19/09/1981 - Bourg-Madame : OVNI rouge

1981-Bourg-Madame

Les 19 septembre, 3 et 27 octobre 1981 des témoins aperçoivent dans la même zone frontalière franco-espagnole, un objet lumineux qui se déplace dans le ciel entre 23h et 3 h du matin. La direction de cet objet pour les trois observations est Nord-Sud et la couleur rouge est indiquée par les trois témoins.

Mise à jour en 2019

En Août 2019, le GEIPAN publie sur son site :
Ces trois observations de PAN avaient été considérées à tort, lors de la première analyse, comme relevant d’un même phénomène. La non détection de cela avait pu induire une perception de forte étrangeté (classement D initial). La nouvelle analyse met en évidence qu’il s’agit bien de 3 observations de PAN de nature différente. Le dossier BOURG-MADAME (66) 1981 est renommé en 2019 selon les 3 lieux d'observation.

Concernant SAINTE-LEOCADIE (66) 19.09.1981
Le témoignage présente plusieurs erreurs commises à la fois par le témoin et par les gendarmes ayant enquêté sur le cas, notamment au niveau du lieu d’observation et de la situation du PAN par rapport au paysage, mais ceci a pu être rectifié par la deuxième analyse. L’aspect visuel et le mouvement sont compatibles d’un hélicoptère situé au-dessus du territoire espagnol et sortant des relevés de navigation établis par l’enquête. La consistance du cas est limitée (notamment sur la taille angulaire du PAN) mais permet néanmoins de soutenir l’hypothèse.
Le GEIPAN classe le cas en B : observation probable d’un hélicoptère.


Concernant CORNEILLA-DE-CONFLENT (66) 27.09.1981

Il s’avère que l’observation du PAN est totalement compatible d’un phénomène situé au niveau du sol avec une vitesse de déplacement, calculée d’après les azimuts de l’axe d’observation, compatible de véhicule terrestre ou même de déplacement piéton. La recherche de l’explication dépasse donc les seules compétences du GEIPAN puisque l’observation est compatible d’un phénomène totalement situé au sol.
Le GEIPAN classe le cas en C : inexploitable car dépasse les seules compétences du GEIPAN.


Concernant VERNET-LES-BAINS (66) 03.10.1981
Le témoin a rejeté sa propre hypothèse « avions » uniquement parce qu’il évalue la distance à 300 mètres non compatible d’une telle présence. Une distance d’avion à moins de 4 km aurait dû faire partie des relevés de navigation établis lors de l’enquête. Néanmoins, en absence de relevés d’information de taille angulaire, la fiabilité de la perception de distance par le témoin ne peut être appréciée. Les 2 PAN peuvent être bien plus loin car ils ne sont pas passés devant des reliefs qui auraient pu fixer une distance maximale. S’ils sont à plus de 4 km, compte tenu de la hauteur angulaire correctement relevée, ces PAN sont alors à une altitude qui sort de la zone de relevés de navigation aérienne dont on peut disposer. Inversement, s’ils sont à une distance moindre ils auraient dû figurer dans ces relevés. Les détails décrits à l’intérieur des PAN sont détectables à l’œil nul même si on doit faire l’hypothèse d’une distance supérieure à 4 km. Ces éléments sont compatibles d’avions. On pourrait s’étonner que le témoin n’ait pas perçu à ce niveau de détail les lumières de navigation et en particulier les clignotements anticollisions, mais le témoin n’a fait l’objet d’aucune question ou demande de précision de la part des enquêteurs de l’époque. La perception de sifflement est compatible d’un avion compte tenu du grand nombre de facteurs intervenant dans cette perception, y compris si l’avion doit être considéré à plus de 4 km de distance.

