14/11/2021 - Débriefing sur le canular OVNI monté par Rémi Gaillard

Le 10 novembre 2021, le média Météo Gard-Hérault a diffusé une vidéo dans laquelle on peut voir une lumière orange évoluer à basse altitude. La lumière de forme allongée virevolte sur elle-même avant de s'éloigner ou de tomber à la verticale.


ovni

Le premier film est accompagné du texte suivant : "Le phénomène a été observé par plusieurs témoins depuis #Montpellier, #Cournonterral, #Palavas-les-Flots et #Sète. Des signalements similaires nous ont aussi été rapportés depuis #Narbonne, #Perpignan et l’#Andorre. #OVNI"

Les jours suivants d'autres vidéos ont suivi. Plusieurs journaux locaux et nationaux relaient l'information, diffusent les vidéos et quelques hypothèses émergent, dont les plus farfelues. De notre côté, aucun signalement ne nous est parvenu même après 3 jours, ce qui est inhabituel.

aioli


Les éléments suspects que nous avions remarqués dès le premier jour :

- une source unique : Météo Gard-Hérault

- l'absence de témoignages "sourcés"

- l'absence de signalement réel pour Perpignan

- l'hypothèse drone + barre led très probable

- l'absence de bruit du drone rendant la famille "barbecue" suspecte (complice)

- des localisations, heures et dates multiples qui relativisent l'étrangeté du phénomène
- aucune reconstitution

- les témoins de la vidéo principale évitent de répondre aux questions

Le 11 novembre, nous avions écrit à OVNI-LANGUEDOC et METEO GARD-HERAULT :

"Ici rien à signaler. RAS. Quelqu’un a-t-il collecté la localisation de chaque témoin/vidéos, axes d’observations, dates/heures exactes de chaque signalement? Ces données permettraient de vérifier certaines hypothèses. Les vidéos seules ne suffisent pas.
"

DOSSIERS OVNI (le podcast) nous contacte pour échanger sur ce dossier un peu vide. Je sollicite leur expérience en matière de montage concernant les dialogues et l'environnement sonore de la vidéo "barbecue" celle avec le père, le fils et la mère dans leur jardin. Nous arrivons à la même conclusion : l'absence de bruit du drone au regard de sa proximité apparente, est suspecte ! La famille "barbecue" serait-elle complice ? Les dialogues sont-ils joués ? Un gros canular ? Rien de bien concret pour conclure mais le silence du drone restait un point à éclaircir pour étayer notre hypothèse. La fin de cette vidéo (tronquée) montre une autre source de lumière orange près du sol. On spécule...


woznica

Ce que nous aimerions savoir :

- Guillaume Woznica (spécialiste météo de LCI), était-il complice quand il a sorti l'hypothèse la plus inattendue "un satellite qui tournicote sur lui-même avant de s’effondrer" (voir la vidéo la matinale LCI à 00:52) ou simplement totalement ignorant des conséquences d'une retombée atmosphérique ?

- finalement, quel média a joué le jeu en connaissance de cause ? Aucun ?

remi-gaillard

Le 13 novembre, Rémi Gaillard (@nqtv) dévoile fièrement son canular monté avec la complicité de Loïc Spadafora, météorologue et fondateur de METEO GARD-HERAULT. Il reste encore à découvrir les coulisses de son expérience. Ont-ils utilisé un drone ou travaillé l'ovni en post-production ? On attend avec impatience les images OFF du tournage !

En conclusion provisoire :
des vidéos sans témoignages précis, sans reconstitution, des signalements non qualifiés, des relais sans vérifications, une source unique : ceux qui sont tombés dans le piège ont ignoré les bases de toute enquête en faisant confiance à des infos qui collent à leurs croyances ou en pensant faire le buzz. C’est ainsi que l’on crée un mythe. On ne le dira jamais assez : les vidéos seules ne suffisent jamais.

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27 septembre 2021

07/10/2021 - Conférence de Nelson MONFORT au Soler : OVNIS, sommes-nous seuls ?

Nelson-Monfort

Journaliste sportif français, Nelson MONFORT s’est fait connaître pour ses interviews multilingues. Il fait ses études à la prestigieuse école de Sciences Po Paris. Alors qu’il ne se plaît pas dans l’univers bancaire il décide de se lancer dans le journalisme. Il décroche un décrocher un poste de chroniqueur sportif sur Europe 1. Il débute sur France 2 en 1987, il commente désormais les compétitions de patinage artistique aux côtés de Philippe Candeloro. Le journaliste polyglotte continue d’officier sur France Télévisions et d’interroger les plus grands sportifs sur leurs performances.

Nelson MONFORT sera présent au Soler :

le jeudi 7 octobre 2021
pour une conférence sur le thème " OVNIS, sommes-nous seuls ? "
à 21h au complexe sportif Jo Maso

 La question fascine autant qu'elle effraie. Les Terriens sont-ils les seuls à peupler l'univers ? Le célèbre journaliste Nelson Monfort a tenté d'y répondre dans son livre écrit avec Ivan Kiriow, journaliste scientifique : OVNI : sommes-nous seuls ? (Michel Lafon). Lui est en tout cas convaincu que non.

Dans son livre, il explique d'ailleurs avoir été témoin d’une apparition du premier type lors de l'hiver 1983-1984 en Savoie, alors qu'il se trouvait dans la station des Arcs. C’était une très belle nuit, une nuit noire avec plein d’étoiles, il a observé un objet horizontal extraordinairement lumineux se déplacer au-dessus de la cime des montagnes avant d’osciller à 45 degrés pour foncer à une allure vertigineuse vers le ciel, vers le cosmos. Engin en forme de V, accélération fulgurante, boule lumineuse de couleur changeante... Les témoignages abondent sur la vision d'objets étranges ou d'êtres venus d'ailleurs. Si certains d'entre eux s'expliquent, beaucoup restent nimbés de mystères. 

Cette soirée est une occasion unique de rencontrer Nelson MONFORT et de débattre avec lui sur le phénomène OVNI, faut-il y croire ou non ? Un voyage documenté sur l'hypothèse extraterrestre et la place de l'homme dans l'infini de l’univers. Avec le partenariat de MARE NOSTRUM, l’ouvrage de Nelson MONFORT sera disponible sur place à la vente et à la dédicace avec notre libraire partenaire CAJELICE - Perpignan.

