22 septembre 2018

Passages remarquables de l'ISS dans le 66 du 22 au 26 septembre 2018

Les passages (visibles à l'oeil nu) de la Station Spatiale Internationale dans le ciel des Pyrénées-Orientales  ! Il suffit d'être à l'heure, regarder dans la bonne direction et espérer que le ciel soit clair. L'ISS se présente comme une grosse étoile blanche à lumière constante. Elle passe d'un horizon à l'autre en 6 minutes environ. C'est un merveilleux spectacle qui étonnera vos amis.
N'oubliez pas de saluer les 6 astronautes à bord !

ATV-5_ISS

DATE
HEURE
DEPART
m
22/09
20h24
horizon Sud
-1.9 / -2.3
22/09
21h59
horizon OSO
-0.7 / -1.9
23/09
21h07
horizon SO
-3.9
24/09
20h16
horizon SO
-3.4
24/09
21h52
horizon Ouest
-0.8 / -2
25/09
21h00
horizon OSO
-2.8
26/09
20h08
horizon SO
-3.6

Sources : Heavens Above et Sputnik!

Soyez à l'heure !


24 juin 2018

Rappel : tout lâcher de lanternes est interdit dans le département des Pyrénées-Orientales

P1016360

Arrêté Préfectoral du 26 août 2013, Article 14 :
Il est défendu, en tout temps, à toute personne autre que le propriétaire de terrains boisés ou non, ou autre que les occupants de ces terrains du chef de leur propriétaire de porter ou d’allumer du feu sur ces terrains. C'est notamment le cas des feux de camps et des barbecues.

De même, l'utilisation d'artifices de divertissement (feux d'artifice, feux de Bengale, pétards, lanternes célestes...) est ainsi interdite. Les feux d'artifices organisés par des collectivités publiques (sous leur responsabilité) à l’occasion de la fête nationale ou de fêtes traditionnelles ne sont pas concernés par ces dispositions. Il est cependant interdit de procéder à leur allumage en cas de vent supérieur à 40 km/h.

Il est également interdit aux usagers circulant sur les voies publiques traversant les bois, forêts, plantations, reboisements, landes et maquis de jeter tout objet susceptible de générer un incendie.

Source :
http://www.pyrenees-orientales.gouv.fr/Demarches-administratives/Droit-Aerien

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10 juin 2018

L'OVNI de 1973 en Cerdagne, un vieux cas qui donne du fil à retordre !

Mise à jour du 14/06/2018 :
le ballon stratosphérique à l'origine du témoignage OVNI identifié !


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Un OVNI dans le ciel, le matin du 6 octobre 1973, observé depuis Bourg-Madame

On se souvient de ce cas retrouvé dans un vieux catalogue de l'association ufologique VERONICA par Patrice et diffusé récemment sur ce blog. Le récit est ancien (06/10/1973), les témoins introuvables. À l'époque, l'observateur principal décrivait un phénomène statique dans le ciel en direction du Nord-Est, depuis Bourg-Madame.

Le croquis qui illustre le rapport dramatise quelque peu le contexte. On sait maintenant qu'il n'a pas été dessiné par le témoin lui-même. C'est l'infographiste du VERONICA qui a interprété les commentaires du témoin. Le style "naïf" du coup de crayon augmente le niveau d'étrangeté perçu par les lecteurs du rapport.

Extrait du rapport VERONICA :
"M. L. distingue la carlingue d'un appareil grisâtre de la grosseur de la "lune vieille", muni à sa base de hublots comme un train de nuit. La base extrême de l'appareil s'illumine de couleurs mélangées, un peu comme l'arc en ciel, avec des dominantes violets et orange. Puis des sortes de résidus enflammés tombent lentement de l'OVNI à la verticale. L'engin disparait subitement,  bien que le champ visuel de M. L. avec ses jumelles soit large de plus de 10 km, une ou deux secondes à peine après l’extinction des deux phares. Quant aux résidus, 3 seulement descendirent au sol, le 4e resta en l'air".

Consulter les journaux de l'époque :
Le rapport ne mentionne ni le nom des témoins ni ses sources et malgré notre appel à témoins en février 2018, personne ne s'est manifesté pour apporter des éléments complémentaires. Profitant d'un jour de congé, je décide d'aller passer l'après-midi aux Archives Départementales de Perpignan pour consulter le quotidien régional de l'époque. Pour commencer, il fallait vérifier s'il existe une trace publique de ce témoignage OVNI ou de tout autre évènement aérien inhabituel survenu ce jour-là dans le sud de la France.