Le témoignage et les éléments disponibles sont compatibles de l’observation d’avions dont la présence à plus de 4 km n’aurait rien d’anormal et reste non infirmable ou non confirmable faute de relevé de navigation disponible au-delà de cette distance. Cette compatibilité nécessite le rajout d’hypothèses certes plausibles mais qui réduisent la probabilité de l’explication sans pour autant l’invalider. L’hypothèse d’erreur de perception de proximité par le témoin est autorisée par l’absence de relevé de taille angulaire tandis que l’hypothèse d’une réelle perception de feux de navigation est autorisée par l’absence d’un protocole d’enquête qui aurait permis de faire préciser par le témoin un peu plus ce qu’il a perçu et non perçu.
Sur le plan de la consistance on note en particulier l’absence de relevé de taille angulaire perçue et l’absence de tout protocole de déposition permettant d’assurer de la précision dans ce qui est perçu et ce qui ne l’est pas. Nous disposons d’une hypothèse (avions) qui peut expliquer l’observation, mais le niveau d’incertitude résultant est trop fort eu égard au degré limité de consistance des éléments disponibles.
Le GEIPAN classe le cas en C : inexploitable par manque d’informations fiables.

Source GEIPAN Août 2019 :
http://www.cnes-geipan.fr/index.php?id=202&cas=1981-09-50782

Lien vers le PV de Gendarmerie

Compte-rendu d'enquête


OVNI66 filtre volontairement les témoignages OVNI/PAN

meprises-ovni66

(mise à jour du 11 novembre 2018)
Nous n'enquêtons plus pour les observations suivantes :

- hors du département des Pyrénées-Orientales (66)
- flash dans le ciel ou éclairs, foudre (sans autre évènement)
- sillage, traînée de condensation, nuage, fumée (sans autre évènement)
- sphère ou point lumineux blanc, en altitude avec ou sans sillage
- lumière (ou sphère lumineuse) avec trajet rectiligne et vitesse constante
- lumière pas plus grosse qu'une étoile, statique dans le ciel
- objet, sphère ou lumière évoluant de manière erratique au gré du vent (seul ou en grappe)
- lumière ou objet dont la taille apparente est inférieure à 3 mm (bras tendu)
- lumière lointaine estimée à + de 1000 m du témoin
- durée de l'observation inférieure à 6 secondes et sans effet connexe
- photo "surprise" (intrus dans une photo, sans témoin oculaire)
- vidéo sans témoin oculaire (intrus remarqué a posteriori) ni effet connexe
- détonations, odeurs ou bruits non identifiés (sans autre évènement)

Ainsi que :
- celles des nuits du 1er avril, du 21 au 24 juin, 13-14 juillet et 31 décembre
- celles dont la date est approximative
- les témoignages de seconde main (non directs)
- l'impossibilité de contacter le témoin principal
- les témoignages anonymes
  (OVNI66 s'engage à respecter l'anonymat mais doit pouvoir contacter le témoin)

Ce filtrage permet d'éliminer les témoignages peu consistants et de trop nombreuses méprises.

Si votre témoignage concerne l'une des conditions précitées, nous ne donnerons pas suite à votre rapport sauf si le cas présente un intérêt pédagogique ou démonstratif.

Pour tout autre phénomène non identifié, utilisez le formulaire de rapport en ligne

29 septembre 2018

22/09/2018 - un OVNI intrigue fortement une habitante du Soler

illustration
Illustration de la taille apparente selon le témoin

Samedi 22 septembre
2018 à 19h55, une Solérienne déclare avoir observé pendant  7 à 8 secondes un "objet" oblong blanc mat, "une sorte de missile" qui volait à l'Est de sa position, dans un axe Nord vers Sud comme un avion sans ailes. L'objet non identifié avait une trajectoire rectiligne horizontale sur une portion de ciel de moins de 20° au-dessus de la ville. Il a semblé entrer dans un nuage sans jamais en sortir. C'est la jeune enfant du témoin qui a signalé l'objet à sa mère en l'appelant "avion !". La hauteur dans le ciel est évaluée à 45° et la longueur apparente du "tube" à 80mm bras tendu (après reconstitution).

route

L'observation s'est déroulée au coeur de la commune, depuis un trottoir dans une avenue bruyante fréquentée par les voitures. La nuit commençait à tomber. Le ciel était parsemé des nuages lenticulaires. Ce qui a fortement intrigué le témoin, c'est l'apparente proximité, l'absence d'ailes et de bruit. L'engin a semblé entrer dans un nuage sans jamais en ressortir.