*Pass sanitaire et port du masque obligatoires

Vincent VERNE,
Service Communication - Mairie du Soler - Place André Daugnac - 66270 LE SOLER
Port : 06 13 53 04 12  - Tél : 04.68.92.10.12 - Fax : 04.68.92.56.27
contact@lesoler.com - www.lesoler.com

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27 juin 2021

25/06/2021 - Rapport préliminaire du renseignement américain sur les PANs

DNI-LOGO

BUREAU DU DIRECTEUR DU RENSEIGNEMENT NATIONAL
Évaluation préliminaire :
Phénomènes aériens non identifiés
25 juin 2021


CHAMP D'APPLICATION ET HYPOTHÈSES
Champ d'application
Ce rapport préliminaire est fourni par le Bureau du Directeur du Renseignement National (ODNI) en réponse à la disposition contenue dans le rapport sénatorial 116-233, qui accompagne « la Loi sur l'Autorisation du Renseignement» (IAA) pour l'Exercice 2021, demandant que le DNI, en concertation avec le Secrétaire de la Défense (SECDEF), présente une évaluation du renseignement sur la menace posée par les phénomènes aériens non identifiés (PAN) et des progrès de la « Task Force » (UAPTF) dans la compréhension de cette menace.

Ce rapport donne aux décideurs un aperçu des défis associés en caractérisant la menace potentielle posée par les PANs tout en offrant un moyen de développer des processus, stratégies, technologies et formations pertinentes à l'armée américaine et au personnel du gouvernement (USG) si et quand ils rencontrent un PAN, afin d'améliorer les services du renseignement à comprendre la menace. Le directeur de l'UAPTF est le responsable officiel pour assurer la collecte et la consolidation en temps opportun des données sur les PANs. L'ensemble de données décrit dans ce rapport est actuellement limité principalement au signalement d'incidents par le gouvernement américain survenus de novembre 2004 à mars 2021. Les données continuent d'être recueillies et analysées.

L'ODNI a préparé ce rapport pour les commissions du renseignement et des services armés du Congrès.
L'UAPTF et l'ODNI National Intelligence Manager for Aviation ont rédigé ce rapport, avec la contribution de :
USD(I&S), DIA, FBI, NRO, NGA, NSA, Air Force, Army, Navy, Navy/ONI, DARPA, FAA, NOAA, NGA, ODNI/NIM-Emerging and Disruptive Technology, ODNI/National Counterintelligence and Security Center, and ODNI/National Intelligence Council.

Hypothèses
Diverses formes de capteurs qui enregistrent les PANs fonctionnent généralement correctement et capturent suffisamment de données réelles pour permettre les évaluations initiales, mais certains PANs peuvent être attribuables à des anomalies des capteurs.

RÉSUMÉ
La quantité limitée de rapports de haute qualité sur les phénomènes aériens non identifiés (PANs) entrave notre capacité à tirer des conclusions fermes sur la nature ou l'intention des PANs.

Le groupe de travail sur les phénomènes aériens non identifiés (UAPTF) a examiné une gamme d'informations sur le PANs décrits dans les rapports militaires américains et IC (Intelligence Community), mais parce que les rapports manquaient de précisions suffisantes, a finalement reconnu qu'un processus/modèle de rapport unique et personnalisé était nécessaire pour fournir des données suffisantes pour l'analyse des événements PAN.

- En conséquence, l'UAPTF a concentré son examen sur les rapports qui ont eu lieu entre 2004 et 2021, dont la plupart résultent de ce nouveau processus sur mesure pour mieux enregistrer les événements PAN grâce à des rapports formalisés.

- La plupart des PANs signalés représentent probablement des objets physiques car la majorité des PANs ont été enregistrés sur plusieurs capteurs (radar, infrarouge, électro-optique, chasseurs d'armes) et par l’observation visuelle.

Dans un nombre limité d'incidents, les PANs sembleraient présenter des caractéristiques de vol inhabituelles. Ces observations peuvent être le résultat d'erreurs de détection, méprises ou perception erronée des observateurs ; elles nécessitent une analyse plus rigoureuse.

Il existe probablement plusieurs types de PANs nécessitant des explications différentes en fonction de la variété des apparitions et des comportements décrits dans les rapports disponibles. Notre analyse des données soutient le concept selon lequel si et quand les incidents PANs sont résolus, ils entreront dans l'une des cinq catégories explicatives possibles : le « bruit aérien » (oiseaux, drones, ballons, divers objets), les phénomènes atmosphériques naturels, les programmes de développement des Etats-Unis ou de l'industrie américaine, les systèmes adverses étrangers, et enfin une catégorie fourre-tout « autre ».


Les phénomènes non identifiés posent clairement un problème de sécurité pour la sécurité des vols et peuvent constituer un défi pour la sécurité nationale des États-Unis. Les problèmes de sécurité concernent principalement les pilotes aux prises avec un espace aérien de plus en plus encombré. Les PANs représenteraient également un défi de sécurité nationale s'il s'agit de plateformes de collecte d'un adversaire étranger ou pourraient fournir la preuve qu'un adversaire potentiel a développé une technologie révolutionnaire ou perturbatrice.

La consolidation cohérente des rapports de l'ensemble du gouvernement fédéral avec l'établissement de rapports normalisés, une collecte et une analyse accrues ainsi qu’un processus simplifié de filtrage de tous ces rapports en parallèle avec à un large éventail de données pertinentes du gouvernement américain permettront une analyse plus poussée des PANs susceptible d'approfondir notre compréhension. Certaines de ces étapes sont gourmandes en ressources et nécessiteraient des investissements supplémentaires.

LES RAPPORTS DISPONIBLES EN GRANDE PARTIE NON CONCLUANTS
Des données limitées laissent la plupart des PANs inexpliqués…

Les données limitées et le manque de consistance des rapports sont des défis clés pour évaluer les PANs. Les rapports normalisés n’existaient pas jusqu'à ce que la Marine en établisse un en mars 2019. L'Air Force a par la suite adopté ce mécanisme en novembre 2020, mais il reste limité à l'USG. L'UAPTF a régulièrement entendu des anecdotes au cours de ses recherches sur d'autres observations qui ont eu lieu mais qui n'ont jamais été saisies dans les rapports formels ou informels par ces observateurs.


Après avoir soigneusement examiné ces informations, l'UAPTF s'est concentrée sur les rapports impliquant les PANs en grande partie observés de première main par des pilotes militaires et qui ont été collectés à partir de systèmes que nous considérons comme fiables. Ces rapports décrivent des incidents survenus entre 2004 et 2021, la majorité ayant eu lieu au cours des deux dernières années, alors que la nouvelle procédure de signalement était mieux connue de la communauté de l'aviation militaire.
Nous avons pu identifier un PAN signalé avec grande confiance. Dans ce cas, nous avons identifié l'objet comme un gros ballon se dégonflant. Les autres restent inexpliqués.

