurs des milieux scientifiques, politiques, militaires et du renseignement s'engagent sérieusement sur le sujet en public, le risque pour leur réputation peut rendre de nombreux témoins  silencieux, compliquant la poursuite scientifique du sujet.

- les capteurs montés sur les plates-formes/installations militaires américaines sont généralement conçus pour répondre à des missions spécifiques. En conséquence, ces capteurs ne sont généralement pas adaptés à l'identification des PANs.
 
- l’orientation des capteurs et le nombre de capteurs observant simultanément un objet jouent un rôle important dans la distinction des PANs avec des objets connus et aident à déterminer si un PAN démontre des capacités aérospatiales révolutionnaires. Les capteurs optiques ont l'avantage de fournir un aperçu de la taille, de la forme et de la structure relatives. Les capteurs de radiofréquence fournissent des informations plus précises sur la vitesse et la distance.


CERTAINS MODÈLES POTENTIELS ÉMERGENT

Bien qu'il y ait eu une grande variabilité dans les rapports et que l'ensemble de données soit actuellement trop limité pour permettre une analyse détaillée des tendances ou des modèles, il y a un certain regroupement d'observations de PANs concernant la forme, la taille et, en particulier, la propulsion. Les observations de PANs ont également tendance à se regrouper autour des terrains d'entraînement et d'essai des États-Unis mais nous estimons que cela peut résulter d'un biais de collecte, conséquence d’une attention focalisée avec un plus grand nombre de capteurs de dernière génération opérant pour signaler les anomalies dans ces zones.

UNE POIGNÉE DE PANs SEMBLE DÉMONTRER UNE TECHNOLOGIE DE POINTE

Dans 18 incidents, décrits dans 21 rapports, les observateurs ont signalé des PANs avec des mouvements ou des caractéristiques de vol inhabituels.

Certains PANs semblaient rester stationnaires dans des vents en altitude, se déplacer contre le vent, manœuvrer brusquement, se déplacer à une vitesse considérable, sans moyen de propulsion discernable. Dans un petit nombre de cas, les systèmes d'aéronefs militaires traitaient l'énergie des radiofréquences (RF) associée aux observations de PANs.

L'UAPTF contient une petite quantité de données qui semblent montrer que le PAN démontre une accélération ou un degré de gestion de la signature. Des analyses rigoureuses supplémentaires sont nécessaires par plusieurs équipes ou groupes d'experts techniques pour déterminer la nature et la validité de ces données. Nous menons une analyse plus approfondie pour déterminer si des technologies révolutionnaires ont été démontrées.

UNE SEULE EXPLICATION NE SUFFIT PAS

Les PANs documentés dans cet ensemble de données limité démontrent un éventail de comportements aériens, renforçant la possibilité qu'il existe plusieurs types de PANs nécessitant des explications différentes. Notre analyse des données soutient le concept selon lequel quand les incidents PANs individuels sont résolus, ils tomberont dans l'une des cinq catégories explicatives potentielles : « bruit aérien » (oiseaux, drones, ballons, divers objets), phénomènes atmosphériques naturels, programmes de développement de l'USG ou de l'industrie, systèmes adverses étrangers, et enfin une catégorie fourre-tout « autre ». À l'exception d’un incident particulier où nous avons déterminé avec une confiance élevée que le PAN signalé était un "bruit aérien", plus précisément un ballon qui se dégonflait, nous manquons actuellement d'informations et de données suffisantes pour attribuer les autres incidents à des explications précises.

« Bruit aérien »  : ces objets comprennent des oiseaux, des ballons, des drones de loisirs ou des débris en suspension dans l'air comme des sacs en plastique qui brouillent une scène et affectent la capacité d'un opérateur à identifier les véritables cibles, comme les aéronefs ennemis.

Phénomènes atmosphériques naturels : Les phénomènes atmosphériques naturels comprennent les cristaux de glace, l'humidité et les fluctuations thermiques qui peuvent s'enregistrer sur certains systèmes infrarouges et radars.

Programmes de développement du gouvernement américain ou de l'industrie : certaines observations de PANs pourraient être attribuables à des développements et programmes classifiés par des entités américaines. Nous n'avons cependant pas pu confirmer que ces systèmes représentaient l'un des rapports PAN que nous avons collectés.

Systèmes adverses étrangers : certains PANs peuvent être des technologies déployées par la Chine, la Russie, une autre nation ou une entité non gouvernementale.

Autre : bien que la plupart des PANs décrits dans notre ensemble de données restent probablement non identifiés en raison de données limitées ou de difficultés pour le traitement ou l'analyse de la collecte, nous pourrions avoir besoin de connaissances scientifiques supplémentaires pour recueillir, analyser et caractériser certains d'entre eux. Nous regrouperions de tels objets dans cette catégorie en attendant les avancées scientifiques qui nous permettraient de mieux les comprendre. L'UAPTF a l'intention de concentrer des analyses supplémentaires sur le petit nombre de cas où un PAN semblerait afficher des caractéristiques de vol ou une gestion de signature inhabituelles.

LES PANs MENACENT LA SÉCURITÉ DES VOLS ET, ÉVENTUELLEMENT, LA SÉCURITÉ NATIONALE

Le PAN présente un danger pour la sécurité aérienne et pourrait poser un danger plus vaste si certains cas indiquent une collecte sophistiquée contre les activités militaires américaines par un gouvernement étranger ou démontrent une technologie aérospatiale révolutionnaire par un adversaire potentiel.

Préoccupations en cours concernant l'espace aérien
Lorsque les pilotes sont exposés à des dangers pour la sécurité, ils sont tenus de signaler ces anomalies. En fonction de l'emplacement, du volume et du comportement de ces dangers pendant les incursions dans les champs de tir, les pilotes peuvent cesser leurs essais et/ou leur formation et faire atterrir leur aéronef, ce qui a un effet dissuasif sur le signalement.

l'UAPTF a 11 rapports de cas documentés dans lesquels des pilotes ont signalé une proche collision ou quasi incident avec un PAN.

Défis potentiels en matière de sécurité nationale
À l'heure actuelle, nous manquons de données pour indiquer que tout PAN fait partie d'un programme de collecte étranger ou indicatif d'une avancée technologique majeure par un adversaire potentiel. Nous continuons de surveiller l'existence de tels programmes étant donné le défi de contre-espionnage qu'ils poseraient, d'autant plus que certains PAN ont été détectés à proximité d'installations militaires ou par des aéronefs transportant les systèmes de capteurs les plus avancés.

EXPLIQUER LES PANs NÉCESSITERA DES INVESTISSEMENTS EN MATIÈRE D'ANALYSE, DE COLLECTE ET DE RESSOURCES
Standardiser le reporting, consolider les données et approfondir l'analyse.

Conformément aux dispositions du rapport sénatorial 116-233, qui accompagne l'AAI pour l'exercice 2021, l'objectif à long terme de l'UAPTF est d'élargir la portée de ses travaux pour inclure d'autres événements PAN documentés par un plus grand nombre de membres du personnel et de systèmes techniques du gouvernement américain dans son analyse. À mesure que l'ensemble des données augmentera, la capacité de l'UAPTF à utiliser l'analyse de données pour détecter les tendances s'améliora également. L'objectif initial sera d'utiliser des algorithmes d'intelligence artificielle / d'apprentissage automatique pour regrouper et reconnaître les similitudes et les modèles dans les caractéristiques des données. Au fur et à mesure que la base de données accumule des informations à partir d'objets aériens connus tels que des ballons météorologiques, à haute altitude ou ballon à surpression ou encore la faune, l'apprentissage automatique peut augmenter l'efficacité en pré-évaluant les rapports de PAN pour voir si ces enregistrements correspondent à des événements similaires déjà dans la base de données.

• L'UAPTF a commencé à développer des flux de travail d'analyse et de traitement inter-agences pour s'assurer que la collecte et l'analyse seront bien informées et coordonnées.

La majorité des données PAN proviennent des rapports de l'US Navy mais des efforts sont en cours pour normaliser les rapports d'incidents dans les services militaires américains et d'autres agences gouvernementales pour garantir que toutes les données pertinentes sont saisies en ce qui concerne des incidents particuliers et toutes les activités américaines qui pourraient être pertinentes. L'UAPTF travaille actuellement à l'acquisition de rapports supplémentaires, y compris de la part de l’US Air Force (USAF), et a commencé à recevoir des données de la Federal Aviation Administration (FAA).

• Bien que la collecte de données de l'USAF ait été historiquement limitée, l'USAF a commencé un programme pilote de 6 mois, en novembre 2020, pour recueillir des données dans les zones les plus susceptibles de rencontres PAN et évalue la façon de normaliser la collecte, les rapports et les analyse à travers l'ensemble de l'Armée de l'Air.

• La FAA saisit les données relatives aux PANS dans le cours normal de la gestion du trafic aérien. La FAA intègre généralement ces données lorsque les pilotes et autres utilisateurs de l’espace aérien signalent des événements inhabituels ou inattendus à l'organisation de la circulation aérienne de la FAA.

• En complément, la FAA surveille en permanence ses systèmes à la recherche d'anomalies, générant des informations supplémentaires pouvant être utiles à l'UAPTF. La FAA est capable d'isoler les données d'intérêt pour l'UAPTF et de les rendre disponibles. La FAA dispose d'un solide programme de sensibilisation efficace qui peut aider l'UAPTF à atteindre les membres de communauté de l'aviation pour souligner l'importance de signaler un PAN.
 