Pendant la reconstitution sur place, nous avons longuement discuté : le témoin semble subjugué par cet évènement. Avant notre rencontre, le témoin s'était empressé de rechercher sur youtube des images pouvant illustrer l'apparence de l'OVNI et faire une comparaison avec quelque chose déjà signalé. Le témoin s'est trouvé confronté à des thèses conspirationistes. En effet, certaines vidéos traînent sur internet, montrant un "tube" survolant des villes (toutes des vidéos "fakes", des trucages CGI avec des commentaires affligeants). Elles ont impressionné le témoin au point de croire qu'elle n'était pas la seule à avoir observé un engin qui défie la gravité, fabriqué par plusieurs gouvernements en secret. L'émotion est grande : le témoin pense à un engin militaire.

2018-09-22-195528

Après vérification du trafic aérien à 19h55 le 22 septembre, nous avons retrouvé un avion finlandais tout blanc qui passait à l'heure précise à l'Est du Soler dans un axe Nord vers Sud. Il s'agissait d'un Airbus A321 de la compagnie FINNAIR qui faisait le trajet depuis Helsinki vers Barcelone. Il volait à 8000 mètres d'altitude. Est-ce le bon candidat ? La coïncidence du passage et la furtivité de l'observation nous laissent penser qu'il s'agit peut-être d'une méprise avec cet aéronef. L'évaluation des distances et des dimensions a pu être exacerbée par l'effet crépusculaire et les nuages lenticulaires. Aux couchers et levers du soleil, on remarque plus facilement les objets à cause du fort contraste avec l'environnement sombre au sol et les objets encore éclairés en altitude. L'avion volait au-dessus des nuages épars, mais il reste difficile d'expliquer pourquoi le témoin, pourtant digne de foi, n'a pu voir l'aéronef sortir du nuage et continuer sa route ! L'étrangeté est faible, l'hypothèse est forte. En l'absence d'autres éléments ou témoins, nous privilégions l'hypothèse méprise.

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10 juin 2018

L'OVNI de 1973 en Cerdagne, un vieux cas qui donne du fil à retordre !

Mise à jour du 14/06/2018 :
le ballon stratosphérique à l'origine du témoignage OVNI identifié !


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Un OVNI dans le ciel, le matin du 6 octobre 1973, observé depuis Bourg-Madame

On se souvient de ce cas retrouvé dans un vieux catalogue de l'association ufologique VERONICA par Patrice et diffusé récemment sur ce blog. Le récit est ancien (06/10/1973), les témoins introuvables. À l'époque, l'observateur principal décrivait un phénomène statique dans le ciel en direction du Nord-Est, depuis Bourg-Madame.

Le croquis qui illustre le rapport dramatise quelque peu le contexte. On sait maintenant qu'il n'a pas été dessiné par le témoin lui-même. C'est l'infographiste du VERONICA qui a interprété les commentaires du témoin. Le style "naïf" du coup de crayon augmente le niveau d'étrangeté perçu par les lecteurs du rapport.

Extrait du rapport VERONICA :
"M. L. distingue la carlingue d'un appareil grisâtre de la grosseur de la "lune vieille", muni à sa base de hublots comme un train de nuit. La base extrême de l'appareil s'illumine de couleurs mélangées, un peu comme l'arc en ciel, avec des dominantes violets et orange. Puis des sortes de résidus enflammés tombent lentement de l'OVNI à la verticale. L'engin disparait subitement,  bien que le champ visuel de M. L. avec ses jumelles soit large de plus de 10 km, une ou deux secondes à peine après l’extinction des deux phares. Quant aux résidus, 3 seulement descendirent au sol, le 4e resta en l'air".