On a retrouvé un article de l'époque, paru le lendemain dans l'Indépendant le 7 octobre 1973 :

07-10-1973-LINDEPENDANT-600

Le récit de l'Indépendant est beaucoup moins sensationnel que le rapport VERONICA :
"Un gros point fixe extrêmement lumineux est apparu au-dessus des cimes. L'examinant à la jumelle, alors que le soleil se levait, l'observateur a pu distinguer une silhouette de forme semi-sphérique, parfaitement immobile, présentant deux points lumineux très intenses. Brusquement à 07h02, l'objet a semblé manoeuvrer en zig-zag à la verticale et se désagréger*, libérant trois éléments lumineux de faible puissance qui sont descendus vers le sol. Il n'est alors demeuré dans le ciel, à l'endroit initial, qu'un seul point lumineux de faible intensité."

On remarquera la dernière phrase de l'article : "On se pose la question de savoir si c'était une soucoupe volante ou un ballon sonde". L'auteur proposait déjà une alternative à la soucoupe volante. En effet, la description est compatible avec la présence d'un ballon sonde en haute altitude, assez haut pour être observé par des témoins au sol éloignés.

 Il existe de nombreux type de ballons de dimensions différentes selon l'altitude à atteindre et le poids du matériel scientifique à emporter.

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© Red Bull Stratos, Roswell, 25/07/2012

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© CNES/IMBERT Christian, 2010 - Ballon stratosphérique ouvert (BSO)

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© CNES : les différents types de ballons

Y avait-il un ballon ce jour-là, dans l'axe indiqué ?
Revenons aux Archives Départementales consulter les journaux du mois d'octobre 1973, riches en évènements politiques, aéronautiques et spatiaux. Nixon était en plein scandale du Watergate, en phase de destitution, Jean d'Ormesson entrait à l'Académie Française parmi les immortels, les scientifiques russes avançaient l'hypothèse de "signaux extraterrestres" pour expliquer de mystérieuses émissions radio venues des étoiles (on saura plus tard qu'il s'agissait de pulsars). Le CNES présentait de nouveaux ballons captifs géants destinés à la Guyane. La rubrique "les coulisses de l'étrange" a retenu toute notre attention :

Article paru le 8 octobre 1973
08-10-1973-LINDEPENDANT-coulisses2-600
Cette rubrique de l'insolite ne précise ni la date exacte, ni l'heure de l'accident aérien

Reprenons le texte encadré :
"Un ballon stratosphérique lancé par le Centre National d’Etudes Spatiales d’Aire-sur-Adour a éclaté à 42000 mètres d’altitude et s’est écrasé dans la vallée du Rhône. La plus grosse partie, environ une tonne de matière plastique est tombée dans un champ de Chabeuil (Drôme). D’autres éléments du ballon sont tombés près d’Alès (Gard) et Pisançon (Hautes Alpes). Les appareils de mesure, d’un poids total de 180 kilos, se sont écrasés à proximité de Bourg-de-Péage (Drôme)." Cet article du 8 octobre 1973 ne précise, malheureusement, ni la date ni l'heure de l'accident aérien.

Malgré la précision des articles diffusés les 7 et 8 octobre 1973 dans le même quotidien, le journal n'a pas fait le lien entre les deux évènements qui se sont pourtant produits, probablement, le même jour. Pour s'en assurer, il faut maintenant identifier ce ballon et comparer les dates et heures.

L'article mentionne le centre de lancement du CNES à Aire-sur-l'Adour, ce qui devrait faciliter grandement les recherches. Aire-sur-l’Adour a été le 1er site de lancement de ballons du CNES. Dès les années 1970 et jusqu’en 2007, plusieurs dizaines de ballons stratosphériques (BSO) étaient lâchés chaque année.


le centre d'Aire-sur-l'Adour en septembre 1973

On adore cette vidéo qui présente le centre de lancement tel qu'il était à l'époque, avec des explications sur la manière dont les ballons sont préparés, lâchés, suivis et récupérés. Ce court reportage de 10 minutes est vraiment opportun ! À 8'14" apparaît le tableau du planning des vols ; à 8'50'', il est expliqué pourquoi les ballons au sol ont une forme très allongée : seulement 1/300e du volume est gonflé. En effet le ballon prendra sa forme définitive (en goutte d'eau) en prenant de l'altitude sous l'effet de la dilatation des gaz (hélium ou hydrogène selon le cas). Il va s'arrondir au fur et à mesure de son ascension.