 Élargir la collecte de données

L'UAPTF recherche de nouvelles façons d'augmenter le recueil de données sur les PANs lorsque les forces américaines ne sont pas présentes pour référencer l'activité PAN « standard » et d'atténuer la collecte de méprises. Une proposition consiste à utiliser des algorithmes avancés pour rechercher des données historiques capturées et stockées par des radars. L'UAPTF prévoit également de mettre à jour son actuelle stratégie de collecte inter-agences de témoignages PAN afin de mettre à profit les plateformes et méthodes de collecte pertinentes du DoD et du CI.
 
Accroître les investissements dans la recherche et le développement

L'UAPTF a indiqué qu'un financement supplémentaire pour la recherche et le développement pourrait favoriser l'étude future des thèmes abordés dans ce rapport. De tels investissements devraient être guidés par une « stratégie de collecte de données PANs », feuille de route R&D technique PAN et un plan de programme PAN.

ANNEXE A - Définition des termes clés

Ce rapport et les bases de données UAPTF utilisent les termes de définition suivants :

Phénomènes aériens non identifiés (PAN) : objets aéroportés non immédiatement identifiables.
L'acronyme PAN ou PANs représente la catégorie la plus large d'objets aériens examinés pour analyse.

Événement PAN : description holistique d'un événement au cours duquel un pilote ou un équipage a été témoin (ou a détecté) un PAN.

Incident PAN : une partie spécifique de l'événement.

Rapport PAN : Documentation d'un événement PAN, pour inclure les chaînes de contrôle vérifiées et les informations telles que l'heure, la date, l’emplacement et la description du PAN. Les rapports PAN incluent les rapports «Range Fouler»* et autres rapports.

* Les aviateurs de l'US Navy définissent un « range fouler » comme une activité ou un objet qui interrompt un entraînement planifié ou d'autres activités militaires dans une zone d'opération militaire ou un espace aérien restreint.

ANNEXE BRapport du Sénat accompagnant la Loi sur l'autorisation des activités de renseignement pour l'exercice 2021

Le rapport du Sénat 116-233, accompagnant la loi sur l'autorisation des activités de renseignement pour l'exercice 2021, prévoit que le DNI, en consultation avec le SECDEF et d'autres responsables des agences gouvernementales concernées, soumettent une évaluation de la menace posée par l'UAP et les progrès réalisés par l'UAPTF pour comprendre cette menace.

Le rapport du Sénat demandait spécifiquement que le rapport comprenne :

1. Une analyse détaillée des données PANs et des rapports de renseignement collectés ou détenus par l’Office of Naval Intelligence, y compris les rapports sur les données et les renseignements détenus par l’UAPTF ;

2. Une analyse détaillée des données de phénomènes non identifiés collectées par :
a. renseignements géo-spatiaux ;
b. renseignement sur les signaux ;
c. renseignement humain et
d. renseignement sur les mesures et signatures

3. Une analyse détaillée des données du FBI qui ont conduit à des enquêtes sur des intrusions PAN dans l'espace aérien restreint des États-Unis ;

4. Une description détaillée d'un processus inter-institutions pour assurer la collecte de données en temps opportun et une analyse centralisée de tous les rapports PAN pour le gouvernement fédéral, quel que soit le service ou l'agence ayant obtenu les informations ;

5. Identification d'un fonctionnaire responsable du processus décrit au paragraphe 4 ;

6. Identification des menaces potentielles aérospatiales ou autres posées par les PANs à la sécurité, et une évaluation pour savoir si cette activité PAN peut être attribuée à un ou plusieurs adversaires étrangers ;

7. Identification de tout incident ou modèle qui indique qu’un adversaire potentiel a atteint des capacités aérospatiales révolutionnaires qui pourraient mettre en danger les forces conventionnelles ou stratégiques des États-Unis  ; et

8. Recommandations concernant l'augmentation de la collecte de données, l'amélioration de la recherche et développement, des financements supplémentaires et d'autres ressources.

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Source originale : DNI
https://www.dni.gov/index.php/newsroom/reports-publications/reports-publications-2021/item/2223-preliminary-assessment-unidentified-aerial-phenomena

Traduction libre : Pascal G. pour OVNI66

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L'observation du 21 janvier 2010 était probablement un exercice militaire

Le 21 janvier 2010 entre 18h20 et 19h15, de nombreux témoins disposés en plusieurs endroits des Pyrénées-Orientales, de l'Aude et de l'Hérault affirmaient avoir observé des lumières oranges disposées horizontalement dans le ciel en direction de la mer. Ces lumières oranges sont restées statiques pendant quelques minutes puis elles ont disparu. Vingt minutes plus tard, elles réapparaissent. Elles ont été aperçues à l'Est de Perpignan au large du littoral depuis Le Barcarès, Canet, Sainte-Marie, Pollestres, Claira, St-Jean-Pla-de-Cors, Perpignan, Millas, le Soler, Ille-sur-têt, Céret, Portel-des-Corbières (Aude), Gruissan, Lignan-sur-Orb (Hérault).

L'observation s'est déroulée en 3 phases : dans un premier temps, 3 grosses boules lumineuses alignées à intervalles réguliers apparaissent dans le ciel en direction de l'Est. Elles se sont comme "allumées" en plein ciel. Elles sont décrites comme jaunes avec un léger scintillement. Elles étaient disposées horizontalement, suspendues en l'air, sans mouvement apparent. Puis, deux nouvelles boules lumineuses "s'allument" à droite de la formation. 5 "boules" sont maintenant visibles, puis 2 autres lumières jaunes viennent compléter la formation (par la droite).

Environ 10 à 20 minutes plus tard, 3 boules jaunes scintillantes réapparaissent à peu près au même endroit mais cette fois-ci, elles sont disposées en diagonale, comme suspendues en l'air. Enfin, quelques secondes plus tard, c'est l'extinction finale.

Cela ressemblait beaucoup à cet entrainement militaire présenté par @ufoofinterest à cette adresse : https://youtu.be/KYARVOV_QxY


FACT CHECK: Unidentified Lights filmed off the coast of North Carolina?

L'observation du 21 janvier 2010 dans notre région est restée inexpliquée malgré une médiatisation importante dans les Pyrénées-Orientales et l'Aude. À l'époque OVNI66 n'était pas structuré pour une enquête approfondie auprès des 40 témoins retenus. L'hypothèse militaire était privilégiée mais en l'absence d'images pouvant l'illustrer, nous avions choisi de garder ce dossier archivé dans l'attente d'information complémentaire.

La démonstration brillante de Scott Brando - fondateur du site ufoofinterest.org qui a travaillé sur un cas semblable en Caroline du Nord quelques années plus tard - nous incite à présenter cette hypothèse car ces exercices de largage de parachutistes équipés des torches lumineuses ou lâchers de leurres est vraiment très intéressante, compatible avec l’ensemble des témoignages recueillis.

Il n'est jamais trop tard pour requalifier une observation inexpliquée. Le terme OVNI étant par essence provisoire, OVNI66 a décidé de classer la série d'observations nocturnes du 21 janvier 2010 en "cas probablement expliqué".

Mise à jour du 29 juin 2021 : l'un des premiers témoins (identifié) qui s'était manifesté le 21 janvier 2010 pour signaler ces lumières étranges nous a contacté aujourd'hui, 11 ans plus tard, pour confirmer que la vidéo présentée par Scott Brando (ci-dessus) correspond exactement à l'observation de l'époque.

29/07/2020 - Lumière étrange à Tautavel

compo4-chrono-tautavel
Recomposition du déplacement du PAN extrait de la vidéo fournie par le témoin

Le 7 août 2020, un témoin nous contacte par le biais du formulaire en ligne pour nous faire part de lumières insolites visibles depuis Tautavel pendant 4 minutes fin Juillet. Ci-dessous son rapport :

DATE : 29/07/2020

HEURE : 21h45

NBRE-TEMOINS : 2

PRECISIONS-TEMOINS : Moi 35 ans, mon père, 65 ans retraité.

LIEU : Village de Tautavel (...). Dans mon jardin

DIRECTION-PAN : Phénomène venant du Nord et partant vers l'Est
ANGLE : 45
°

DESCRIPTION-PAN : Bleu, flashant, forte luminosité, déplacement aléatoire allant de gauche à droite, haut bas. Lumière plus forte et plus grosse que l'ISS .


DUREE : 4min


DEROULEMENT : phénomène observé avec mon père dans le ciel au-dessus des montagnes de Tautavel. Au départ mon père a vu une forme de cigare brillant flashant bleu.  C'est venu par le Nord, ça s'est déposé sur la montagne et ensuite ça s'est posté en vol et c'est là que mon frère a prit la vidéo. Il n'y avait aucun bruit. Sur la vidéo on voit une boule de lumière flashant bleu mais qui sur la vidéo apparaît blanche. Elle se déplace de gauche à droite en flashant jusqu'au dernier déplacement ou d'un coup le phénomène qui se trouvait sur la droite s'est retrouvé sur la gauche en un instant et a disparu.


CONNEXE : Aucun bruit constaté.