Consulter les journaux de l'époque :
Le rapport ne mentionne ni le nom des témoins ni ses sources et malgré notre appel à témoins en février 2018, personne ne s'est manifesté pour apporter des éléments complémentaires. Profitant d'un jour de congé, je décide d'aller passer l'après-midi aux Archives Départementales de Perpignan pour consulter le quotidien régional de l'époque. Pour commencer, il fallait vérifier s'il existe une trace publique de ce témoignage OVNI ou de tout autre évènement aérien inhabituel survenu ce jour-là dans le sud de la France.

On a retrouvé un article de l'époque, paru le lendemain dans l'Indépendant le 7 octobre 1973 :

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Le récit de l'Indépendant est beaucoup moins sensationnel que le rapport VERONICA :
"Un gros point fixe extrêmement lumineux est apparu au-dessus des cimes. L'examinant à la jumelle, alors que le soleil se levait, l'observateur a pu distinguer une silhouette de forme semi-sphérique, parfaitement immobile, présentant deux points lumineux très intenses. Brusquement à 07h02, l'objet a semblé manoeuvrer en zig-zag à la verticale et se désagréger*, libérant trois éléments lumineux de faible puissance qui sont descendus vers le sol. Il n'est alors demeuré dans le ciel, à l'endroit initial, qu'un seul point lumineux de faible intensité."

On remarquera la dernière phrase de l'article : "On se pose la question de savoir si c'était une soucoupe volante ou un ballon sonde". L'auteur proposait déjà une alternative à la soucoupe volante. En effet, la description est compatible avec la présence d'un ballon sonde en haute altitude, assez haut pour être observé par des témoins au sol éloignés.

 Il existe de nombreux type de ballons de dimensions différentes selon l'altitude à atteindre et le poids du matériel scientifique à emporter.

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© Red Bull Stratos, Roswell, 25/07/2012

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© CNES/IMBERT Christian, 2010 - Ballon stratosphérique ouvert (BSO)

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© CNES : les différents types de ballons

Y avait-il un ballon ce jour-là, dans l'axe indiqué ?
Revenons aux Archives Départementales consulter les journaux du mois d'octobre 1973, riches en évènements politiques, aéronautiques et spatiaux. Nixon était en plein scandale du Watergate, en phase de destitution, Jean d'Ormesson entrait à l'Académie Française parmi les immortels, les scientifiques russes avançaient l'hypothèse de "signaux extraterrestres" pour expliquer de mystérieuses émissions radio venues des étoiles (on saura plus tard qu'il s'agissait de pulsars). Le CNES présentait de nouveaux ballons captifs géants destinés à la Guyane. La rubrique "les coulisses de l'étrange" a retenu toute notre attention :

Article paru le 8 octobre 1973
08-10-1973-LINDEPENDANT-coulisses2-600
Cette rubrique de l'insolite ne précise ni la date exacte, ni l'heure de l'accident aérien

Reprenons le texte encadré :
"Un ballon stratosphérique lancé par le Centre National d’Etudes Spatiales d’Aire-sur-Adour a éclaté à 42000 mètres d’altitude et s’est écrasé dans la vallée du Rhône. La plus grosse partie, environ une tonne de matière plastique est tombée dans un champ de Chabeuil (Drôme). D’autres éléments du ballon sont tombés près d’Alès (Gard) et Pisançon (Hautes Alpes). Les appareils de mesure, d’un poids total de 180 kilos, se sont écrasés à proximité de Bourg-de-Péage (Drôme)." Cet article du 8 octobre 1973 ne précise, malheureusement, ni la date ni l'heure de l'accident aérien.

Malgré la précision des articles diffusés les 7 et 8 octobre 1973 dans le même quotidien, le journal n'a pas fait le lien entre les deux évènements qui se sont pourtant produits, probablement, le même jour. Pour s'en assurer, il faut maintenant identifier ce ballon et comparer les dates et heures.