Comprendre et interpréter le témoignage :

Le témoin décrit "des sortes de résidus enflammés tombent lentement de l'OVNI à la verticale". Quand on lit cette phrase, on peut l'accepter au premier degré ou essayer de comprendre ce qui peut provoquer une telle perception. Avec l'hypothèse d'un ballon stratosphérique à 40 km d'altitude, il faut tenir compte de l'heure : c'est l'aube. Le soleil est déjà levé pour le ballon (l'objet est situé au NE du témoin, en haute altitude). Le témoin au sol est encore dans une légère pénombre, le matériel qui chute est illuminé par le soleil levant, donnant aux différents équipements lestés, un aspect "rougeâtre" et "enflammé". Il faut aussi tenir compte de la peinture orange des petites nacelles et boîtes qui permet de les retrouver plus facilement après leur chute.

L'hypothèse du ballon stratosphérique, l'heure de l'observation et l'altitude élevée de l'objet permettent d'expliquer les notes qui accompagnent le dessin du rapport VERONICA :

- résidus enflammés (morceaux éclairés par le soleil levant)
- hublots (franges du ballon, plis réguliers de la toile avec une alternance ombre et lumière)
- avancées sur les extrémités (manchons de gonflage ?)
- luminosité rougeâtre (éclairé par le soleil levant)
- chute très lente (plus l'altitude est élevée, plus la chute paraît lente ; des petits parachutes ralentissent la retombée du matériel)

Vérification auprès du CNES (mise à jour du 14 juin 2018) :
Grâce à la tenacité de Brigitte, nous savons enfin quels ballons stratosphériques ont été lâchés dans cette période. Voici les informations recueillies directement du centre de lancement d’Aire-sur Adour, plus précises que celles trouvées dans les archives à Toulouse :
 
- 04 octobre 1973 (vol 64) : lancement Aire-sur-Adour 7h17 HL, lieu de chute du ballon (éclatement ballon) Montvendre (26) sur une ligne téléphonique en bordure du chemin vicinal n°9 reliant Barcelonne (26) à Montvendre (PV de la gendarmerie de Chabeuil (26) ; ce lâcher est probablement celui dont par l'article dans la rubrique "Les coulisses de l'étrange" de l'Indépendant.
 
- 05 octobre 1973 (vol 65) : lancement Aire-sur-Adour 2h18 HL, lieu de chute du « bifilaire » (le cordon qui relie le ballon à la nacelle) sur une ligne électrique 15kw à St Privat des Vieux (30) ;
 
- 06 octobre 1973 (vol 66) : lancement Aire-sur-Adour 1h09 HL,  retombée de la charge utile à 6 Km de Bédarieux.

1973-10-06-BEDARIEUX
C'est ce dernier lâcher, le vol 66 (ça ne s'invente pas) qui nous intéresse : il est parti le 6 octobre 1973 à 1h09 heure locale. Sachant que le temps de vol dure maximum 6 heures, on tombe dans la fourchette horaire de l'observation de l'OVNI, entre 6h40 et 7h02, ce qui correspond à l'heure de l'éclatement du ballon et de la chute de ses instruments à Bédarieux au NE du témoin, à 100 km de distance, dans la direction indiquée.

L'affaire est classée.

Pour en savoir plus sur les ballons stratosphériques :
- les phases de vol d'un ballon BSO
- enveloppe et nacelle d'un BSO
- les différents types de ballons
- Ballons : des véhicules gonflés !
- Ballons stratosphériques ouverts (BSO)

 

31 mars 2018

La fin de Tiangong-1 : à quoi ressemble la chute d'un satellite ? (vidéo)


Rentrée atmosphérique du module ATV filmé depuis un DC8 en 2008 (© NASA/ESA)

Voici à quoi pourrait ressembler la chute de la station chinoise Tiangong-1 si on avait la chance de pouvoir l'observer traverser notre ciel lundi 2 avril 2018. Ici, il s'agit du retour de l'ATV Jules Verne après sa mission de ravitaillement de la station spatiale ISS en 2008 (filmé depuis un DC8).