ANIMAUX : Pas d'animaux.

METEO : Clair sans nuage.

------- FIN DU RAPPORT -------


Le son est volontairement supprimé pour préserver l'anonymat des témoins

Quelques remarques sur cette vidéo :

Elle a été prise avec un téléphone Samsung S10 à travers la moustiquaire d'une fenêtre, ce qui explique la présence d'une discrète trame en premier plan. Le son volontairement supprimé n'apporte aucune indication autre que la conversation entre les témoins (aucun bruit externe perceptible). Nous avons confié le film brut à Antoine (analyste vidéo/photo) qui a reproduit une composition des lumières qui apparaissent successivement dans le ciel de Tautavel. Antoine a procédé à une extraction des 30 images sur lesquelles apparait très régulièrement le flash toutes les 2 secondes exactement puis a mesuré sur chacune des 30 images extraites l’angle local séparant le PAN du coin vertical gauche de la maison et la distance locale, en pixels. Puis il a reporté toutes les mesures sur la même image (0 ms) et reproduit à chaque emplacement différent, l’image du PAN.

compo2-chrono-tautavel
La composition des lumières sur un plan fixe démontre une trajectoire non linéaire

compo1-chrono-tautavel

Au début du film, le PAN effectue divers va-et-vient dans une zone restreinte pendant 22 secondes (il passe de la position 1 à 2, puis de nouveau à 1, puis à 3, 4 et 5 où il reste 6 secondes sur place, avant d’aller en position 6 puis de revenir en position 4 avant enfin de monter franchement en position 7)

Il se déplace ensuite de manière relativement constante jusqu’à la position 14 où il reste immobile 12 secondes avant de repartir en 15, 16, 17 et 18 selon une trajectoire non-rectiligne et non-régulière ! La distance apparente la plus importante qu’il a parcourue est celle comprise entre les positions 15 et 16.

Analyse du flash de lumière :


Premier constat, le clignotement respecte une fréquence précise de 1 flash toutes les 2 secondes (0,5 Hz) pendant toute la durée du film. À noter qu'en position 5 et 14, le PAN est resté stationnaire pendant plusieurs secondes !

Même si cette lumière ressemble fortement à des feux anti-collision, cette séquence n'est pas utilisée en aéronautique, ni pour les "beacons lights" ni pour les "strobes" de queue ou d'ailes d'avions. Les séquences autorisées se situent entre 40 et 100 flashes par minute maximum. Ici nous sommes à 30 flashes par minute, bien en dessous des normes.

Il ne s'agit donc pas d'un aéronef conventionnel. D'après nos investigations, aucun avion civil ne se trouvait dans les environs entre 21h45 et 21h55 à moins de 100 km de Tautavel en directions du Nord-Ouest / Nord / Nord-Est.

Feux anti-collision pour drones :

Les sites internet qui vendent des STROBES ANTI-COLLISION pour drones sont assez nombreux sur la toile. On retiendra diverses marques spécialisées dans ce type d'ustensile à coller sur pratiquement tous les types de drones. Le déplacement, le parcours, la durée ainsi que le clignotement spécifique observés par les témoins au-dessus de Tautavel favorisent l'hypothèse DRONE. La perception de lumière BLEUE ou BLANCHE dépend du choix des leds selon qu'ils sont choisis à 5600°k ou 3500°k (température de couleur). La balance des blancs des téléphones ou caméras peuvent automatiquement compenser. Sur certaines images extraites le flash apparaît bleu ou blanc.

https://www.youtube.com/watch?v=Ym5lloN43bM
(voir à partir de 5':21")


Conclusion :

OVNI66 privilégie fortement l'hypothèse d'un drone dont seul le feu stroboscopique anti-collision était visible, avec un parcours et un comportement tout à fait compatibles avec les performances de ce type d'appareil.

Nous remercions vivement Antoine pour son analyse vidéo et Cyril pour ses conseils éclairés sur les drones.

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02/08/2020 - Villeneuve-de-la-Raho : lumière rouge avec fumée noire

Nous avons reçu ce rapport issu du formulaire en ligne, reproduit tel quel :

DATE : 02/08/2020

HEURE : 21h31

NBRE-TEMOINS : 3

PRECISIONS-TEMOINS : ma fille, un ami et moi

LIEU : À Villeneuve-de-la-Raho, à côté du Casino

DIRECTION-OVNI : Nord-est

ANGLE : 30

DESCRIPTION : Couleur rouge, forme indéfinie

TAILLE apparente du phénomène bras tendu : 15/20 mm

TAILLE apparente de la Lune bras tendu : 5 mm

DUREE : 10 secondes environ


DEROULEMENT : Nous étions chez un ami, qui habite à Villeneuve-de-la-Raho, et à un moment, mon ami, a vu une lumière rouge incandescente dans le ciel, il m’a dit de regarder et je l’ai également observé. Ça allait dans la direction Perpignan - Saleilles. Ma fille l’a vu aussi, on l’a observé pendant 10/15 secondes. C’était à l’horizontale en ayant des mouvements un peu saccadés, il y avait une légère fumée noirâtre au dessus, et quand la lumière rouge a disparu la fumée est restée encore quelques secondes après, mais la lumière rouge avait disparu. Je n’allai pas eu le temps de prendre la photo. Ce n’était pas un avion, pas un hélicoptère. Qui l’a également vu svp ?


CONNEXE : Pas de bruit

ANIMAUX : Non

METEO : Temps nuageux, un peu de vent

-------------------- FIN DU RAPPORT--------------------

Le 9 août, le témoin principal a répondu à quelques questions :

« concernant la trajectoire, elle était horizontale avec baisse d'altitude. Je confirme la taille apparente de 15/20 mm. Tous les témoins sont d'accord sur ce point. La lumière n'a pas changé d'intensité, elle a disparu d'un coup »

« je suis formel sur le fait que la fumée était en lien avec la lumière, je la voyais au-dessus alors que la lumière était encore présente, et quand cette dernière a disparu, la fumée était encore présente puis s'est éloigné de plus en plus jusqu'à disparaître »

« ce qui me trouble, c'est la grosseur et l'intensité de la lumière, et puis si c'est un feu d'artifice, ça monte et ça descend, bref, je me pose des questions, je n'arrive pas à trouver d'explications »

La meilleure hypothèse :

La description fait penser à une fusée de détresse ou d'artifice, ce qui expliquerait la persistance de la fumée après extinction de la lumière rouge. Ce serait assez compatible avec la durée, la trajectoire contre le vent (de NO avec fortes rafales) et la disparition soudaine. La montée dans les airs n'est pas toujours visible car elle ne s'éclaire qu'au bout d'un moment.

Le témoin a éliminé les aéronefs (avions, hélico) et nous éliminons les lanternes, ballons ou tout objet inerte à cause de la direction du vent contraire (de nord-ouest vers sud-est à 24 km/h avec rafales à 48 km/h).

fusee-de-detresse
Exemple : source capture d'écran de https://youtu.be/u6UfV0e8E2M


Remarques :

Les fusées de détresse ont une durée de vie limitée (3 ans) et en fin de validité, il n’est pas rare que son propriétaire s’en serve une bonne fois, pour le fun. Il est possible que la personne ayant effectué ce tir ait volontairement visé vers une direction dégagée et basse pour ne pas trop se faire remarquer car ce geste est totalement illégal (et dangereux).

Exemples de fusées de détresse :

https://youtu.be/u6UfV0e8E2M

https://youtu.be/FPIRlbCv2gQ

La solution pour se débarrasser d’une fusée de détresse :

https://www.aper-pyro.fr/

 

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03/11/2016 - Corneilla-de-Conflent : PAN au-dessus du Canigou (suite)

2016-11-03-CC-illustration
Illustration validée par le témoin en 2016

Suite à l'article paru en 2016, Eric Maillot nous a contacté pour nous faire part de ses cogitations concernant ce cas intéressant. M. Maillot est un habitué des enquêtes OVNI / PAN. Sa grande expérience et son avis éclairé viennent enrichir ce dossier qui n'est toujours pas clos. Ses hypothèses, si elles sont confirmées par les personnes concernées, pourraient permettre d'expliquer définitivement ce Phénomène Aérien Non identifié. Après plusieurs échanges, Eric Maillot nous a fait parvenir les constats suivants :

REGARD SUR UN P.A.N STATIONNAIRE –
CORNEILLA-CONFLENT (66)
le 3 novembre 2016 à 19h55’ +35’

A/ CONSTATS SUR LES PHOTOS (Nikon Ixus 170) :
1/ Deux sont prises à 11s d’intervalle (072-19h55’22s et 073-19h55’33s) avec une focale de 45mm. La dernière 18s après (074-19h55’51s) mais avec une focale de 54mm. Le zoom a donc été activé (volontairement ou pas).

2/ Après une légère « torture logicielle » (Fastone Viewer) pour modifier la luminosité et le contraste notamment, les 2 premières montrent un point lumineux net en bas à droite en même place.  Il est improbable que ce soit un artefact du capteur puisqu’aucun autre point de ce type n’existe sur l’image. Il n’est, de plus, pas situé au même endroit sur la 3e photo, ce qui est logique si le témoin zoome ou dézoome une source lointaine. Ce faisant, il bougera légèrement donc le centrage image et modifiera le cadrage. Pour cette dernière photo, le point est moins lumineux, peu visible donc douteux (mais cohérent avec le fait de zoomer). Toutefois un « alignement » de points serait envisageable sur le bord inférieur de cette image (paréidolie possible !).  