L'article mentionne le centre de lancement du CNES à Aire-sur-l'Adour, ce qui devrait faciliter grandement les recherches. Aire-sur-l’Adour a été le 1er site de lancement de ballons du CNES. Dès les années 1970 et jusqu’en 2007, plusieurs dizaines de ballons stratosphériques (BSO) étaient lâchés chaque année.


le centre d'Aire-sur-l'Adour en septembre 1973

On adore cette vidéo qui présente le centre de lancement tel qu'il était à l'époque, avec des explications sur la manière dont les ballons sont préparés, lâchés, suivis et récupérés. Ce court reportage de 10 minutes est vraiment opportun ! À 8'14" apparaît le tableau du planning des vols ; à 8'50'', il est expliqué pourquoi les ballons au sol ont une forme très allongée : seulement 1/300e du volume est gonflé. En effet le ballon prendra sa forme définitive (en goutte d'eau) en prenant de l'altitude sous l'effet de la dilatation des gaz (hélium ou hydrogène selon le cas). Il va s'arrondir au fur et à mesure de son ascension.

Comprendre et interpréter le témoignage :

Le témoin décrit "des sortes de résidus enflammés tombent lentement de l'OVNI à la verticale". Quand on lit cette phrase, on peut l'accepter au premier degré ou essayer de comprendre ce qui peut provoquer une telle perception. Avec l'hypothèse d'un ballon stratosphérique à 40 km d'altitude, il faut tenir compte de l'heure : c'est l'aube. Le soleil est déjà levé pour le ballon (l'objet est situé au NE du témoin, en haute altitude). Le témoin au sol est encore dans une légère pénombre, le matériel qui chute est illuminé par le soleil levant, donnant aux différents équipements lestés, un aspect "rougeâtre" et "enflammé". Il faut aussi tenir compte de la peinture orange des petites nacelles et boîtes qui permet de les retrouver plus facilement après leur chute.

L'hypothèse du ballon stratosphérique, l'heure de l'observation et l'altitude élevée de l'objet permettent d'expliquer les notes qui accompagnent le dessin du rapport VERONICA :

- résidus enflammés (morceaux éclairés par le soleil levant)
- hublots (franges du ballon, plis réguliers de la toile avec une alternance ombre et lumière)
- avancées sur les extrémités (manchons de gonflage ?)
- luminosité rougeâtre (éclairé par le soleil levant)
- chute très lente (plus l'altitude est élevée, plus la chute paraît lente ; des petits parachutes ralentissent la retombée du matériel)

Vérification auprès du CNES (mise à jour du 14 juin 2018) :
Grâce à la tenacité de Brigitte, nous savons enfin quels ballons stratosphériques ont été lâchés dans cette période. Voici les informations recueillies directement du centre de lancement d’Aire-sur Adour, plus précises que celles trouvées dans les archives à Toulouse :
 
- 04 octobre 1973 (vol 64) : lancement Aire-sur-Adour 7h17 HL, lieu de chute du ballon (éclatement ballon) Montvendre (26) sur une ligne téléphonique en bordure du chemin vicinal n°9 reliant Barcelonne (26) à Montvendre (PV de la gendarmerie de Chabeuil (26) ; ce lâcher est probablement celui dont par l'article dans la rubrique "Les coulisses de l'étrange" de l'Indépendant.
 
- 05 octobre 1973 (vol 65) : lancement Aire-sur-Adour 2h18 HL, lieu de chute du « bifilaire » (le cordon qui relie le ballon à la nacelle) sur une ligne électrique 15kw à St Privat des Vieux (30) ;
 
- 06 octobre 1973 (vol 66) : lancement Aire-sur-Adour 1h09 HL,  retombée de la charge utile à 6 Km de Bédarieux.

1973-10-06-BEDARIEUX
C'est ce dernier lâcher, le vol 66 (ça ne s'invente pas) qui nous intéresse : il est parti le 6 octobre 1973 à 1h09 heure locale. Sachant que le temps de vol dure maximum 6 heures, on tombe dans la fourchette horaire de l'observation de l'OVNI, entre 6h40 et 7h02, ce qui correspond à l'heure de l'éclatement du ballon et de la chute de ses instruments à Bédarieux au NE du témoin, à 100 km de distance, dans la direction indiquée.