- 144 rapports provenant de sources gouvernementales américaines. Parmi ceux-ci, 80 rapports impliquaient l'observation avec plusieurs capteurs/détecteurs.

- la plupart des rapports décrivent les PANs comme des objets qui interrompent un entrainement planifié ou autre activité militaire.

LES DÉFIS DE LA COLLECTE DE DONNÉES SUR LES PANs

Les stigmates socioculturels et la limitation des capteurs (radar, IR, optiques, etc.) demeurent des obstacles à la collecte de données sur les PANs. Bien que certains défis techniques, tels que la façon de filtrer correctement les parasites radar pour assurer la sécurité des vols pour les aéronefs civils et militaires - sont connues de longue date dans l'aviation, alors que d'autres sont propres à l'ensemble de problèmes PANs :

- des aviateurs décrivent le dénigrement associé à l'observation des PANs, à son signalement, ou la difficulté d'en discuter avec des collègues. Bien que les effets de ces stigmates se soient atténués à mesure que les cadres supérieurs des milieux scientifiques, politiques, militaires et du renseignement s'engagent sérieusement sur le sujet en public, le risque pour leur réputation peut rendre de nombreux témoins  silencieux, compliquant la poursuite scientifique du sujet.

- les capteurs montés sur les plates-formes/installations militaires américaines sont généralement conçus pour répondre à des missions spécifiques. En conséquence, ces capteurs ne sont généralement pas adaptés à l'identification des PANs.
 
- l’orientation des capteurs et le nombre de capteurs observant simultanément un objet jouent un rôle important dans la distinction des PANs avec des objets connus et aident à déterminer si un PAN démontre des capacités aérospatiales révolutionnaires. Les capteurs optiques ont l'avantage de fournir un aperçu de la taille, de la forme et de la structure relatives. Les capteurs de radiofréquence fournissent des informations plus précises sur la vitesse et la distance.


CERTAINS MODÈLES POTENTIELS ÉMERGENT

Bien qu'il y ait eu une grande variabilité dans les rapports et que l'ensemble de données soit actuellement trop limité pour permettre une analyse détaillée des tendances ou des modèles, il y a un certain regroupement d'observations de PANs concernant la forme, la taille et, en particulier, la propulsion. Les observations de PANs ont également tendance à se regrouper autour des terrains d'entraînement et d'essai des États-Unis mais nous estimons que cela peut résulter d'un biais de collecte, conséquence d’une attention focalisée avec un plus grand nombre de capteurs de dernière génération opérant pour signaler les anomalies dans ces zones.

UNE POIGNÉE DE PANs SEMBLE DÉMONTRER UNE TECHNOLOGIE DE POINTE

Dans 18 incidents, décrits dans 21 rapports, les observateurs ont signalé des PANs avec des mouvements ou des caractéristiques de vol inhabituels.

Certains PANs semblaient rester stationnaires dans des vents en altitude, se déplacer contre le vent, manœuvrer brusquement, se déplacer à une vitesse considérable, sans moyen de propulsion discernable. Dans un petit nombre de cas, les systèmes d'aéronefs militaires traitaient l'énergie des radiofréquences (RF) associée aux observations de PANs.

L'UAPTF contient une petite quantité de données qui semblent montrer que le PAN démontre une accélération ou un degré de gestion de la signature. Des analyses rigoureuses supplémentaires sont nécessaires par plusieurs équipes ou groupes d'experts techniques pour déterminer la nature et la validité de ces données. Nous menons une analyse plus approfondie pour déterminer si des technologies révolutionnaires ont été démontrées.

UNE SEULE EXPLICATION NE SUFFIT PAS

Les PANs documentés dans cet ensemble de données limité démontrent un éventail de comportements aériens, renforçant la possibilité qu'il existe plusieurs types de PANs nécessitant des explications différentes. Notre analyse des données soutient le concept selon lequel quand les incidents PANs individuels sont résolus, ils tomberont dans l'une des cinq catégories explicatives potentielles : « bruit aérien » (oiseaux, drones, ballons, divers objets), phénomènes atmosphériques naturels, programmes de développement de l'USG ou de l'industrie, systèmes adverses étrangers, et enfin une catégorie fourre-tout « autre ». À l'exception d’un incident particulier où nous avons déterminé avec une confiance élevée que le PAN signalé était un "bruit aérien", plus précisément un ballon qui se dégonflait, nous manquons actuellement d'informations et de données suffisantes pour attribuer les autres incidents à des explications précises.

« Bruit aérien »  : ces objets comprennent des oiseaux, des ballons, des drones de loisirs ou des débris en suspension dans l'air comme des sacs en plastique qui brouillent une scène et affectent la capacité d'un opérateur à identifier les véritables cibles, comme les aéronefs ennemis.

Phénomènes atmosphériques naturels : Les phénomènes atmosphériques naturels comprennent les cristaux de glace, l'humidité et les fluctuations thermiques qui peuvent s'enregistrer sur certains systèmes infrarouges et radars.

Programmes de développement du gouvernement américain ou de l'industrie : certaines observations de PANs pourraient être attribuables à des développements et programmes classifiés par des entités américaines. Nous n'avons cependant pas pu confirmer que ces systèmes représentaient l'un des rapports PAN que nous avons collectés.

Systèmes adverses étrangers : certains PANs peuvent être des technologies déployées par la Chine, la Russie, une autre nation ou une entité non gouvernementale.

Autre : bien que la plupart des PANs décrits dans notre ensemble de données restent probablement non identifiés en raison de données limitées ou de difficultés pour le traitement ou l'analyse de la collecte, nous pourrions avoir besoin de connaissances scientifiques supplémentaires pour recueillir, analyser et caractériser certains d'entre eux. Nous regrouperions de tels objets dans cette catégorie en attendant les avancées scientifiques qui nous permettraient de mieux les comprendre. L'UAPTF a l'intention de concentrer des analyses supplémentaires sur le petit nombre de cas où un PAN semblerait afficher des caractéristiques de vol ou une gestion de signature inhabituelles.

LES PANs MENACENT LA SÉCURITÉ DES VOLS ET, ÉVENTUELLEMENT, LA SÉCURITÉ NATIONALE

Le PAN présente un danger pour la sécurité aérienne et pourrait poser un danger plus vaste si certains cas indiquent une collecte sophistiquée contre les activités militaires américaines par un gouvernement étranger ou démontrent une technologie aérospatiale révolutionnaire par un adversaire potentiel.