3/ Si ce point est bien le point le plus haut et lumineux du PAN, c’est que le témoin n’a pas bien orienté son APN vers le PAN. Un des inconvénients des APN avec écran LCD sans usage d’un viseur oculaire direct est justement de ne pas pouvoir viser précisément une source éloignée que l’on ne voit pas sur l’écran LCD.

4/ Si les points très faiblement perceptibles en bas de photo sont ceux du PAN, il serait intéressant de calculer le champ angulaire qu’ils occupent sur la photo et puis la distance et espacement métrique entre points que cela représente sur la crête. Ne disposant pas du logiciel IPACO, je ne me livrerai pas à ce fastidieux exercice que d’autres pourront exécuter plus aisément.

PAN-03-11-2016-Corneilla-Conflent-EMT-600

5/ Sur la photo de jour en direction du PAN, aucun élément susceptible de créer des reflets alignés (ligne ou pylône EDF, râteau d’antenne, …) n’est visible sur la crête d’avant plan. Ce type de méprise rare est donc exclu ici.

6/ Comme le témoin l’indiquait et chose confirmée par Stellarium, il n’y avait malheureusement pas d’étoile ou planète notable (mag <1) au-dessus de la crête. Il semble vain de chercher à faire coller le fond de ciel Stellarium avec des points limites discernables sur « le ciel noir» des 3 photos  (possibles artefact logiciel ou image).

B/ CONSTATS SUR LE TEMOIGNAGE :
Au vu de ses précieuses notes d’enquête de Pascal Guillaumes, on découvre que :

1/ L’enquêteur voulant visiblement lever le doute légitime d’un PAN posé sur la crête et non fixe au-dessus de celle-ci, le témoin principal lui déclare «je voyais faiblement le contour de la montagne et les lumières étaient au-dessus. Je me souviens du plus haut de la montagne sur la droite, le pic, j'ai donc vu et deviné les contours car il est vrai que j'ai l'habitude de regarder ces contours chaque jour ». La probabilité que ce PAN soit fixe sur la crête est donc bien présente au vu d’une probable interprétation-reconstruction de sa position basée non pas de la visibilité nette de la crête mais bien d’une connaissance de jour du profil de celle-ci. Le soleil, couché depuis longtemps vers l’ouest, ne pouvait rétroéclairer cette crête située au Sud-Est ; les étoiles encore moins (seule Vénus, absente, l’aurait éventuellement pu)...On notera que la pièce où se situe le témoin était probablement éclairée et que ses yeux ont besoin d’obscurité complète en continu (ce qui n’est pas son cas) et de plusieurs dizaines de minutes pour y devenir performants de nuit.

2/ Les lumières « alignées » n’ayant pas de variations régulières, on pourrait envisager un alignement d’étoiles (scintillement variable accru vers l’horizon) au-dessus de la crête. Il s‘avère qu’au vu de la durée du phénomène 1/ cet hypothétique alignement se serait déplacé de manière notable sur le fond de ciel en 30 minutes. 2/ Aucun alignement du type « baudrier d’Orion » n’était présent dans cet azimut assez fiable. L‘hypothèse d’un alignement d’étoiles est donc exclue.

3/ Un sommet comme le Canigou est connu pour provoquer la formation de nuages orographiques dit lenticulaires. Le phénomène à l’origine de leur formation étant des ondes stationnaires dans les couches d’air qui provoquent des variations localisées du taux d’humidité-condensation. Ceci amènerait à 2 sous hypothèses :

a/ Un reflet de la lune sur le bord d’un lenticulaire. Or la lune était en fin croissant, trop peu lumineux et juste au coucher au S.O ! Il est donc exclu qu’elle ait pu éclairer un tel hypothétique nuage qui n’est pas spécialement connu pour se former après le coucher du soleil.

b/ Au-dessus des crêtes, les perturbations de l’atmosphère suscitées auraient pu créer localement un mirage permettant de voir des lueurs éclairages de ville ou village situées derrière le Canigou. Ce type de mirage, logiquement envisageable, est non documenté à ma connaissance est serait donc très improbable.

4/ Les photos aériennes montrent qu’un sentier de randonnée longe la ligne de crête du Canigou. Or il existe des trails connus sur ce sommet mais pas à cette période. L’hypothèse de randonneurs ou coureurs s’entraînant munis de frontales ou torches serait donc d’une probabilité non négligeable au vu des nombreuses sources internet qui évoquent ces randonnées de crêtes (Canigou, Joffre, Quazémi, Très Vent,…):

https://randoludo.blog4ever.com/enchainement-des-sommets-majeurs-du-massif-du-canigou
https://tracedetrail.fr/en/trace/trace/76995
http://www.rando-marche.fr/_f8234_110_escalade-pic-du-canigou-arete-du-quazemi

 Sur cette hypothèse P.G précise :
« Le fait qu’une lignée de randonneurs en file indienne avec des torches puissantes ait été observée pendant près d’une heure par deux personnes depuis le même village le même soir est assez troublant. Je ne peux m’empêcher de faire le lien entre les deux évènements. Le Canigou n’est pas si fréquemment le théâtre de visites nocturnes pour des raisons évidentes de sécurité mais les pistes « associations de randonneurs », entrainements commandos (il y a 3 centres dans le département) ou même artistes politiques (Lumières pour la liberté**) sont envisageables. En l’absence de confirmation, j’ai simplement évoqué ces possibilités dans l’espoir d’une confirmation ultérieure (à l’époque de l’article). Depuis je n’ai pas reçu de témoignage concordant et j’ai laissé en plan l’enquête. »

**P.G a vérifié que ces derniers n’ont pas eu connaissance d’une telle activité sur le Canigou.

llum2-600
Source : Resumen.cl  Luz y Libertad confirme ne pas avoir effectué de performance dans le secteur

CONCLUSION TEMPORAIRE :
En sus des vérifications déjà poussées faites par P.G, je proposerai la piste d’un exercice du SDIS66 qui aurait l’avantage d’expliquer aussi la lumière supérieure soit par l’usage :
1/ d’un gros projecteur perché (ou ballon lumineux) pour éclairer une zone d’exercice spécifique ou
2/ celui d’un hélico en stationnaire (le mari évoquant un possible aéronef).

La page web ci-dessous montre que cette éventualité est possible en automne :

http://www.sdis66.fr/articles-48/63-526-formation-d-equipier-secours-en-montagne-au-sdis-66/

« …organisé du 6 au 17 octobre 2014 un stage de formation d’équipier secours en montagne module rochers. Celle-ci regroupait dix stagiaires des départements de l’Ariège, la Drome, les Vosges, le Territoire de Belfort et  des Pyrénées-Orientales La formation s’est déroulée sur les rochers des Bouillouses et de Balcère, les deux premiers jours, puis dans le Massif du Canigou avec comme camp de base le refuge de Marialles. Au programme : progression en montagne, secours en parois sur le secteur « Yosémite » ,   ou sur les voies « Stentor,Tchuck-tchuck … »,  course  après hélitreuillage du DRAGON66 sur l’arête du Quazémi  et grandes voies en autonomie…  Ce cursus permet aux sapeurs-pompiers formés et détenant le diplôme de poursuivre ensuite la formation avec les modules neige, canyon et glace. »

Un contact pourrait être pris avec le SDIS66** afin de vérifier s’il a eu connaissance de telles formations au secours au moment de l’observation. A défaut d’une confirmation par le SDIS66, il resterait la présence d’un club privé non local (national ou étranger) ou celle des militaires en exercice. Tout aussi probable mais difficile à prouver.

A titre personnel, au vu des informations actuelles, je classerai d’ores et déjà cette observation comme PAN B « Probable groupe de personnes munies de frontales/torches sur le sentier de crête».

Il est amusant de constater que cette observation a eu lieu le même jour qu’un autre spectacle peu courant : le Canigou visible depuis Marseille sur fond de soleil couchant ! http://splendeursducielprofond.eklablog.fr/2016-vision-morcelee-du-canigou-au-coucher-du-soleil-a127349486

Eric Maillot, 01/02/2020

[**note de Pascal : depuis ce rapport, la personne contactée au SDIS66 n'a pas connaissance d'une formation à cette date. Cependant je doute que cette personne ait pris le temps de consulter les plannings et archives du SDIS66. L'hypothèse d'un exercice militaire de même type est aussi envisagée].

Les pistes envisagées sont :
- formations au secours civil
- exercice militaire

- association de randonneurs nocturnes

Si vous êtes acteur d'une de ces 3 catégories, n'hésitez pas à contacter OVNI66 (info@ovni66.com).
Nous remercions Eric Maillot pour sa participation.
(mis à jour le 7 août 2020)


L'OVNI de 1973 en Cerdagne, un vieux cas qui donne du fil à retordre !

Mise à jour du 14/06/2018 :
le ballon stratosphérique à l'origine du témoignage OVNI identifié !