L'affaire est classée.

Pour en savoir plus sur les ballons stratosphériques :
- les phases de vol d'un ballon BSO
- enveloppe et nacelle d'un BSO
- les différents types de ballons
- Ballons : des véhicules gonflés !
- Ballons stratosphériques ouverts (BSO)

 

04 février 2018

06/10/1973 : des résidus enflammés tombent d’un OVNI entre Font-Romeu et Carcassonne

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Ce témoignage ancien provient du catalogue VERONICA :

PIC DE MAUROUX (près de FONT-ROMEU)

Le 06 octobre 1973.
"Monsieur Georges L., 66 ans est retraité des P et T, domicilié à BOURG MADAME (66800).
Le 06 octobre 1973 à l'aube, le ciel est très dégagé, sans nuage. Il gèle fort, la température est entre -5 et - 8 degrés.

Il fait encore nuit, M.L. qui se prépare pour aller à la chasse aux canards, se rend sur sa terrasse vitrée afin de voir le temps et de se vêtir en conséquence.
C'est alors qu'il voit une lueur très vive en direction du NE vers FONT-ROMEU, au dessus du "Pic de MAUROUX". Il prend d'abord cette lueur pour Vénus mais se rappelle de suite que ce n'est pas la position habituelle de cette planète. Faisant immédiatement des calculs assez précis, il estime l'angle d'observation de 18 à 20° en partant de la base du Pic, et à une distance variant entre 80 et 100 km soit au dessus de la région de CARCASSONNE.

A 6h40, la lueur n'avait pas bougé. le jour commence à se  lever. M L. se munit de ses jumelles de grossissement 8 et se dirige vers son étang situé à 1 km 500 de BOURG MADAME. Arrivé sur les lieux, il regarde à nouveau dans le direction de l'objet, il le retrouve au même endroit. Malgré l'arrivée dominante du jour, sa luminosité n'a pas diminué. A la jumelle il distingue alors comme deux gros phares côté à côté. Le soleil apparait sur la commune d'ANGOUSTRINE. Instantanément, les deux phares s’éteignent et M. L. distingue la carlingue d'un appareil grisâtre de la grosseur de la "lune vieille", muni à sa base de hublots comme un train de nuit. La base extrême de l'appareil s'illumine de couleurs mélangées, un peu comme l'arc en ciel, avec des dominantes violets et orange. Puis des sortes de résidus enflammés tombent lentement de l'OVNI à la verticale. L'engin disparait subitement,  bien que le champ visuel de M. L. avec ses jumelles soit large de plus de 10 km, une ou deux secondes à peine après l’extinction des deux phares. Quant aux résidus, 3 seulement descendirent au sol, le 4e resta en l'air. Pensant que son observation n’a plus d'intérêt, M.L. qui commence à grelotter sérieusement, rentre dans sa cabane de chasse. La fin de la chute des trois résidus lui est masquée par une haute rangée d'arbres."

D'autres témoins observent le même phénomène.
- 4 à EUS (commune entre PRADES et VINCA) 66500
- 1 à  ILLE SUR TET 66130
- 1 à PAZIOLS 11530
Ainsi que de nombreux vendangeurs.

Complément d'information :
L'OVNI de 1973 en Cerdagne, un vieux cas qui donne du fil à retordre !


03 décembre 2017

OVNIS dans le 66 depuis 2001 - accès par menu déroulant

mozaique2001

MENU DEROULANT :

Ces témoignages n'ont pour l'instant pas trouvé d'explication satisfaisante. Ils sont donc, par définition, des Phénomènes Aériens Non identifiés et dans certains cas, Objets Volants Non Identifiés. Il est possible que l'on revienne sur un classement en fonction d'éléments nouveaux. Le terme OVNI est, par défaut, provisoire.

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01 juillet 2017

16/02/1978 - Mont-Louis : boule brillante orangée

1978-02-16-mont-louis
(illustration)

Observation de deux objets se déplaçant à très grande vitesse.