Préoccupations en cours concernant l'espace aérien
Lorsque les pilotes sont exposés à des dangers pour la sécurité, ils sont tenus de signaler ces anomalies. En fonction de l'emplacement, du volume et du comportement de ces dangers pendant les incursions dans les champs de tir, les pilotes peuvent cesser leurs essais et/ou leur formation et faire atterrir leur aéronef, ce qui a un effet dissuasif sur le signalement.

l'UAPTF a 11 rapports de cas documentés dans lesquels des pilotes ont signalé une proche collision ou quasi incident avec un PAN.

Défis potentiels en matière de sécurité nationale
À l'heure actuelle, nous manquons de données pour indiquer que tout PAN fait partie d'un programme de collecte étranger ou indicatif d'une avancée technologique majeure par un adversaire potentiel. Nous continuons de surveiller l'existence de tels programmes étant donné le défi de contre-espionnage qu'ils poseraient, d'autant plus que certains PAN ont été détectés à proximité d'installations militaires ou par des aéronefs transportant les systèmes de capteurs les plus avancés.

EXPLIQUER LES PANs NÉCESSITERA DES INVESTISSEMENTS EN MATIÈRE D'ANALYSE, DE COLLECTE ET DE RESSOURCES
Standardiser le reporting, consolider les données et approfondir l'analyse.

Conformément aux dispositions du rapport sénatorial 116-233, qui accompagne l'AAI pour l'exercice 2021, l'objectif à long terme de l'UAPTF est d'élargir la portée de ses travaux pour inclure d'autres événements PAN documentés par un plus grand nombre de membres du personnel et de systèmes techniques du gouvernement américain dans son analyse. À mesure que l'ensemble des données augmentera, la capacité de l'UAPTF à utiliser l'analyse de données pour détecter les tendances s'améliora également. L'objectif initial sera d'utiliser des algorithmes d'intelligence artificielle / d'apprentissage automatique pour regrouper et reconnaître les similitudes et les modèles dans les caractéristiques des données. Au fur et à mesure que la base de données accumule des informations à partir d'objets aériens connus tels que des ballons météorologiques, à haute altitude ou ballon à surpression ou encore la faune, l'apprentissage automatique peut augmenter l'efficacité en pré-évaluant les rapports de PAN pour voir si ces enregistrements correspondent à des événements similaires déjà dans la base de données.

• L'UAPTF a commencé à développer des flux de travail d'analyse et de traitement inter-agences pour s'assurer que la collecte et l'analyse seront bien informées et coordonnées.

La majorité des données PAN proviennent des rapports de l'US Navy mais des efforts sont en cours pour normaliser les rapports d'incidents dans les services militaires américains et d'autres agences gouvernementales pour garantir que toutes les données pertinentes sont saisies en ce qui concerne des incidents particuliers et toutes les activités américaines qui pourraient être pertinentes. L'UAPTF travaille actuellement à l'acquisition de rapports supplémentaires, y compris de la part de l’US Air Force (USAF), et a commencé à recevoir des données de la Federal Aviation Administration (FAA).

• Bien que la collecte de données de l'USAF ait été historiquement limitée, l'USAF a commencé un programme pilote de 6 mois, en novembre 2020, pour recueillir des données dans les zones les plus susceptibles de rencontres PAN et évalue la façon de normaliser la collecte, les rapports et les analyse à travers l'ensemble de l'Armée de l'Air.

• La FAA saisit les données relatives aux PANS dans le cours normal de la gestion du trafic aérien. La FAA intègre généralement ces données lorsque les pilotes et autres utilisateurs de l’espace aérien signalent des événements inhabituels ou inattendus à l'organisation de la circulation aérienne de la FAA.

• En complément, la FAA surveille en permanence ses systèmes à la recherche d'anomalies, générant des informations supplémentaires pouvant être utiles à l'UAPTF. La FAA est capable d'isoler les données d'intérêt pour l'UAPTF et de les rendre disponibles. La FAA dispose d'un solide programme de sensibilisation efficace qui peut aider l'UAPTF à atteindre les membres de communauté de l'aviation pour souligner l'importance de signaler un PAN.
 
 Élargir la collecte de données

L'UAPTF recherche de nouvelles façons d'augmenter le recueil de données sur les PANs lorsque les forces américaines ne sont pas présentes pour référencer l'activité PAN « standard » et d'atténuer la collecte de méprises. Une proposition consiste à utiliser des algorithmes avancés pour rechercher des données historiques capturées et stockées par des radars. L'UAPTF prévoit également de mettre à jour son actuelle stratégie de collecte inter-agences de témoignages PAN afin de mettre à profit les plateformes et méthodes de collecte pertinentes du DoD et du CI.
 
Accroître les investissements dans la recherche et le développement

L'UAPTF a indiqué qu'un financement supplémentaire pour la recherche et le développement pourrait favoriser l'étude future des thèmes abordés dans ce rapport. De tels investissements devraient être guidés par une « stratégie de collecte de données PANs », feuille de route R&D technique PAN et un plan de programme PAN.

ANNEXE A - Définition des termes clés

Ce rapport et les bases de données UAPTF utilisent les termes de définition suivants :

Phénomènes aériens non identifiés (PAN) : objets aéroportés non immédiatement identifiables.
L'acronyme PAN ou PANs représente la catégorie la plus large d'objets aériens examinés pour analyse.

Événement PAN : description holistique d'un événement au cours duquel un pilote ou un équipage a été témoin (ou a détecté) un PAN.

Incident PAN : une partie spécifique de l'événement.

Rapport PAN : Documentation d'un événement PAN, pour inclure les chaînes de contrôle vérifiées et les informations telles que l'heure, la date, l’emplacement et la description du PAN. Les rapports PAN incluent les rapports «Range Fouler»* et autres rapports.

* Les aviateurs de l'US Navy définissent un « range fouler » comme une activité ou un objet qui interrompt un entraînement planifié ou d'autres activités militaires dans une zone d'opération militaire ou un espace aérien restreint.

ANNEXE BRapport du Sénat accompagnant la Loi sur l'autorisation des activités de renseignement pour l'exercice 2021

Le rapport du Sénat 116-233, accompagnant la loi sur l'autorisation des activités de renseignement pour l'exercice 2021, prévoit que le DNI, en consultation avec le SECDEF et d'autres responsables des agences gouvernementales concernées, soumettent une évaluation de la menace posée par l'UAP et les progrès réalisés par l'UAPTF pour comprendre cette menace.