Dessin_T1-light
Un OVNI dans le ciel, le matin du 6 octobre 1973, observé depuis Bourg-Madame

On se souvient de ce cas retrouvé dans un vieux catalogue de l'association ufologique VERONICA par Patrice et diffusé récemment sur ce blog. Le récit est ancien (06/10/1973), les témoins introuvables. À l'époque, l'observateur principal décrivait un phénomène statique dans le ciel en direction du Nord-Est, depuis Bourg-Madame.

Le croquis qui illustre le rapport dramatise quelque peu le contexte. On sait maintenant qu'il n'a pas été dessiné par le témoin lui-même. C'est l'infographiste du VERONICA qui a interprété les commentaires du témoin. Le style "naïf" du coup de crayon augmente le niveau d'étrangeté perçu par les lecteurs du rapport.

Extrait du rapport VERONICA :
"M. L. distingue la carlingue d'un appareil grisâtre de la grosseur de la "lune vieille", muni à sa base de hublots comme un train de nuit. La base extrême de l'appareil s'illumine de couleurs mélangées, un peu comme l'arc en ciel, avec des dominantes violets et orange. Puis des sortes de résidus enflammés tombent lentement de l'OVNI à la verticale. L'engin disparait subitement,  bien que le champ visuel de M. L. avec ses jumelles soit large de plus de 10 km, une ou deux secondes à peine après l’extinction des deux phares. Quant aux résidus, 3 seulement descendirent au sol, le 4e resta en l'air".

Consulter les journaux de l'époque :
Le rapport ne mentionne ni le nom des témoins ni ses sources et malgré notre appel à témoins en février 2018, personne ne s'est manifesté pour apporter des éléments complémentaires. Profitant d'un jour de congé, je décide d'aller passer l'après-midi aux Archives Départementales de Perpignan pour consulter le quotidien régional de l'époque. Pour commencer, il fallait vérifier s'il existe une trace publique de ce témoignage OVNI ou de tout autre évènement aérien inhabituel survenu ce jour-là dans le sud de la France.

On a retrouvé un article de l'époque, paru le lendemain dans l'Indépendant le 7 octobre 1973 :

07-10-1973-LINDEPENDANT-600

Le récit de l'Indépendant est beaucoup moins sensationnel que le rapport VERONICA :
"Un gros point fixe extrêmement lumineux est apparu au-dessus des cimes. L'examinant à la jumelle, alors que le soleil se levait, l'observateur a pu distinguer une silhouette de forme semi-sphérique, parfaitement immobile, présentant deux points lumineux très intenses. Brusquement à 07h02, l'objet a semblé manoeuvrer en zig-zag à la verticale et se désagréger*, libérant trois éléments lumineux de faible puissance qui sont descendus vers le sol. Il n'est alors demeuré dans le ciel, à l'endroit initial, qu'un seul point lumineux de faible intensité."

On remarquera la dernière phrase de l'article : "On se pose la question de savoir si c'était une soucoupe volante ou un ballon sonde". L'auteur proposait déjà une alternative à la soucoupe volante. En effet, la description est compatible avec la présence d'un ballon sonde en haute altitude, assez haut pour être observé par des témoins au sol éloignés.

 Il existe de nombreux type de ballons de dimensions différentes selon l'altitude à atteindre et le poids du matériel scientifique à emporter.

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© Red Bull Stratos, Roswell, 25/07/2012

BallonPhoto-600
© CNES/IMBERT Christian, 2010 - Ballon stratosphérique ouvert (BSO)

gamme_des_ballons
© CNES : les différents types de ballons

Y avait-il un ballon ce jour-là, dans l'axe indiqué ?
Revenons aux Archives Départementales consulter les journaux du mois d'octobre 1973, riches en évènements politiques, aéronautiques et spatiaux. Nixon était en plein scandale du Watergate, en phase de destitution, Jean d'Ormesson entrait à l'Académie Française parmi les immortels, les scientifiques russes avançaient l'hypothèse de "signaux extraterrestres" pour expliquer de mystérieuses émissions radio venues des étoiles (on saura plus tard qu'il s'agissait de pulsars). Le CNES présentait de nouveaux ballons captifs géants destinés à la Guyane. La rubrique "les coulisses de l'étrange" a retenu toute notre attention :

Article paru le 8 octobre 1973
08-10-1973-LINDEPENDANT-coulisses2-600
Cette rubrique de l'insolite ne précise ni la date exacte, ni l'heure de l'accident aérien

Reprenons le texte encadré :
"Un ballon stratosphérique lancé par le Centre National d’Etudes Spatiales d’Aire-sur-Adour a éclaté à 42000 mètres d’altitude et s’est écrasé dans la vallée du Rhône. La plus grosse partie, environ une tonne de matière plastique est tombée dans un champ de Chabeuil (Drôme). D’autres éléments du ballon sont tombés près d’Alès (Gard) et Pisançon (Hautes Alpes). Les appareils de mesure, d’un poids total de 180 kilos, se sont écrasés à proximité de Bourg-de-Péage (Drôme)." Cet article du 8 octobre 1973 ne précise, malheureusement, ni la date ni l'heure de l'accident aérien.

Malgré la précision des articles diffusés les 7 et 8 octobre 1973 dans le même quotidien, le journal n'a pas fait le lien entre les deux évènements qui se sont pourtant produits, probablement, le même jour. Pour s'en assurer, il faut maintenant identifier ce ballon et comparer les dates et heures.

L'article mentionne le centre de lancement du CNES à Aire-sur-l'Adour, ce qui devrait faciliter grandement les recherches. Aire-sur-l’Adour a été le 1er site de lancement de ballons du CNES. Dès les années 1970 et jusqu’en 2007, plusieurs dizaines de ballons stratosphériques (BSO) étaient lâchés chaque année.


le centre d'Aire-sur-l'Adour en septembre 1973

On adore cette vidéo qui présente le centre de lancement tel qu'il était à l'époque, avec des explications sur la manière dont les ballons sont préparés, lâchés, suivis et récupérés. Ce court reportage de 10 minutes est vraiment opportun ! À 8'14" apparaît le tableau du planning des vols ; à 8'50'', il est expliqué pourquoi les ballons au sol ont une forme très allongée : seulement 1/300e du volume est gonflé. En effet le ballon prendra sa forme définitive (en goutte d'eau) en prenant de l'altitude sous l'effet de la dilatation des gaz (hélium ou hydrogène selon le cas). Il va s'arrondir au fur et à mesure de son ascension.

Comprendre et interpréter le témoignage :

Le témoin décrit "des sortes de résidus enflammés tombent lentement de l'OVNI à la verticale". Quand on lit cette phrase, on peut l'accepter au premier degré ou essayer de comprendre ce qui peut provoquer une telle perception. Avec l'hypothèse d'un ballon stratosphérique à 40 km d'altitude, il faut tenir compte de l'heure : c'est l'aube. Le soleil est déjà levé pour le ballon (l'objet est situé au NE du témoin, en haute altitude). Le témoin au sol est encore dans une légère pénombre, le matériel qui chute est illuminé par le soleil levant, donnant aux différents équipements lestés, un aspect "rougeâtre" et "enflammé". Il faut aussi tenir compte de la peinture orange des petites nacelles et boîtes qui permet de les retrouver plus facilement après leur chute.

L'hypothèse du ballon stratosphérique, l'heure de l'observation et l'altitude élevée de l'objet permettent d'expliquer les notes qui accompagnent le dessin du rapport VERONICA :

- résidus enflammés (morceaux éclairés par le soleil levant)
- hublots (franges du ballon, plis réguliers de la toile avec une alternance ombre et lumière)
- avancées sur les extrémités (manchons de gonflage ?)
- luminosité rougeâtre (éclairé par le soleil levant)
- chute très lente (plus l'altitude est élevée, plus la chute paraît lente ; des petits parachutes ralentissent la retombée du matériel)

Vérification auprès du CNES (mise à jour du 14 juin 2018) :
Grâce à la tenacité de Brigitte, nous savons enfin quels ballons stratosphériques ont été lâchés dans cette période. Voici les informations recueillies directement du centre de lancement d’Aire-sur Adour, plus précises que celles trouvées dans les archives à Toulouse :
 
- 04 octobre 1973 (vol 64) : lancement Aire-sur-Adour 7h17 HL, lieu de chute du ballon (éclatement ballon) Montvendre (26) sur une ligne téléphonique en bordure du chemin vicinal n°9 reliant Barcelonne (26) à Montvendre (PV de la gendarmerie de Chabeuil (26) ; ce lâcher est probablement celui dont par l'article dans la rubrique "Les coulisses de l'étrange" de l'Indépendant.
 
- 05 octobre 1973 (vol 65) : lancement Aire-sur-Adour 2h18 HL, lieu de chute du « bifilaire » (le cordon qui relie le ballon à la nacelle) sur une ligne électrique 15kw à St Privat des Vieux (30) ;
 
- 06 octobre 1973 (vol 66) : lancement Aire-sur-Adour 1h09 HL,  retombée de la charge utile à 6 Km de Bédarieux.

1973-10-06-BEDARIEUX
C'est ce dernier lâcher, le vol 66 (ça ne s'invente pas) qui nous intéresse : il est parti le 6 octobre 1973 à 1h09 heure locale. Sachant que le temps de vol dure maximum 6 heures, on tombe dans la fourchette horaire de l'observation de l'OVNI, entre 6h40 et 7h02, ce qui correspond à l'heure de l'éclatement du ballon et de la chute de ses instruments à Bédarieux au NE du témoin, à 100 km de distance, dans la direction indiquée.