ATVJV2008-ESA
© NASA/ESA

Le 29 septembre 2008, le cargo ATV avait terminé sa mission contrôlée dans l'océan Pacifique.
Cette fois-ci, le satellite Tiangong-1, comparable à un bus de 8 tonnes pourrait terminer sa course n'importe où dans une bande située entre les latitudes 43° Nord à 43° Sud. Pour la France, cela concerne particulièrement notre région.

Prévisions ESA (mise à jour 1 avril) : lundi 2 avril

Ce qui intéresse OVNI66, ce n'est pas tant l'endroit où Tiangong-1 plongera (2 chances sur 3 dans l'océan) mais plutôt son apparition dans le ciel qui pourrait nous offrir un spectacle inhabituel et insolite. Nous avons observé à plusieurs reprises son passage dans les Pyrénées-Orientales, tel un point lumineux à peine plus petit que l'ISS et nous n'avons pas été déçus ! Ceux qui nous suivent sur Twitter le savent, nous surveillons Tiangong-1 depuis plusieurs mois. Malheureusement, ses dernières visites dans notre ciel étaient planifiées à heures précises alors que demain, nul ne sait à quel moment il va "décrocher". La chance de l'apercevoir est infime mais pas impossible.

On peut déjà parier sur les nombreux témoignages OVNI qui pleuvront si Tiangong-1 passe au-dessus d'une agglomération au moment de sa rentrée atmosphérique ! Les plus anciens se souviennent probablement de l'émoi suscité par le retour du 3ème étage d'une fusée soviétique PROTON le 5 novembre 1990 : des milliers de témoignages en faveur de l'hypothèse extraterrestre, les gendarmeries prises d'assaut par les appels téléphoniques, le SEPRA en effervescence.

L'évènement d'une ampleur exceptionnelle n'avait pas été annoncé et même après des années d'investigation, le doute persiste pour beaucoup. Cette fois-ci, nous voilà prévenus !

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15 février 2018

Nouvel an chinois : les lâchers de lanternes sont interdits dans les Pyrénées-Orientales

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En Angleterre, les lanternes chinoises n'ont pas bonne réputation. Depuis plusieurs années les soldats du feu dénoncent la dangerosité de ces lanternes en papier qui sont à l'origine de nombreux départs d'incendies. Le dernier en date a mobilisé plus de 200 pompiers dans une usine de plastique recyclé. 100 000 tonnes de plastique partis en fumée, avec des conséquences graves pour l'environnement sans compter les victimes collatérales : les blessés, la faune et la flore ainsi que le coût évalué à plusieurs millions d'euros. On estime que plus de 200 000 lanternes sont vendues chaque année dans le Royaume-Uni.

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Dans certaines communes de nos voisins, les lanternes sont interdites à cause du danger qu'elles représentent en période de sécheresse. Certaines personnalités souhaitent carrément les bannir dans tout le pays. Selon les autorités aériennes britanniques, le non respect des règles de conduite à tenir pour un lâcher de lanterne pourrait provoquer des accidents aériens (lanternes aspirées par les réacteurs). En Chine, des dizaines de vols commerciaux ont dû être retardés par précaution ces dernières années.

OVNI : 99% des sphères oranges lumineuses sont des lanternes

Nike Pope, ancien responsable du bureau d'étude OVNI du Ministère de la Défense Britannique a déclaré que 99 % des rapports OVNI impliquant des sphères ou lumières oranges concernaient la présence de lanternes lâchées au cours d'une cérémonie festive (mariage, baptême, événement sportif, etc.).

En France, les ufologues sont régulièrement sollicités pour enquêter sur des lumières oranges qui volent seules ou en grappes, au gré du vent. La plupart du temps elles montent à la verticale et disparaissent. Dans 95% des cas on découvre ensuite qu'il s'agissait d'un banal lâcher de lanternes "sauvage".



Le risque d'incendie est réel
Selon l'Arrété du 14 avril 2008, les objets susceptibles de générer un incendie sont interdits en tout temps (sauf autorisation préfectorale)

Art. 14. – Il est défendu, en tout temps, à toutes les personnes autres que les propriétaires de terrains boisés ou non, autre que les ayants droit de ces propriétaires ou autre que les personnes disposant de l’autorisation écrite du propriétaire, de fumer, de porter ou d’allumer du feu à l’intérieur de ces terrains. Il est également interdit aux usagers circulant sur les voies publiques traversant les bois, forêts, plantations, reboisements, landes et maquis de fumer ou de jeter tout objet susceptible de générer un incendie.