Le rapport du Sénat demandait spécifiquement que le rapport comprenne :

1. Une analyse détaillée des données PANs et des rapports de renseignement collectés ou détenus par l’Office of Naval Intelligence, y compris les rapports sur les données et les renseignements détenus par l’UAPTF ;

2. Une analyse détaillée des données de phénomènes non identifiés collectées par :
a. renseignements géo-spatiaux ;
b. renseignement sur les signaux ;
c. renseignement humain et
d. renseignement sur les mesures et signatures

3. Une analyse détaillée des données du FBI qui ont conduit à des enquêtes sur des intrusions PAN dans l'espace aérien restreint des États-Unis ;

4. Une description détaillée d'un processus inter-institutions pour assurer la collecte de données en temps opportun et une analyse centralisée de tous les rapports PAN pour le gouvernement fédéral, quel que soit le service ou l'agence ayant obtenu les informations ;

5. Identification d'un fonctionnaire responsable du processus décrit au paragraphe 4 ;

6. Identification des menaces potentielles aérospatiales ou autres posées par les PANs à la sécurité, et une évaluation pour savoir si cette activité PAN peut être attribuée à un ou plusieurs adversaires étrangers ;

7. Identification de tout incident ou modèle qui indique qu’un adversaire potentiel a atteint des capacités aérospatiales révolutionnaires qui pourraient mettre en danger les forces conventionnelles ou stratégiques des États-Unis  ; et

8. Recommandations concernant l'augmentation de la collecte de données, l'amélioration de la recherche et développement, des financements supplémentaires et d'autres ressources.

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Source originale : DNI
https://www.dni.gov/index.php/newsroom/reports-publications/reports-publications-2021/item/2223-preliminary-assessment-unidentified-aerial-phenomena

Traduction libre : Pascal G. pour OVNI66

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01 septembre 2019

19/09/1981 - Bourg-Madame : OVNI rouge

1981-Bourg-Madame

Les 19 septembre, 3 et 27 octobre 1981 des témoins aperçoivent dans la même zone frontalière franco-espagnole, un objet lumineux qui se déplace dans le ciel entre 23h et 3 h du matin. La direction de cet objet pour les trois observations est Nord-Sud et la couleur rouge est indiquée par les trois témoins.

Mise à jour en 2019

En Août 2019, le GEIPAN publie sur son site :
Ces trois observations de PAN avaient été considérées à tort, lors de la première analyse, comme relevant d’un même phénomène. La non détection de cela avait pu induire une perception de forte étrangeté (classement D initial). La nouvelle analyse met en évidence qu’il s’agit bien de 3 observations de PAN de nature différente. Le dossier BOURG-MADAME (66) 1981 est renommé en 2019 selon les 3 lieux d'observation.

Concernant SAINTE-LEOCADIE (66) 19.09.1981
Le témoignage présente plusieurs erreurs commises à la fois par le témoin et par les gendarmes ayant enquêté sur le cas, notamment au niveau du lieu d’observation et de la situation du PAN par rapport au paysage, mais ceci a pu être rectifié par la deuxième analyse. L’aspect visuel et le mouvement sont compatibles d’un hélicoptère situé au-dessus du territoire espagnol et sortant des relevés de navigation établis par l’enquête. La consistance du cas est limitée (notamment sur la taille angulaire du PAN) mais permet néanmoins de soutenir l’hypothèse.
Le GEIPAN classe le cas en B : observation probable d’un hélicoptère.


Concernant CORNEILLA-DE-CONFLENT (66) 27.09.1981

Il s’avère que l’observation du PAN est totalement compatible d’un phénomène situé au niveau du sol avec une vitesse de déplacement, calculée d’après les azimuts de l’axe d’observation, compatible de véhicule terrestre ou même de déplacement piéton. La recherche de l’explication dépasse donc les seules compétences du GEIPAN puisque l’observation est compatible d’un phénomène totalement situé au sol.
Le GEIPAN classe le cas en C : inexploitable car dépasse les seules compétences du GEIPAN.


Concernant VERNET-LES-BAINS (66) 03.10.1981
Le témoin a rejeté sa propre hypothèse « avions » uniquement parce qu’il évalue la distance à 300 mètres non compatible d’une telle présence. Une distance d’avion à moins de 4 km aurait dû faire partie des relevés de navigation établis lors de l’enquête. Néanmoins, en absence de relevés d’information de taille angulaire, la fiabilité de la perception de distance par le témoin ne peut être appréciée. Les 2 PAN peuvent être bien plus loin car ils ne sont pas passés devant des reliefs qui auraient pu fixer une distance maximale. S’ils sont à plus de 4 km, compte tenu de la hauteur angulaire correctement relevée, ces PAN sont alors à une altitude qui sort de la zone de relevés de navigation aérienne dont on peut disposer. Inversement, s’ils sont à une distance moindre ils auraient dû figurer dans ces relevés. Les détails décrits à l’intérieur des PAN sont détectables à l’œil nul même si on doit faire l’hypothèse d’une distance supérieure à 4 km. Ces éléments sont compatibles d’avions. On pourrait s’étonner que le témoin n’ait pas perçu à ce niveau de détail les lumières de navigation et en particulier les clignotements anticollisions, mais le témoin n’a fait l’objet d’aucune question ou demande de précision de la part des enquêteurs de l’époque. La perception de sifflement est compatible d’un avion compte tenu du grand nombre de facteurs intervenant dans cette perception, y compris si l’avion doit être considéré à plus de 4 km de distance.

Le témoignage et les éléments disponibles sont compatibles de l’observation d’avions dont la présence à plus de 4 km n’aurait rien d’anormal et reste non infirmable ou non confirmable faute de relevé de navigation disponible au-delà de cette distance. Cette compatibilité nécessite le rajout d’hypothèses certes plausibles mais qui réduisent la probabilité de l’explication sans pour autant l’invalider. L’hypothèse d’erreur de perception de proximité par le témoin est autorisée par l’absence de relevé de taille angulaire tandis que l’hypothèse d’une réelle perception de feux de navigation est autorisée par l’absence d’un protocole d’enquête qui aurait permis de faire préciser par le témoin un peu plus ce qu’il a perçu et non perçu.
Sur le plan de la consistance on note en particulier l’absence de relevé de taille angulaire perçue et l’absence de tout protocole de déposition permettant d’assurer de la précision dans ce qui est perçu et ce qui ne l’est pas. Nous disposons d’une hypothèse (avions) qui peut expliquer l’observation, mais le niveau d’incertitude résultant est trop fort eu égard au degré limité de consistance des éléments disponibles.
Le GEIPAN classe le cas en C : inexploitable par manque d’informations fiables.