L'affaire est classée.

Pour en savoir plus sur les ballons stratosphériques :
- les phases de vol d'un ballon BSO
- enveloppe et nacelle d'un BSO
- les différents types de ballons
- Ballons : des véhicules gonflés !
- Ballons stratosphériques ouverts (BSO)

 

OVNI66 filtre volontairement les témoignages OVNI/PAN

meprises-ovni66

(mise à jour du 11 novembre 2018)
Nous n'enquêtons plus pour les observations suivantes :

- hors du département des Pyrénées-Orientales (66)
- flash dans le ciel ou éclairs, foudre (sans autre évènement)
- sillage, traînée de condensation, nuage, fumée (sans autre évènement)
- sphère ou point lumineux blanc, en altitude avec ou sans sillage
- lumière (ou sphère lumineuse) avec trajet rectiligne et vitesse constante
- lumière pas plus grosse qu'une étoile, statique dans le ciel
- objet, sphère ou lumière évoluant de manière erratique au gré du vent (seul ou en grappe)
- lumière ou objet dont la taille apparente est inférieure à 3 mm (bras tendu)
- lumière lointaine estimée à + de 1000 m du témoin
- durée de l'observation inférieure à 6 secondes et sans effet connexe
- photo "surprise" (intrus dans une photo, sans témoin oculaire)
- vidéo sans témoin oculaire (intrus remarqué a posteriori) ni effet connexe
- détonations, odeurs ou bruits non identifiés (sans autre évènement)

Ainsi que :
- celles des nuits du 1er avril, du 21 au 24 juin, 13-14 juillet et 31 décembre
- celles dont la date est approximative
- les témoignages de seconde main (non directs)
- l'impossibilité de contacter le témoin principal
- les témoignages anonymes
  (OVNI66 s'engage à respecter l'anonymat mais doit pouvoir contacter le témoin)

Ce filtrage permet d'éliminer les témoignages peu consistants et de trop nombreuses méprises.

Si votre témoignage concerne l'une des conditions précitées, nous ne donnerons pas suite à votre rapport sauf si le cas présente un intérêt pédagogique ou démonstratif.

Pour tout autre phénomène non identifié, envoyez votre rapport par mail

01 septembre 2019

19/09/1981 - Bourg-Madame : OVNI rouge

1981-Bourg-Madame

Les 19 septembre, 3 et 27 octobre 1981 des témoins aperçoivent dans la même zone frontalière franco-espagnole, un objet lumineux qui se déplace dans le ciel entre 23h et 3 h du matin. La direction de cet objet pour les trois observations est Nord-Sud et la couleur rouge est indiquée par les trois témoins.

Mise à jour en 2019

En Août 2019, le GEIPAN publie sur son site :
Ces trois observations de PAN avaient été considérées à tort, lors de la première analyse, comme relevant d’un même phénomène. La non détection de cela avait pu induire une perception de forte étrangeté (classement D initial). La nouvelle analyse met en évidence qu’il s’agit bien de 3 observations de PAN de nature différente. Le dossier BOURG-MADAME (66) 1981 est renommé en 2019 selon les 3 lieux d'observation.

Concernant SAINTE-LEOCADIE (66) 19.09.1981
Le témoignage présente plusieurs erreurs commises à la fois par le témoin et par les gendarmes ayant enquêté sur le cas, notamment au niveau du lieu d’observation et de la situation du PAN par rapport au paysage, mais ceci a pu être rectifié par la deuxième analyse. L’aspect visuel et le mouvement sont compatibles d’un hélicoptère situé au-dessus du territoire espagnol et sortant des relevés de navigation établis par l’enquête. La consistance du cas est limitée (notamment sur la taille angulaire du PAN) mais permet néanmoins de soutenir l’hypothèse.
Le GEIPAN classe le cas en B : observation probable d’un hélicoptère.


Concernant CORNEILLA-DE-CONFLENT (66) 27.09.1981

Il s’avère que l’observation du PAN est totalement compatible d’un phénomène situé au niveau du sol avec une vitesse de déplacement, calculée d’après les azimuts de l’axe d’observation, compatible de véhicule terrestre ou même de déplacement piéton. La recherche de l’explication dépasse donc les seules compétences du GEIPAN puisque l’observation est compatible d’un phénomène totalement situé au sol.
Le GEIPAN classe le cas en C : inexploitable car dépasse les seules compétences du GEIPAN.


Concernant VERNET-LES-BAINS (66) 03.10.1981
Le témoin a rejeté sa propre hypothèse « avions » uniquement parce qu’il évalue la distance à 300 mètres non compatible d’une telle présence. Une distance d’avion à moins de 4 km aurait dû faire partie des relevés de navigation établis lors de l’enquête. Néanmoins, en absence de relevés d’information de taille angulaire, la fiabilité de la perception de distance par le témoin ne peut être appréciée. Les 2 PAN peuvent être bien plus loin car ils ne sont pas passés devant des reliefs qui auraient pu fixer une distance maximale. S’ils sont à plus de 4 km, compte tenu de la hauteur angulaire correctement relevée, ces PAN sont alors à une altitude qui sort de la zone de relevés de navigation aérienne dont on peut disposer. Inversement, s’ils sont à une distance moindre ils auraient dû figurer dans ces relevés. Les détails décrits à l’intérieur des PAN sont détectables à l’œil nul même si on doit faire l’hypothèse d’une distance supérieure à 4 km. Ces éléments sont compatibles d’avions. On pourrait s’étonner que le témoin n’ait pas perçu à ce niveau de détail les lumières de navigation et en particulier les clignotements anticollisions, mais le témoin n’a fait l’objet d’aucune question ou demande de précision de la part des enquêteurs de l’époque. La perception de sifflement est compatible d’un avion compte tenu du grand nombre de facteurs intervenant dans cette perception, y compris si l’avion doit être considéré à plus de 4 km de distance.

Le témoignage et les éléments disponibles sont compatibles de l’observation d’avions dont la présence à plus de 4 km n’aurait rien d’anormal et reste non infirmable ou non confirmable faute de relevé de navigation disponible au-delà de cette distance. Cette compatibilité nécessite le rajout d’hypothèses certes plausibles mais qui réduisent la probabilité de l’explication sans pour autant l’invalider. L’hypothèse d’erreur de perception de proximité par le témoin est autorisée par l’absence de relevé de taille angulaire tandis que l’hypothèse d’une réelle perception de feux de navigation est autorisée par l’absence d’un protocole d’enquête qui aurait permis de faire préciser par le témoin un peu plus ce qu’il a perçu et non perçu.
Sur le plan de la consistance on note en particulier l’absence de relevé de taille angulaire perçue et l’absence de tout protocole de déposition permettant d’assurer de la précision dans ce qui est perçu et ce qui ne l’est pas. Nous disposons d’une hypothèse (avions) qui peut expliquer l’observation, mais le niveau d’incertitude résultant est trop fort eu égard au degré limité de consistance des éléments disponibles.
Le GEIPAN classe le cas en C : inexploitable par manque d’informations fiables.

Source GEIPAN Août 2019 :
http://www.cnes-geipan.fr/index.php?id=202&cas=1981-09-50782

Lien vers le PV de Gendarmerie

Compte-rendu d'enquête

31 août 2019

23/06/2008 : un ballon festif avait intrigué deux témoins dans le ciel de Perpignan

Au mois d'Août 2019, le GEIPAN a publié le rapport suivant sur son site :

PERPIGNAN (66) 23.06.2008
Observé le : 23-06-2008
Région : Languedoc Roussillon
Département : Pyrénées-Orientales
Classe : A

Résumé :
PERPIGNAN (66) 23.06.2008. Observations d'un objet sphérique noir avec au-dessous des tubes gris ; stationnaire puis déplacement lent vers l'Ouest avec trajectoire rectiligne et même altitude dans le ciel : méprise avec un ballon festif publicitaire.

Description :
Le lundi 23 juin 2008 vers 08h45 un témoin (T1) se trouve sur un parking de supermarché et discute avec une personne qui lui indique la présence dans le ciel d'un objet stationnaire. Le T1 observe l'objet qui se déplace silencieusement et de façon rectiligne vers l'Ouest. Le témoin décide de courir chez sa petite amie (T2) qui habite au 6 ème étage en pensant avoir une meilleure visibilité. Arrivé à destination, T1 et sa petite amie (T2) se rendent sur le balcon : le PAN n'est plus qu'un point au-dessus de la gare routière. Aucune trace de fumée, aucune lumière ne sont aperçues venant du PAN de forme circulaire et dont les parois semblent lisses. T1 décrit en-dessous de la sphère de couleur noir des tubes de couleur gris. Un dessin sur le PV illustre ses propos. Deux témoignages seront recueillis (T1 et T2) : le troisième témoin présent sur le parking n'a jamais fait de déclaration.

Perpignan-2008-06-23



L'objet observé s'est déplacé dans le sens du vent relevé : Est vers Ouest (12 km/h max).

Sa forme (sphère avec 4 tubes, aspect lisse, bouts des tubes arrondis) est compatible avec des ballons publicitaires et ballons festifs (polymorphes, animaux, logo, etc.).