Aucun lâcher de lanternes volantes n’est possible dans les Pyrénées Orientales

Seuls les ballons de baudruche sont autorisés, sous certaines conditions :
- une autorisation préfectorale
- les ballons ne doivent pas être liés en grappes

- ils doivent être gonflés d'un gaz inerte (hélium ou azote seul ou en mélange), à l’exclusion de tout autre gaz combustible

- les bouteilles contenant le mélange gazeux seront marquées aux couleurs conventionnelles des gaz qu’elles contiennent et pourvues d’étiquettes portant la mention « gaz destiné au gonflage des ballons baudruche » et entreposées hors d’atteinte des enfants.

- les ballons devront être constitués d’une enveloppe non réfléchissante pour les radars, d’un volume inférieur à 50 dm3, sans charge utile solide autre qu’une carte de correspondance et sans emport de pièce métallique.

- seul un lâcher de 50 ballons maximum, non reliés entre eux, toutes les cinq minutes sera autorisé. Un maximum de 500 ballons sera lâché.

Sources :
http://www.pyrenees-orientales.gouv.fr/Demarches-administratives/Droit-Aerien
http://www.prevention-incendie-foret.com
http://www.bbc.co.uk/news/magazine-23129276
http://www.bbc.co.uk/news/uk-england-birmingham-23123549

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04 février 2018

06/10/1973 : des résidus enflammés tombent d’un OVNI entre Font-Romeu et Carcassonne

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Ce témoignage ancien provient du catalogue VERONICA :

PIC DE MAUROUX (près de FONT-ROMEU)

Le 06 octobre 1973.
"Monsieur Georges L., 66 ans est retraité des P et T, domicilié à BOURG MADAME (66800).
Le 06 octobre 1973 à l'aube, le ciel est très dégagé, sans nuage. Il gèle fort, la température est entre -5 et - 8 degrés.

Il fait encore nuit, M.L. qui se prépare pour aller à la chasse aux canards, se rend sur sa terrasse vitrée afin de voir le temps et de se vêtir en conséquence.
C'est alors qu'il voit une lueur très vive en direction du NE vers FONT-ROMEU, au dessus du "Pic de MAUROUX". Il prend d'abord cette lueur pour Vénus mais se rappelle de suite que ce n'est pas la position habituelle de cette planète. Faisant immédiatement des calculs assez précis, il estime l'angle d'observation de 18 à 20° en partant de la base du Pic, et à une distance variant entre 80 et 100 km soit au dessus de la région de CARCASSONNE.

A 6h40, la lueur n'avait pas bougé. le jour commence à se  lever. M L. se munit de ses jumelles de grossissement 8 et se dirige vers son étang situé à 1 km 500 de BOURG MADAME. Arrivé sur les lieux, il regarde à nouveau dans le direction de l'objet, il le retrouve au même endroit. Malgré l'arrivée dominante du jour, sa luminosité n'a pas diminué. A la jumelle il distingue alors comme deux gros phares côté à côté. Le soleil apparait sur la commune d'ANGOUSTRINE. Instantanément, les deux phares s’éteignent et M. L. distingue la carlingue d'un appareil grisâtre de la grosseur de la "lune vieille", muni à sa base de hublots comme un train de nuit. La base extrême de l'appareil s'illumine de couleurs mélangées, un peu comme l'arc en ciel, avec des dominantes violets et orange. Puis des sortes de résidus enflammés tombent lentement de l'OVNI à la verticale. L'engin disparait subitement,  bien que le champ visuel de M. L. avec ses jumelles soit large de plus de 10 km, une ou deux secondes à peine après l’extinction des deux phares. Quant aux résidus, 3 seulement descendirent au sol, le 4e resta en l'air. Pensant que son observation n’a plus d'intérêt, M.L. qui commence à grelotter sérieusement, rentre dans sa cabane de chasse. La fin de la chute des trois résidus lui est masquée par une haute rangée d'arbres."

D'autres témoins observent le même phénomène.
- 4 à EUS (commune entre PRADES et VINCA) 66500
- 1 à  ILLE SUR TET 66130
- 1 à PAZIOLS 11530
Ainsi que de nombreux vendangeurs.

Complément d'information :
L'OVNI de 1973 en Cerdagne, un vieux cas qui donne du fil à retordre !