Source GEIPAN Août 2019 :
http://www.cnes-geipan.fr/index.php?id=202&cas=1981-09-50782

Lien vers le PV de Gendarmerie

Compte-rendu d'enquête

29 septembre 2018

22/09/2018 - un OVNI intrigue fortement une habitante du Soler

illustration
Illustration de la taille apparente selon le témoin

Samedi 22 septembre
2018 à 19h55, une Solérienne déclare avoir observé pendant  7 à 8 secondes un "objet" oblong blanc mat, "une sorte de missile" qui volait à l'Est de sa position, dans un axe Nord vers Sud comme un avion sans ailes. L'objet non identifié avait une trajectoire rectiligne horizontale sur une portion de ciel de moins de 20° au-dessus de la ville. Il a semblé entrer dans un nuage sans jamais en sortir. C'est la jeune enfant du témoin qui a signalé l'objet à sa mère en l'appelant "avion !". La hauteur dans le ciel est évaluée à 45° et la longueur apparente du "tube" à 80mm bras tendu (après reconstitution).

route

L'observation s'est déroulée au coeur de la commune, depuis un trottoir dans une avenue bruyante fréquentée par les voitures. La nuit commençait à tomber. Le ciel était parsemé des nuages lenticulaires. Ce qui a fortement intrigué le témoin, c'est l'apparente proximité, l'absence d'ailes et de bruit. L'engin a semblé entrer dans un nuage sans jamais en ressortir.

Pendant la reconstitution sur place, nous avons longuement discuté : le témoin semble subjugué par cet évènement. Avant notre rencontre, le témoin s'était empressé de rechercher sur youtube des images pouvant illustrer l'apparence de l'OVNI et faire une comparaison avec quelque chose déjà signalé. Le témoin s'est trouvé confronté à des thèses conspirationistes. En effet, certaines vidéos traînent sur internet, montrant un "tube" survolant des villes (toutes des vidéos "fakes", des trucages CGI avec des commentaires affligeants). Elles ont impressionné le témoin au point de croire qu'elle n'était pas la seule à avoir observé un engin qui défie la gravité, fabriqué par plusieurs gouvernements en secret. L'émotion est grande : le témoin pense à un engin militaire.

2018-09-22-195528

Après vérification du trafic aérien à 19h55 le 22 septembre, nous avons retrouvé un avion finlandais tout blanc qui passait à l'heure précise à l'Est du Soler dans un axe Nord vers Sud. Il s'agissait d'un Airbus A321 de la compagnie FINNAIR qui faisait le trajet depuis Helsinki vers Barcelone. Il volait à 8000 mètres d'altitude. Est-ce le bon candidat ? La coïncidence du passage et la furtivité de l'observation nous laissent penser qu'il s'agit peut-être d'une méprise avec cet aéronef. L'évaluation des distances et des dimensions a pu être exacerbée par l'effet crépusculaire et les nuages lenticulaires. Aux couchers et levers du soleil, on remarque plus facilement les objets à cause du fort contraste avec l'environnement sombre au sol et les objets encore éclairés en altitude. L'avion volait au-dessus des nuages épars, mais il reste difficile d'expliquer pourquoi le témoin, pourtant digne de foi, n'a pu voir l'aéronef sortir du nuage et continuer sa route ! L'étrangeté est faible, l'hypothèse est forte. En l'absence d'autres éléments ou témoins, nous privilégions l'hypothèse méprise.

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10 juin 2018

L'OVNI de 1973 en Cerdagne, un vieux cas qui donne du fil à retordre !

Mise à jour du 14/06/2018 :
le ballon stratosphérique à l'origine du témoignage OVNI identifié !


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Un OVNI dans le ciel, le matin du 6 octobre 1973, observé depuis Bourg-Madame

On se souvient de ce cas retrouvé dans un vieux catalogue de l'association ufologique VERONICA par Patrice et diffusé récemment sur ce blog. Le récit est ancien (06/10/1973), les témoins introuvables. À l'époque, l'observateur principal décrivait un phénomène statique dans le ciel en direction du Nord-Est, depuis Bourg-Madame.

Le croquis qui illustre le rapport dramatise quelque peu le contexte. On sait maintenant qu'il n'a pas été dessiné par le témoin lui-même. C'est l'infographiste du VERONICA qui a interprété les commentaires du témoin. Le style "naïf" du coup de crayon augmente le niveau d'étrangeté perçu par les lecteurs du rapport.

Extrait du rapport VERONICA :
"M. L. distingue la carlingue d'un appareil grisâtre de la grosseur de la "lune vieille", muni à sa base de hublots comme un train de nuit. La base extrême de l'appareil s'illumine de couleurs mélangées, un peu comme l'arc en ciel, avec des dominantes violets et orange. Puis des sortes de résidus enflammés tombent lentement de l'OVNI à la verticale. L'engin disparait subitement,  bien que le champ visuel de M. L. avec ses jumelles soit large de plus de 10 km, une ou deux secondes à peine après l’extinction des deux phares. Quant aux résidus, 3 seulement descendirent au sol, le 4e resta en l'air".

Consulter les journaux de l'époque :
Le rapport ne mentionne ni le nom des témoins ni ses sources et malgré notre appel à témoins en février 2018, personne ne s'est manifesté pour apporter des éléments complémentaires. Profitant d'un jour de congé, je décide d'aller passer l'après-midi aux Archives Départementales de Perpignan pour consulter le quotidien régional de l'époque. Pour commencer, il fallait vérifier s'il existe une trace publique de ce témoignage OVNI ou de tout autre évènement aérien inhabituel survenu ce jour-là dans le sud de la France.

On a retrouvé un article de l'époque, paru le lendemain dans l'Indépendant le 7 octobre 1973 :

07-10-1973-LINDEPENDANT-600

Le récit de l'Indépendant est beaucoup moins sensationnel que le rapport VERONICA :
"Un gros point fixe extrêmement lumineux est apparu au-dessus des cimes. L'examinant à la jumelle, alors que le soleil se levait, l'observateur a pu distinguer une silhouette de forme semi-sphérique, parfaitement immobile, présentant deux points lumineux très intenses. Brusquement à 07h02, l'objet a semblé manoeuvrer en zig-zag à la verticale et se désagréger*, libérant trois éléments lumineux de faible puissance qui sont descendus vers le sol. Il n'est alors demeuré dans le ciel, à l'endroit initial, qu'un seul point lumineux de faible intensité."

On remarquera la dernière phrase de l'article : "On se pose la question de savoir si c'était une soucoupe volante ou un ballon sonde". L'auteur proposait déjà une alternative à la soucoupe volante. En effet, la description est compatible avec la présence d'un ballon sonde en haute altitude, assez haut pour être observé par des témoins au sol éloignés.

 Il existe de nombreux type de ballons de dimensions différentes selon l'altitude à atteindre et le poids du matériel scientifique à emporter.