Le 16 février 1978 à 6h40 un automobiliste aperçoit durant une minute une boule brillante orange en stationnaire au-dessus de la vallée mais en-dessous des sommets des montagnes. L'objet se déplace ensuite à très grande vitesse en évitant les montagnes et sans bruit dans une direction Nord-Nord-Est.

Une trainée lumineuse est visible dans son sillage et le témoin observe alors un second objet ovoïde de couleur mat qui suit le premier objet à une trentaine de mètres. Aucun autre témoignage n'a été recueilli sur ce phénomène. Classé D par le GEIPAN jusqu'en 2017.

Mise à jour août 2017 :

"Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque en cas de type « D » et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation anciennement nommé MONT LOUIS (66) 1978 fait partie des cas D récemment revisités. "

L'enquête conclue à une rentrée satellitaire (Cosmos 250).

Reclassé A en juillet 2017
Lien vers le PV de Gendarmerie
GEIPAN (fiche du cas)

26 janvier 2017

La contre-enquête sur l'affaire Roswell : JJ VELASCO apporte des éléments nouveaux

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Mardi 24 janvier 2017 au Soler, Jean-Jacques VELASCO a présenté la célèbre affaire du "crash de Roswell" sous un angle nouveau. Il a en effet apporté un éclairage différent sur certains aspects, en utilisant son expérience professionnelle et la méthodologie d’enquête du GEPAN associée à celle du Bureau Enquête Analyse de l’Aviation Civile française. Il a repris les éléments permettant de restituer l’ensemble de la trajectoire probable de chute des objets récupérés en juillet 1947 dans le désert du Nouveau Mexique aux États-Unis. Ses calculs permettraient d'expliquer clairement l'étendue des zones concernées par le crash. 

Après avoir rappelé le contexte géographique du théâtre de la découverte et de la récupération de ces dizaines de milliers de débris par les autorités militaires de l'époque, M. VELASCO a présenté les principaux acteurs civils, militaires et scientifiques impliqués dans cette affaire. Désinformation, canulars, contre-vérités, fausses information, tous ces sujets ont été abordés sans complaisance tout en apportant des éléments majeurs en faveur de l'origine exogène de cet évènement.

La conférence fut un réel succès, la salle était comble (environ 200 personnes). Cependant, M. VELASCO a demandé en fin de présentation, de ne publier ni photo, ni film ni enregistrement, afin de préserver la sortie de son prochain livre sur le sujet : une contre-enquête qui relancera assurément le dossier malgré les controverses. La conférence étant gratuite, nous avons décidé de respecter son voeu de discrétion. Les futurs lecteurs jugeront sur pièce. On attend avec impatience la sortie de son bouquin qui ne manquera pas de susciter l'intérêt des plus sceptiques aux plus croyants.

Le mot extraterrestre n'a pas été prononcé une seule fois par M. VELASCO, un choix qui peut intriguer quand on connaît les conclusions de sa conférence.


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21 janvier 2017

Ce décollage du Concorde, filmé en infrarouge, vous rappelle-t-il quelque chose ?



La vidéo ci-dessus a été filmée en 1999.  Le mode infrarouge matérialise la chaleur émise par les réacteurs du Concorde pendant son roulage et son décollage. Et non, ce n'est pas une matière noire, c'est juste de la chaleur, invisible à l'oeil nu. Ce film permet de relativiser l'étrangeté de la vidéo tournée par la Marine chilienne qui circule en ce moment dans les réseaux et même dans certains journaux télévisés avides de sensationnalisme.

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Le Concorde après son décollage, filmé par une caméra infrarouge

Complément de l'article :
OVNI : une vidéo de la Marine chilienne fait le buzz malgré une probable méprise


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20 janvier 2017

24/01/2017 - Le Soler : Roswell, la contre-enquête, une conférence de M. VELASCO

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ROSWELL… La contre-enquête,
par Jean-Jacques VELASCO, enquêteur scientifique, ancien directeur du GEPAN*
 
Mardi 24 janvier 2017 à 21h, salle des fêtes du Soler ; entrée libre et gratuite.
 