Les 23 et 24 juin sont des journées particulières dans ce département : descente de la flamme du Canigou, feux d'artifices, manèges, etc. Les vendeurs de ballons sont nombreux près des parcs d'expositions. La forme et le comportement sont compatibles avec un ballon échappé, volant dans le sens du vent, à vitesse lente à modérée. L'objet est apparu à 400 m à l'ouest du Palais des Expositions qui organise de nombreuses foires et salons, expositions avec objets publicitaires aux entrées et à l'intérieur pour signaler les stands.

Ce qui a paru étrange au témoin sont les tubes apparents attachés à la sphère et le déplacement régulier et linéaire. Pourtant, la forme humanoïde ou animale renforce l'hypothèse d'un ballon festif (les tubes seraient les 4 pattes d'un corps sphérique). Le déplacement linéaire est compatible avec le vent relevé entre 8h et 9h. L'aspect homogène et lisse décrit par le témoin correspond à la description d'un ballon polymorphe porté par le vent.

C'est davantage le déplacement linéaire et régulier vers l'ouest qui lui a paru étrange que la forme.

La consistance du témoignage est bonne (deux témoins mais pas de photos), l'étrangeté est faible. Pour le témoin, l'étrangeté provient du déplacement linéaire vers l'ouest. Le témoin, en milieu urbain, n'a pas remarqué le vent d'Est (12km/h) en cours. La description et le déplacement de l'objet correspondent à un ballon festif de forme animale ou fantaisiste (ou polymorphe) porté par le vent : "corps sphérique muni de 4 tubes aux bouts arrondis, aspect général homogène, d'aspect lisse". Le 23 juin est un jour de fête régionale à Perpignan.

Le phénomène est classé A : forte probabilité d'une méprise avec un ballon festif publicitaire.

Source GEIPAN (publié en août 2019) :
http://www.cnes-geipan.fr/index.php?id=202&cas=2008-06-01927

Note : à l'époque OVNI66 avait signalé l'observation sans effectuer de reconstitution car les témoins s'étaient aussi adressés au GEIPAN. L'article diffusé en 2008 par OVNI66 a donc été supprimé.

06 mars 2019

06/03/2019 Un superbe bolide vert avec traînée persistante se désintègre dans le ciel

Bolide
L'illustration est assez proche de la réalité.

Il était 21h59 quand un superbe bolide vert a déchiré le ciel des Pyrénées-Orientales ce mercredi 6 mars 2019. Observé depuis Perpignan en direction de l'Ouest, il s'est désintégré dans une trajectoire presque horizontale, à environ 17° de hauteur, en suivant un axe sud vers nord. Une lumière verte intense s'est mise à grossir avec une queue blanchâtre d'environ 8 cm (à bout de bras). Des crépitements jaunes (comme des étincelles) étaient visibles jusqu'à son extinction. Aucun bruit perçu. Durée : 3 secondes intenses !

Vous avez observé ce phénomène ?
N'hésitez pas à témoigner directement sur le site spécialisé de Vigie-Ciel.org : c'est facile, rapide et ludique, il suffit de répondre à quelques questions pour faire avancer la recherche.

http://vigie-ciel.imo.net/members/imo/report_intro

Mise à jour du 9 mars 2019 :
"Bolide du 6 mars 2019 à 20h58 UTC. Malgré la couverture nuageuse, il a été enregistré par 8 caméras FRIPON (Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network) et rapporté par près de 70 observateurs depuis la France et l’Espagne."
La suite avec cartes, images et rapports sur Vigie-ciel :
https://www.vigie-ciel.org/bolide-6-mars-2019-a-20h58m-utc/



Ce phénomène est fréquent : vérifiez si une observation plus récente est signalée

02 février 2019

Passages remarquables de l'ISS dans le 66 du 2 au 8 février 2019

Observez les passages visibles à l'oeil nu de la Station Spatiale Internationale dans le ciel des Pyrénées-Orientales  ! Il suffit d'être à l'heure, regarder dans la bonne direction et espérer que le ciel soit clair. L'ISS se présente comme une grosse étoile blanche à lumière constante. Elle passe d'un horizon à l'autre en 6 minutes environ. C'est un merveilleux spectacle qui étonnera vos amis.

N'oubliez pas de saluer les 3 astronautes à bord !

ATV-5_ISS

DATE
HEURE
DEPART
m
02/02
19h43
horizon NO
-2 / -1.5
03/02
18h51
horizon NO
-1.9 / -1.4
04/02
19h36
horizon NO
-2.8
05/02
18h45
horizon ONO
-2.4 / -2.1
06/02
19h30
horizon NO
-3.8 / -3.9
07/02
18h39
horizon NO
-3.1
07/02
20h15
horizon ONO
-2.1 / -1.1
08/02
19h24
horizon ONO
-3.3 / 2.8

Sources : Heavens Above / Sputnik!

Soyez à l'heure ! N'hésitez pas à signaler votre observation par un tweet avec @ovni66

07 janvier 2019

25/10/2018 - Un OVNI blanc observé et photographié intrigue un témoin

Fin décembre 2018, un témoin renseigne le formulaire en ligne pour nous signaler une observation insolite :

DATE : 25/10/2018

HEURE : 11:00
LIEU : Route de Prades, sortie de Perpignan D 916 vers Loc + Parc Ducup

DIRECTION : De l'est vers l'ouest, axe horizontal

ANGLE : 30

DESCRIPTION : Objet lumineux se déplaçant très lentement (environ 5 cm visuels en 5 minutes d'observation) et semble-t-il a assez haute altitude, pas de trace dans le ciel

TAILLE APPARENTE : 3 mm en fait minuscule, un grain peu visible assez brillant comme une carlingue d'avion

DUREE : 5 minutes

DEROULEMENT : J'ai arrêté ma voiture pour observer en me disant que c'était un Béluga à haute altitude (vu la forme semblant bombée) au dessus de l'aéroport de Perpignan mais l'objet ne bougeait pratiquement pas, j'ai pris cette photo pour y voir mieux plus tard mais avec un smartphone, je n'arrive à distinguer que deux corps. L'objet à disparu d'un seul coup ou il a tourné de telle sorte qu'il m'a semblé disparaitre
.
METEO : très clair, Je ne me rappelle pas s'il y avait du vent ce jour là ...


IMG_2866Le point blanc entre deux fils électriques vu à l'oeil nu et photographié par Eric avec un Iphone 5s

Enquête en pantoufles :

Quand nous avons reçu le formulaire, on a tout d'abord pensé à une erreur de date. Nous étions fin décembre, le témoin indique 25/10/2018, il fallait vérifier le jour et l'heure à la minute près. Après quelques échanges, Éric nous a fait parvenir 3 photos originales dont l'horodateur indique bien jeudi 25 octobre 2018 à 11:04:49. C'est le 28 octobre, 3 jours plus tard, que l'heure d'hiver entrait en vigueur, il était donc 9:04 GMT ou UTC. Ce point est important pour déterminer l'heure UTC demandée par la plupart des outils de vérification du trafic aérien ou astronomiques.

Vérifier la direction de l'observation

Le témoin indique que l'OVNI se déplaçait d'Est en Ouest vu depuis le Parc Ducup sur la route D916, route de Prades en sortie de Perpignan. Au cours d'une reconstitution de terrain, on aurait eu l'occasion de vérifier ce type de détail pour éviter toute erreur. Dans ce cas de figure, avec une photo qui montre une partie du paysage, il a été facile de retrouver les lieux avec Google Earth en position piéton.

2018-10-25-direction

On retrouve le magasin, les panneaux, les fenêtres, les fils électriques. En comparant avec la photo de l'ovni, on peut confirmer la position du témoin face au Nord. On a donc la localisation exacte du témoin, la direction de l'observation (face au Nord) avec le parcours d'Est en Ouest d'un objet non identifié.

Qu'y avait-il dans le ciel à ce moment là ? Vérifier le trafic aérien :

Flightradar24 et Planefinder sont deux outils très utiles, faciles et gratuits. Ils ont tous deux une fonction "playback" qui permet de visualiser le trafic aérien dans un passé récent. Flightradar24 n'a pas permis de retrouver trace d'un avion commercial traversant le ciel d'Est en Ouest au nord du témoin. Cela ne veut pas dire qu'il n'y avait pas d'avion mais que celui-ci n'est pas répertorié sur Flightradar24.

Sur Planefinder, surprise ! Un appareil apparaît entre 9h00 et 9h05 (UTC) dans le champ de vision du témoin, volant d'Est en Ouest sur un trajet rectiligne. Il s'agit d'un Airbus A350 qui évoluait à 20 km de distance de l'observateur.

2018-10-25-direction1

AIB05NL-parcours

Le parcours de l'avion laisse penser qu'il s'agissait d'un vol de maintenance sans destination, depuis Toulouse. Ceci explique peut-être la raison pour laquelle il n'est pas répertorié sur Flightradar24. Il y a très peu de renseignements : il volait à une altitude de 7500 m, cap 262° identifié AIB05NL.

43738304920_97fb2baeec_z
En cherchant un peu, on retrouve la photo de l'avion prise à l'aéroport de Toulouse ce jour-là.

Crédit photo : https://flic.kr/p/29D1few

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27 décembre 2018

22/12/2018 - entre Trouillas et le Mas Sabole, superbe bolide vert !