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© Red Bull Stratos, Roswell, 25/07/2012

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© CNES/IMBERT Christian, 2010 - Ballon stratosphérique ouvert (BSO)

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© CNES : les différents types de ballons

Y avait-il un ballon ce jour-là, dans l'axe indiqué ?
Revenons aux Archives Départementales consulter les journaux du mois d'octobre 1973, riches en évènements politiques, aéronautiques et spatiaux. Nixon était en plein scandale du Watergate, en phase de destitution, Jean d'Ormesson entrait à l'Académie Française parmi les immortels, les scientifiques russes avançaient l'hypothèse de "signaux extraterrestres" pour expliquer de mystérieuses émissions radio venues des étoiles (on saura plus tard qu'il s'agissait de pulsars). Le CNES présentait de nouveaux ballons captifs géants destinés à la Guyane. La rubrique "les coulisses de l'étrange" a retenu toute notre attention :

Article paru le 8 octobre 1973
08-10-1973-LINDEPENDANT-coulisses2-600
Cette rubrique de l'insolite ne précise ni la date exacte, ni l'heure de l'accident aérien

Reprenons le texte encadré :
"Un ballon stratosphérique lancé par le Centre National d’Etudes Spatiales d’Aire-sur-Adour a éclaté à 42000 mètres d’altitude et s’est écrasé dans la vallée du Rhône. La plus grosse partie, environ une tonne de matière plastique est tombée dans un champ de Chabeuil (Drôme). D’autres éléments du ballon sont tombés près d’Alès (Gard) et Pisançon (Hautes Alpes). Les appareils de mesure, d’un poids total de 180 kilos, se sont écrasés à proximité de Bourg-de-Péage (Drôme)." Cet article du 8 octobre 1973 ne précise, malheureusement, ni la date ni l'heure de l'accident aérien.

Malgré la précision des articles diffusés les 7 et 8 octobre 1973 dans le même quotidien, le journal n'a pas fait le lien entre les deux évènements qui se sont pourtant produits, probablement, le même jour. Pour s'en assurer, il faut maintenant identifier ce ballon et comparer les dates et heures.

L'article mentionne le centre de lancement du CNES à Aire-sur-l'Adour, ce qui devrait faciliter grandement les recherches. Aire-sur-l’Adour a été le 1er site de lancement de ballons du CNES. Dès les années 1970 et jusqu’en 2007, plusieurs dizaines de ballons stratosphériques (BSO) étaient lâchés chaque année.


le centre d'Aire-sur-l'Adour en septembre 1973

On adore cette vidéo qui présente le centre de lancement tel qu'il était à l'époque, avec des explications sur la manière dont les ballons sont préparés, lâchés, suivis et récupérés. Ce court reportage de 10 minutes est vraiment opportun ! À 8'14" apparaît le tableau du planning des vols ; à 8'50'', il est expliqué pourquoi les ballons au sol ont une forme très allongée : seulement 1/300e du volume est gonflé. En effet le ballon prendra sa forme définitive (en goutte d'eau) en prenant de l'altitude sous l'effet de la dilatation des gaz (hélium ou hydrogène selon le cas). Il va s'arrondir au fur et à mesure de son ascension.

Comprendre et interpréter le témoignage :

Le témoin décrit "des sortes de résidus enflammés tombent lentement de l'OVNI à la verticale". Quand on lit cette phrase, on peut l'accepter au premier degré ou essayer de comprendre ce qui peut provoquer une telle perception. Avec l'hypothèse d'un ballon stratosphérique à 40 km d'altitude, il faut tenir compte de l'heure : c'est l'aube. Le soleil est déjà levé pour le ballon (l'objet est situé au NE du témoin, en haute altitude). Le témoin au sol est encore dans une légère pénombre, le matériel qui chute est illuminé par le soleil levant, donnant aux différents équipements lestés, un aspect "rougeâtre" et "enflammé". Il faut aussi tenir compte de la peinture orange des petites nacelles et boîtes qui permet de les retrouver plus facilement après leur chute.

L'hypothèse du ballon stratosphérique, l'heure de l'observation et l'altitude élevée de l'objet permettent d'expliquer les notes qui accompagnent le dessin du rapport VERONICA :

- résidus enflammés (morceaux éclairés par le soleil levant)
- hublots (franges du ballon, plis réguliers de la toile avec une alternance ombre et lumière)
- avancées sur les extrémités (manchons de gonflage ?)
- luminosité rougeâtre (éclairé par le soleil levant)
- chute très lente (plus l'altitude est élevée, plus la chute paraît lente ; des petits parachutes ralentissent la retombée du matériel)

Vérification auprès du CNES (mise à jour du 14 juin 2018) :
Grâce à la tenacité de Brigitte, nous savons enfin quels ballons stratosphériques ont été lâchés dans cette période. Voici les informations recueillies directement du centre de lancement d’Aire-sur Adour, plus précises que celles trouvées dans les archives à Toulouse :
 
- 04 octobre 1973 (vol 64) : lancement Aire-sur-Adour 7h17 HL, lieu de chute du ballon (éclatement ballon) Montvendre (26) sur une ligne téléphonique en bordure du chemin vicinal n°9 reliant Barcelonne (26) à Montvendre (PV de la gendarmerie de Chabeuil (26) ; ce lâcher est probablement celui dont par l'article dans la rubrique "Les coulisses de l'étrange" de l'Indépendant.
 
- 05 octobre 1973 (vol 65) : lancement Aire-sur-Adour 2h18 HL, lieu de chute du « bifilaire » (le cordon qui relie le ballon à la nacelle) sur une ligne électrique 15kw à St Privat des Vieux (30) ;
 
- 06 octobre 1973 (vol 66) : lancement Aire-sur-Adour 1h09 HL,  retombée de la charge utile à 6 Km de Bédarieux.

1973-10-06-BEDARIEUX
C'est ce dernier lâcher, le vol 66 (ça ne s'invente pas) qui nous intéresse : il est parti le 6 octobre 1973 à 1h09 heure locale. Sachant que le temps de vol dure maximum 6 heures, on tombe dans la fourchette horaire de l'observation de l'OVNI, entre 6h40 et 7h02, ce qui correspond à l'heure de l'éclatement du ballon et de la chute de ses instruments à Bédarieux au NE du témoin, à 100 km de distance, dans la direction indiquée.

L'affaire est classée.