03 décembre 2017

OVNIS dans le 66 depuis 2001 - accès par menu déroulant

mozaique2001

MENU DEROULANT :

Ces témoignages n'ont pour l'instant pas trouvé d'explication satisfaisante. Ils sont donc, par définition, des Phénomènes Aériens Non identifiés et dans certains cas, Objets Volants Non Identifiés. Il est possible que l'on revienne sur un classement en fonction d'éléments nouveaux. Le terme OVNI est, par défaut, provisoire.

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01 octobre 2016

GEIPAN : depuis 1976, quelques rares cas demeurent inexpliqués dans le 66

Le GEIPAN est le service public chargé d'élucider et de classer les témoignages OVNI/PAN qui lui parviennent, le plus souvent par le biais de procès-verbaux de Gendarmerie. Les rapports sont étudiés, expertisés puis publiés avec un classement (A, B, C, D) en fonction de leur étrangeté et de leur consistance. A B et C nous intéressent peu car ils regroupent respectivement les méprises expliquées, les erreurs probables et les dossiers dont les éléments sont trop succincts pour être étudiés. Les cas classés en D résistent à l'analyse mais ils sont rares dans notre département. 




25 mars 1976 - THUIR
3 témoins observent une soucoupe volante.

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Le 25 mars 1976 vers 14h30 un automobiliste et ses passagers qui roulaient sur la CD48 entre Thuir et Camelas, observent dans le ciel un engin lumineux se déplaçant Est-Ouest. De grandes dimensions et de forme ovale surmonté d'un dôme, il reste dans leur champ de vision durant une minute avant de disparaître brusquement. Aucun autre témoignage ne sera recueilli sur ce phénomène.

Classé D1 par le GEIPAN (fiche du cas)
lien vers le PV de Gendarmerie



16 février 1978 - Mont-Louis
Observation de deux objets se déplaçant à très grande vitesse.

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(illustration)

Le 16 février 1978 à 6h40 un automobiliste aperçoit durant une minute une boule brillante de couleur orangé en stationnaire au-dessus de la vallée mais en-dessous des sommets des montagnes. L'objet se déplace ensuite à très grande vitesse en évitant les montagnes et sans bruit dans une direction Nord-Nord-Est. Une traînée lumineuse est visible dans son sillage et le témoin observe alors un second objet ovoïde de couleur mat qui suit le premier objet à une trentaine de mètres. Aucun autre témoignage n'a été recueilli sur ce phénomène. Classé D par le GEIPAN jusqu'en 2017.

Mise à jour août 2017 :

"Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque en cas de type « D » et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation anciennement nommé MONT LOUIS (66) 1978 fait partie des cas D récemment revisités. "

L'enquête conclue à une rentrée satellitaire (Cosmos 250).

Reclassé A en juillet 2017
Lien vers le PV de Gendarmerie
GEIPAN (fiche du cas)



19 septembre, 3 octobre et 27 octobre 1981 - Bourg-Madame
Objet lumineux rouge en zone frontalière.

1981-Bourg-Madame

Les 19 septembre, 3 et 27 octobre 1981 des témoins aperçoivent dans la même zone frontalière franco-espagnole, un objet lumineux qui se déplace dans le ciel entre 23h et 3 h du matin. La direction de cet objet pour les trois observations est Nord-Sud et la couleur rouge est indiquée par les trois témoins. L'enquête très complète des gendarmes permettra d'éliminer les confusions avec les passages d'aéronef connus ou un astre mais ne permettra pas d'identifier le phénomène.

Pas de suite connue à ce cas.
Classé D par le GEIPAN (fiche du cas)
Lien vers le PV de Gendarmerie



27 septembre 2001 - Saint-Laurent-de-la-Salanque
Triangle noir
silencieux.

triangle-noir-septembre2001

"Je venais d'éteindre la télé et je suis allée à la fenêtre. J'ai entendu plusieurs chiens aboyer en même temps dans la rue et quelques instants après, j'ai vu dans le ciel cette forme triangulaire qui venait de droite, assez rapidement, de la direction de Narbonne et allait sur Perpignan. La forme se découpait assez bien dans le ciel qui était tout de même assez lumineux. Elle devait être à six ou sept cents mètres de moi. Elle avait la forme d'un triangle, de couleur assez sombre, aux angles arrondis portant chacun un point lumineux fixe. L'objet semblait assez bombé et il volait horizontalement et bien plus vite qu'un avion de ligne et je n'entendais aucun bruit particulier, mais peut-être la distance...".