Aujourd’hui lorsque l’on interroge quelqu’un sur l’affaire de Roswell vient tout de suite à l’esprit « oui, c’est l’histoire de la poupée qu’on autopsie dans le film » ou bien celle d’un « vulgaire ballon météorologique » ou bien encore le « crash d’une soucoupe volante récupérée par l’armée de l’air américaine ». Bref tout un ensemble de réponses dont chacune d’entre elle satisfait ceux qui adhèrent à chacune de ces vérités. Mais qu’en est-il au juste de ce que l’on appelle le mystère de Roswell ?
Pour tenter d’apporter des réponses aux questions que chacun se pose, Jean-Jacques VELASCO, a voulu se pencher sur ce cas en refaisant une enquête à partir de l’expérience d’investigateur scientifique qu’il a pu acquérir durant les 27 années passées à la tête du seul organisme civil chargé de l’étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés au monde le GEPAN* au sein du CNES, Centre National d’Etudes Spatiales.

Jean-Jacques VELASCO : « J’ai découvert l’affaire de Roswell en 1978 suite à des déclarations d’un ancien officier de l’armée de l’air, Jesse Marcel, en poste à Roswell qui déclarait « que les débris ramassés en juillet 1947 n’étaient pas d’origine terrestre ! ». Mes collègues et moi-même étions dubitatifs, mais ces déclarations préfiguraient une vaste enquête qui perdure encore aujourd’hui avec de nombreux rebondissements qui se sont échelonnés durant toute cette période.
 
Refaire une enquête, alors que tout ou presque a été dit sur ce cas pour quoi faire ?  Simplement pour apporter un éclairage différent sur certains aspects de ce cas qui nous éloignera des poncifs traditionnels et permettre à chacun de se fonder sa propre opinion. Pour cela j’ai repris l’affaire aux premières heures, en m’appuyant sur les rares documents existant, mais surtout sur les très nombreux témoignages et déclarations des acteurs, ils sont plusieurs centaines, ayant participé à ce cas de manière plus ou moins directe. Tous ces éléments réunis, il a fallu reprendre chacun d’entre eux et resituer dans le temps et sur certaines zones le rôle exact qu’ils ont tenu. Puis en utilisant la méthodologie d’enquête du GEPAN* associée à celle du Bureau Enquête Analyse de l’Aviation Civile française, reprendre les éléments de trajectographie permettant de restituer l’ensemble de la trajectoire probable de chute des objets récupérés.
 
Des aspects particuliers ressortent de cette affaire, ceux de débris retrouvés sur les lieux qui sont décrits comme ayant des caractéristiques mécaniques hors du commun, ainsi que la découverte de cadavres de créatures étranges à côté d’une épave. Ces deux éléments ont généré des polémiques mondiales, avec le film sur l’autopsie, ou les autorités militaires US se sont fortement impliquées. Y a-t-il un secret, un mystère derrière toute cette histoire, et si oui pourquoi le garder avec le recul du temps ? J’aborderai sans a priori cette question qui est au cœur de nos problématiques actuelles avec les affaires Snowden des écoutes de la NSA ou celle de J. Assange avec Wikileaks, qui ne sont que le prolongement de l’affaire de Roswell pour ce qui touche à la question de la désinformation et de la manipulation.
 
Enfin je donnerai l’opinion et la réponse des principaux savants, ingénieurs, militaires de très hauts rangs, qui ont participé, à l’époque, à l’exploitation de ce qui fut récupéré à Roswell. Ces réponses ont un poids qui a valeur, par rapport à toutes les interprétations et affirmations actuelles sur ce cas. Mais ce sera à chacun de se faire son opinion sur ce qui de mon point de vue demeure encore un des plus grand mystère de notre époque.»
 
Vincent VERNE,
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* les acronymes GEPAN, SEPRA puis GEIPAN se sont succédés pour désigner le service d'expertise du CNES qui enquête sur les phénomènes aériens non identifiés.

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