Bolide
Illustration


Le samedi 22 décembre 2018, 4 témoins nous ont signalé l'observation d'un superbe météore autour de 22h30 alors qu'ils roulaient entre le Mas Sabole et Trouillas, en direction du Nord se dirigeant vers le Sud : "un tube vert fluo se terminant par une boule blanche dans le sens descente avec une traînée". Extinction en "boule verte très lumineuse". Le rapport est parvenu par le formulaire en ligne (dommage, nous n'avons pas pu contacter les témoins car l'adresse email laissée était erronée).

De son côté, Vigie-Ciel.org indique l'enregistrement du passage du bolide à très exactement 22h12 (heure locale) sur une caméra Fripon d'Endaye dans le pays Basque :

https://www.vigie-ciel.org/bolide-22-decembre-22h12/

"L’objet a été enregistré par 3 caméras du réseau FRIPON (Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network), depuis Dax (40), Hendaye (64) et Montsec (Espagne), mais également par trois caméras du réseau espagnol SPMN (Spanish Meteor and Fireball Network), de l’autre côté de la barrière pyrénéenne."

N'hésitez pas à signaler vos observations de bolides ou météores directement dans le site spécialisé de Vigie-Ciel.org, c'est facile, rapide et ludique, il suffit de répondre à quelques questions pour faire avancer la recherche.

http://vigie-ciel.imo.net/members/imo/report_intro

Ce phénomène est fréquent : vérifiez si une observation plus récente est signalée

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15 décembre 2018

14/12/2018 - Maureillas, observation d'un météore

Vendredi 14 décembre 2018 un météore a été observé depuis Maureillas entre 19h30 et 20h. Ci-dessous le signalement reçu :

Bolide

"coucou c'est Sophie. on me signale une rentrée atmosphérique le 14/12/2018 vers 19h30 -20h00. observée depuis Maureillas dos au S SW. apparition du phénomène NE 40deg au dessus de l'horizon, descendant " vers la gauche" rapidement. combustion rouge. fractionnement avec plusieurs morceaux et traînées visibles. je peux demander reconstitution témoignage si tu veux. tu as d'autres échos ?".


La Terre traverse en ce moment un essaim de poussières de comète, les Géminides. La nuit du 14 au 15 décembre était particulièrement prometteuse en  bolides et météores. Cette observation est intéressante avec le fractionnement du météore, sa combustion et des traînées.

(l'image est une illustration)

Ce phénomène est fréquent : vérifiez si une observation plus récente est signalée

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Quiz photo - d'où provient cette lumière insolite ?

PC030004
Jack nous a confié cette photo étrange. Il a tout de suite compris ce qu'il se passait quand il l'a prise. Saurez-vous expliquer la présence de cette lumière ?

100_7602
On a déjà eu ce type d'anomalie dans le passé, souvenez-vous le cas de Canet, le 29 janvier 2010. La photo ci-dessus avait fait l'objet d'un article dans l'Indépendant et d'un reportage sur France 3 auquel OVNI66 avait participé. Les photos prises derrière une baie vitrée font apparaître des reflets divers.

2010-01-20-superposition

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14 décembre 2018

06/12/2018 - Sainte-Marie - une photo avec un intrus

IMG_20181206_02cliquez sur l'image pour l'agrandir

Une lectrice nous a demandé notre avis sur cette photo de famille prise à la plage la semaine dernière à Sainte-Marie. La photo est assez belle et nette (recadrée pour le blog). Aucun témoin oculaire n'a aperçu cet objet dans le ciel et pour cause, il s'agit tout simplement d'un insecte volant à quelques centimètres de l'objectif de l'appareil.

OVNI66 n'enquête pas pour les photos sans témoin oculaire mais celle-ci viendra enrichir l'album des intrus, objets de méprises.

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02 décembre 2018

03/12/2018 - l'ISS accueille 3 nouveaux astronautes : passages visibles dans le 66

exp58

3 astronautes vont rejoindre l'équipage de l'ISS lundi soir pour une mission qui durera plus de 6 mois. Ils seront 6 à bord et nous aurons des occasions multiples de saluer leurs passages dans le #cieldu66.

Pour observer la Station Spatiale Internationale dans le ciel des Pyrénées-Orientales, il suffit d'être à l'heure, regarder dans la bonne direction et espérer que le ciel soit clair. L'ISS se présente comme une grosse étoile blanche avec une luminosité constante sans traînée. Elle passe d'un horizon à l'autre en 6 minutes environ (vitesse apparente d'un avion en moyenne altitude). C'est un merveilleux spectacle qui étonnera vos enfants, votre famille et vos amis.

2018-11-25-1918av90020" capturées dimanche dernier à Perpignan (ISS le 25/11 à 19h16). Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

DATE
HEURE
DEPART
m*
d. 02/12
17h59
horizon O
-1.5/-2.1
l. 03/12
18h44
horizon NO
-1,2/-1.8
m. 04/12
17h52
horizon NO
-1.2/-1.8
m. 05/12
18h37
horizon NO
-1.5/-2.0
j. 06/12
17h44
horizon NO
-1,8
v. 07/12
18h29
horizon NO
-2.1/-2.4
s. 08/12
19h13
horizon NO
-2/-2,4
d. 09/12
18h21
horizon NO
-3
l. 10/12
19h05
horizon NO
-3.8
m. 11/12
18h13
horizon NO
-3.8

m* : exemples de magnitudes
La magnitude est une mesure de la luminosité d'un objet céleste. Plus la valeur est basse, plus l'objet est lumineux ; ainsi, la magnitude -4 est supérieure à la magnitude 0, elle-même supérieure à la magnitude +4. L'échelle est logarithmique (et là, ça devient compliqué à visualiser...).

Soleil
-26.7 (env. 400 000 fois plus brillant que la Lune !)
Pleine Lune
-12.7
Flash Iridium (max.)
-8
Vénus (au plus brillant)
-4.4
Station Spatiale Internationale (moy.)
-2 (-5.3 max.)
Sirius (l’étoile la plus brillante)
-1.44
Limite pour l’oeil humain
+6 à +7
Limite pour des jumelles 10x50
+9
Pluton
+14
Limite pour le télescope Hubble
+30

sources des données : Heavens Above

Soyez à l'heure et n'oubliez pas de saluer les astronautes à bord (6 à partir de mardi) !

24 novembre 2018

Passages remarquables de l'ISS dans le ciel du 66 entre le 24 et le 30 novembre 2018

Pour observer la Station Spatiale Internationale dans le ciel des Pyrénées-Orientales, il suffit d'être à l'heure, regarder dans la bonne direction et espérer que le ciel soit clair. L'ISS se présente comme une grosse étoile blanche avec une luminosité constante sans traînée. Elle passe d'un horizon à l'autre en 6 minutes environ. C'est un merveilleux spectacle qui étonnera vos enfants, votre famille et vos amis.

ATV-5_ISS

DATE
HEURE
DEPART
m
s. 24/11
18h30
horizon Sud
-2.1 / -2.4
d. 25/11
19h14
horizon SO
-3.2 / -3.5
l. 26/11
18h22
horizon SO
-3.6
m. 27/11
19h06
horizon Ouest
-2.6 / -2,9
m. 28/11
18h14
horizon SO
-3.4 / -3.6
j. 29/11
18h59
horizon Ouest
-1.8 / -2,2
v. 30/11
18h06
horizon Ouest
-2.2 / -2.6

Sources des données: Heavens Above et Sputnik!

2018-11-25-1918v900

2018-11-25-1918av90020 secondes capturées dimanche soir à Perpignan (ISS le 25/11 à 19h16).


Soyez à l'heure et n'oubliez pas de saluer les 3 astronautes à bord !

01 octobre 2018

Une sphère bleutée suit et dépasse un avion (vidéo)

Cette vidéo très courte montre le passage d'un avion accompagné d'une sphère bleutée.

Le cas est classique mais assez démonstratif : on prend de jolies photos, vidéos et en regardant de plus près, on découvre un truc que personne n'avait remarqué dans le ciel.

Ici, les témoins découvrent la sphère bleue mais seulement à travers l'écran du téléphone, pas dans le ciel. On entend très bien la dame dire d'un ton assuré (limite agacé) : "mais enfin, vous ne voyez pas que c'est un truc euh..." [un reflet ?]. Et oui vous aviez raison madame, c'est bien ça !
OVNI66 n'enquête pas pour les photos ou vidéos sans témoin oculaire mais quand le sujet présente un intérêt pédagogique, on partage. La petite sphère bleutée est un simple reflet du soleil sur l'objectif du téléphone : un lens flare.

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29 septembre 2018

28/09/2018 - des intrus pendant le show de la Patrouille de France

2018-09-28-PAF-VOE21SBoutils : Planefinder.net ; FlightRadar24.com. Photos : Agnès

Hier pendant le show de la Patrouille de France (Raid Latécoère), des intrus se sont glissés dans les photos. L'un d'eux a été rapidement identifié : il s'agissait d'un Airbus A319-112 NANTES -> PERPIGNAN qui attendait son tour en faisant des ronds dans le ciel. On se demande si les passagers ont pu profiter du spectacle...

2018-09-28-PAF-bird-oiseau


2018-09-28-PAF-couleur

2018-09-28-PAF-bird-oiseau2

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