Rien à signaler du côté du contrôle aérien de l'aéroport Perpignan-Rivesaltes ni du côté de la gendarmerie, qui recueille les témoignages de ce type. Pas de suite connue à ce cas.

Classé D par le GEIPAN (fiche du cas)
Lien vers le PV de Gendarmerie



20 octobre 2008 - Palau-del-Vidre

Triangle noir silencieux.

triangle_palau_del_vidres

Fin octobre 2008 : tôt le matin (6h30 environ) deux employés roulant à bord d'un fourgon remarquent vers l’horizon Est (au-dessus du littoral, direction la mer – entre Saint Cyprien et Argelès/mer) ce qu’ils ont pris tout d’abord pour une étoile (blanche, brillante, sans clignotement, magnitude importante) puis pour un avion en phase d’atterrissage.  Ils ont observé ce PAN tout le long de leur route à partir d’Elne (N114)
 
En arrivant à Palau Del Vidre, suivant des yeux ce PAN qui continuait sa descente, alors qu'ils s’attendaient à se retrouver pratiquement sous l’objet qui s’approchait par leur droite et sans qu’ils n'aient pu observer la « transition » (les arbres et des immeubles ne laissaient entrevoir le PAN que par intermittence) un objet triangulaire « énorme » noir, avec un globe lumineux rouge fixe dessous, les a pratiquement survolés dans un silence total et à la vitesse d’un piéton, à l’entrée du village. Le triangle évoluait à très basse altitude. Il paraissait aussi grand qu’un avion de ligne. "Quelqu'un la tête baissée n'aurait pas remarqué son passage silencieux" précise l'un des témoins.
 
L’objet a disparu caché par les immeubles. Les deux témoins ont tenté de suivre l’objet mais le temps de trouver la route qui allait dans sa direction (1 minute environ) l’objet avait totalement disparu.
 
Classé D1 par le GEIPAN (fiche du cas)


Pour le lecteur assidu, il est fortement conseillé de jeter un oeil sur chaque lien qui pointe vers les procès-verbaux de Gendarmerie pour s'imprégner du contexte de l'époque et de la manière dont étaient relatés les faits par les témoins, avec leur vocabulaire et leur personnalité. Ces documents sont une source riche en informations pour les chercheurs.

Les Phénomènes Aériens Non identifiés (PAN) de catégorie D regroupent les observations inexpliquées malgré les éléments en possession du GEIPAN. La catégorie D recouvre deux sous-catégories : les PAN D1 qui correspondent à des phénomènes étranges, mais dits de consistance moyenne, par exemple associés à un témoignage unique, sans enregistrement photo ou vidéo et les PAN D2 qui correspondent à des phénomènes très étranges et de consistance forte : plusieurs témoins indépendants et/ou des enregistrements photo ou vidéo et/ou des traces au sol. Il n'y a aucun D2 à ce jour dans les Pyrénées-Orientales.

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06 mai 2016

Pyrénées-Orientales : quand il n'y a pas d'ovni, y a pas d'ovni !

ciel-ovni66

Vous l'avez remarqué, l'actualité ufologique dans les Pyrénées-Orientales est assez réduite depuis quelques mois. Quelques signalements de lumières lointaines, des photos surprises, des météores, des bolides mais rien de vraiment étrange au final. Les moyens de vérification que nous avons mis en place sont assez efficaces et ceci explique peut-être cela : nous n'avons plus grand chose à nous mettre sous la dent. OVNI66 ne cherche pas à faire du sensationnalisme et c'est la raison pour laquelle, quand il n'y a pas d'ovni, y a pas d'ovni et donc moins d'articles ! A quoi bon enchérir sur des éléments dont l'indice d'étrangeté est tellement faible qu'il n'intéresse personne. Nous avons aussi fait le choix délibéré de ne pas communiquer sur les cas hors du département des Pyrénées-Orientales afin de faciliter nos enquêtes. Réactivité, efficacité, écoute, reconstitutions sur le terrain sont les conditions nécessaires pour établir un rapport circonstancié et essayer de résoudre une affaire. C'est la raison pour laquelle OVNI66 se concentre sur le LOCAL. Bien sûr, on surveille l'actualité ufologique mondiale et force est de constater que l'absence d'affaires consistantes est générale, globale.