Pour en savoir plus sur les ballons stratosphériques :
- les phases de vol d'un ballon BSO
- enveloppe et nacelle d'un BSO
- les différents types de ballons
- Ballons : des véhicules gonflés !
- Ballons stratosphériques ouverts (BSO)

 

04 février 2018

06/10/1973 : des résidus enflammés tombent d’un OVNI entre Font-Romeu et Carcassonne

Dessin_T1-light

Ce témoignage ancien provient du catalogue VERONICA :

PIC DE MAUROUX (près de FONT-ROMEU)

Le 06 octobre 1973.
"Monsieur Georges L., 66 ans est retraité des P et T, domicilié à BOURG MADAME (66800).
Le 06 octobre 1973 à l'aube, le ciel est très dégagé, sans nuage. Il gèle fort, la température est entre -5 et - 8 degrés.

Il fait encore nuit, M.L. qui se prépare pour aller à la chasse aux canards, se rend sur sa terrasse vitrée afin de voir le temps et de se vêtir en conséquence.
C'est alors qu'il voit une lueur très vive en direction du NE vers FONT-ROMEU, au dessus du "Pic de MAUROUX". Il prend d'abord cette lueur pour Vénus mais se rappelle de suite que ce n'est pas la position habituelle de cette planète. Faisant immédiatement des calculs assez précis, il estime l'angle d'observation de 18 à 20° en partant de la base du Pic, et à une distance variant entre 80 et 100 km soit au dessus de la région de CARCASSONNE.

A 6h40, la lueur n'avait pas bougé. le jour commence à se  lever. M L. se munit de ses jumelles de grossissement 8 et se dirige vers son étang situé à 1 km 500 de BOURG MADAME. Arrivé sur les lieux, il regarde à nouveau dans le direction de l'objet, il le retrouve au même endroit. Malgré l'arrivée dominante du jour, sa luminosité n'a pas diminué. A la jumelle il distingue alors comme deux gros phares côté à côté. Le soleil apparait sur la commune d'ANGOUSTRINE. Instantanément, les deux phares s’éteignent et M. L. distingue la carlingue d'un appareil grisâtre de la grosseur de la "lune vieille", muni à sa base de hublots comme un train de nuit. La base extrême de l'appareil s'illumine de couleurs mélangées, un peu comme l'arc en ciel, avec des dominantes violets et orange. Puis des sortes de résidus enflammés tombent lentement de l'OVNI à la verticale. L'engin disparait subitement,  bien que le champ visuel de M. L. avec ses jumelles soit large de plus de 10 km, une ou deux secondes à peine après l’extinction des deux phares. Quant aux résidus, 3 seulement descendirent au sol, le 4e resta en l'air. Pensant que son observation n’a plus d'intérêt, M.L. qui commence à grelotter sérieusement, rentre dans sa cabane de chasse. La fin de la chute des trois résidus lui est masquée par une haute rangée d'arbres."

D'autres témoins observent le même phénomène.
- 4 à EUS (commune entre PRADES et VINCA) 66500
- 1 à  ILLE SUR TET 66130
- 1 à PAZIOLS 11530
Ainsi que de nombreux vendangeurs.

Complément d'information :
L'OVNI de 1973 en Cerdagne, un vieux cas qui donne du fil à retordre !

03 décembre 2017

OVNIS dans le 66 depuis 2001 - accès par menu déroulant

mozaique2001

MENU DEROULANT :

Ces témoignages n'ont pour l'instant pas trouvé d'explication satisfaisante. Ils sont donc, par définition, des Phénomènes Aériens Non identifiés et dans certains cas, Objets Volants Non Identifiés. Il est possible que l'on revienne sur un classement en fonction d'éléments nouveaux. Le terme OVNI est, par défaut, provisoire.

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01 juillet 2017

16/02/1978 - Mont-Louis : boule brillante orangée

1978-02-16-mont-louis
(illustration)

Observation de deux objets se déplaçant à très grande vitesse.

Le 16 février 1978 à 6h40 un automobiliste aperçoit durant une minute une boule brillante orange en stationnaire au-dessus de la vallée mais en-dessous des sommets des montagnes. L'objet se déplace ensuite à très grande vitesse en évitant les montagnes et sans bruit dans une direction Nord-Nord-Est.

Une trainée lumineuse est visible dans son sillage et le témoin observe alors un second objet ovoïde de couleur mat qui suit le premier objet à une trentaine de mètres. Aucun autre témoignage n'a été recueilli sur ce phénomène. Classé D par le GEIPAN jusqu'en 2017.

Mise à jour août 2017 :

"Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque en cas de type « D » et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation anciennement nommé MONT LOUIS (66) 1978 fait partie des cas D récemment revisités. "

L'enquête conclue à une rentrée satellitaire (Cosmos 250).

Reclassé A en juillet 2017
Lien vers le PV de Gendarmerie
GEIPAN (fiche du cas)

26 janvier 2017

La contre-enquête sur l'affaire Roswell : JJ VELASCO apporte des éléments nouveaux

Daily-record-600

Mardi 24 janvier 2017 au Soler, Jean-Jacques VELASCO a présenté la célèbre affaire du "crash de Roswell" sous un angle nouveau. Il a en effet apporté un éclairage différent sur certains aspects, en utilisant son expérience professionnelle et la méthodologie d’enquête du GEPAN associée à celle du Bureau Enquête Analyse de l’Aviation Civile française. Il a repris les éléments permettant de restituer l’ensemble de la trajectoire probable de chute des objets récupérés en juillet 1947 dans le désert du Nouveau Mexique aux États-Unis. Ses calculs permettraient d'expliquer clairement l'étendue des zones concernées par le crash. 

Après avoir rappelé le contexte géographique du théâtre de la découverte et de la récupération de ces dizaines de milliers de débris par les autorités militaires de l'époque, M. VELASCO a présenté les principaux acteurs civils, militaires et scientifiques impliqués dans cette affaire. Désinformation, canulars, contre-vérités, fausses information, tous ces sujets ont été abordés sans complaisance tout en apportant des éléments majeurs en faveur de l'origine exogène de cet évènement.

La conférence fut un réel succès, la salle était comble (environ 200 personnes). Cependant, M. VELASCO a demandé en fin de présentation, de ne publier ni photo, ni film ni enregistrement, afin de préserver la sortie de son prochain livre sur le sujet : une contre-enquête qui relancera assurément le dossier malgré les controverses. La conférence étant gratuite, nous avons décidé de respecter son voeu de discrétion. Les futurs lecteurs jugeront sur pièce. On attend avec impatience la sortie de son bouquin qui ne manquera pas de susciter l'intérêt des plus sceptiques aux plus croyants.

Le mot extraterrestre n'a pas été prononcé une seule fois par M. VELASCO, un choix qui peut intriguer quand on connaît les conclusions de sa conférence.


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