En attendant la prochaine vague...

Que faire pendant ce temps où les OVNIS se font si furtifs ? Continuer à observer le ciel pour se familiariser avec lui. J'entends souvent : "c'est la première fois que je vois ça", "je n'ai jamais vu ça". "C''était extraordinaire". Puis, quand on gratte un peu et que l'on s'aperçoit qu'il s'agit d'un banal bolide ou d'une rentrée atmosphérique, on se dit : "et oui il faut bien une première fois !" Donc observer le ciel, s'habituer à ce qui est identifiable (aéronefs, feux de signalisation, bolides, astronomie récréative, à l'oeil nu). Reconnaître les astres et leurs positions au fil de l'année. Pouvoir identifier Jupiter et observer ses satellites avec de simples jumelles, répérer Sirius, Vénus, Arcturius, Capella. Tout ce qui peut contribuer à une meilleure connaissance de notre environnement connu est bon à prendre. Il est utile de s'entraîner à identifier la direction du vent, les points cardinaux depuis notre position, quantifier le temps d'une observation (souvent en secondes), évaluer une hauteur par rapport à l'horizon, une direction de début et de fin de visibilité d'un satellite ou d'un avion. Enrichir nos connaissances dans les phénomènes naturels, orageux, nuageux, etc.

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31 décembre 2015

31/12/2015 - Un bolide traverse le ciel de la Catalogne en plein jour

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Le bolide photographié depuis Teià (Espagne) par © Pedra Ennuvolat - Albert Vàzquez

Ce matin jeudi 31 décembre 2015 aux alentours de 8h30 une cinquantaine de témoins a observé le passage d'un bolide dans le ciel Catalan. Les témoignages font état d'une boule lumineuse verte avec une courte traînée visible pendant plusieurs secondes. Selon la perception de chacun, les couleurs variaient du bleu au vert. Cette couleur caractéristique des rentrées atmosphériques est due à l'ionisation de l'air au passage du météore.

Météorite ou météore ?

Le terme météorite est souvent galvaudé comme on peut le constater sur le titre du journal l'Indépendant. Les météorites ne traversent pas le ciel. On parle de "météorite" quand on veut désigner les fragments tombés au sol. Si le phénomène est encore dans le ciel, il s'agit d'un météore ou d'un bolide quand sa luminosité dépasse celle de la planète Vénus. Dans le cas de ce matin, la NASA n'indiquait aucune rentrée atmosphérique de débris spatiaux (en général on est averti à l'avance quand un morceau de fusée ou un débris de satellite entre dans l'atmosphère). L'hypothèse du morceau de roche de type météoroïde est donc la plus probable.

Un phénomène courant

Au fil des saisons, notre planète traverse des essaims de roches issues de comètes et certaines d'entre elles traversent notre atmosphère. On parle dans ce cas d'une rentrée atmosphérique. Le phénomène est courant puisqu'on peut observer toutes les nuits des étoiles filantes (qui sont des poussières de roches qui se désagrègent dans la haute atmosphère). Certaines d'entre elles peuvent atteindre des dimensions respectables et le météore qui a traversé le ciel Catalan ce matin semble important en terme de masse, de l'ordre de plusieurs kilogrammes. Il n'est pas impossible que des fragments atteignent le sol et qu'avec un peu de chance des météorites soient découvertes dans les prochaines semaines. Toutefois la perception de ce type de phénomène est souvent faussée par une impression de proximité alors que ce fragment cométaire était probablement à plusieurs centaines de kilomètres d'altitude.

La difficulté de retrouver les fragments au sol

Quand le morceau de roche se désagrège, sa vélocité est très grande et il est remarquable par sa luminosité mais en fin de course, les fragments qui atteignent le sol ne sont que très rarement visibles sauf si la combustion génère une traînée de fumée qui pourrait être remarquée par des témoins. Les météores peuvent aussi être audibles, créant des bangs sonores ou des sifflements perceptibles.

Que faire en cas d'observation ?

Le plus important pour les scientifiques est de pouvoir reconstituer la trajectoire et de calculer la chute possible de fragments (météorites). Pour cela le témoin doit indiquer précisément l'heure, le lieu où il se trouve, la direction du début de l'observation, la durée et la direction de la fin de l'observation. Avec ces éléments il sera possible de calculer la trajectoire surtout si les témoignages sont multiples.