04 novembre 2014

Sonde Rosetta et plan sur la comète : Philae atterrira sur le site J, baptisé "Agilkia"

Du 16 au 22 octobre 2014, un grand concours était organisé par l'ESA. Il offrait à chacun la possibilité de proposer un nom pour baptiser définitivement le site d'atterrissage du petit robot. Aujourd'hui 04 novembre 2014, le "site J" a enfin trouvé un nom : Agilkia. Philae tentera donc de se poser sur Agilkia le 12 novembre 2014 à 8h35 UTC. Le gagnant du concours est un français, Alexandre Brouste. A la clé : une invitation à Darmstadt, en Allemagne, pour suivre l’atterrissage de Philae, en direct, le 12 novembre au cœur du Centre européen d’opérations spatiales (ESOC) de l’ESA.

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© ESA–C. Carreau/ATG medialab - Illustration : la sonde Rosetta largue Philae sur la comète

La sonde Rosetta lancée en 2004 par Arianespace va larguer dans quelques jours l'atterrisseur Philae sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko afin d'étudier sa composition : une première mondiale et 20 ans de préparation. C'est en utilisant l'assistance gravitationnelle de Mars et de la Terre à plusieurs reprises que la sonde Rosetta a pu s'approcher de la comète située à près de 500 millions de kilomètres du soleil. En juin 2011, la sonde s'était mise en état d'hibernation pour économiser son énergie. Elle est restée muette pendant 31 mois et ce n'est qu'en janvier 2014 qu'elle a émis un signal prouvant qu'elle était toujours opérationnelle et apte à terminer sa mission.


Belle présentation de la mission Rosetta avec le sosie d'Albert Einstein !

Après avoir parcouru plus de 6,4 milliards de kilomètres, la sonde Rosetta orbite depuis le mois d'août autour de la comète et se rapproche de jours en jours du site J qu'il restait à baptiser d'un nom définitif : Agilkia : il s'agit du nom d'une île sur le Nil, en Egypte, où les ruines antiques de l'île de Philae ont été déplacées suite à la construction du barrage d'Assouan dans les années 1970. Un nom qui devrait rester dans les annales de la conquête spatiale.


On tire un plan sur la comète ? Quand Philae titille le point J... c'est chaud !

Félicitations à l'heureux gagnant du concours.

Pour en savoir plus sur la sonde Rosetta :
- http://rosetta.esa.int/

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28 octobre 2014

27/10/2014 : le module ATV-5 vient de sauver l'ISS d'une possible collision

Lundi 27 octobre 2014, c'était l'effervescence à Toulouse ! Le responsable de l'activité ATV-CC a reçu une alerte de la NASA concernant un débris de l'ancien satellite Cosmos 2251 qui s'approchait dangereusement de la Station Spatiale Internationale. C'est en effet depuis le centre de contrôle de Toulouse que l'Agence Spatiale Européenne a mis au point les procédures d'évitement de débris spatiaux. Celle-ci gère le module cargo ATV5 dont l'une des missions consiste à exercer une poussée avec ses propres moteurs pour rehausser ou modifier l'orbite de la station ISS en cas de danger de collision avec un objet ou une météorite. La procédure habituelle dure plus de 24h mais hier, les équipes de l'ATV-5 devaient réagir en moins de 2 heures. Le débris se trouvait à moins de 10 km de la station qui abrite actuellement 6 astronautes. Le module ATV-5 a parfaitement réussi sa mission en donnant une poussée de 4 minutes à l'ISS,  modifiant légèrement son orbite et la mettant à l'abri de toute collision.

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© ESA–D. Ducros, 2014 - Illustration de l' ATV-5 arrimé à l'ISS

Il s'en passe des choses dans le ciel ! Une grande réussite qui n'a pas reçu l'écho mérité dans les médias... C'est tout de même une première dans l'histoire européenne du vol habité !

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14 août 2014

12/08/2014 - Un satellite qui recule ? Arrimage réussi du cargo ATV à l'ISS.

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Vues du sol, les manoeuvres d'approche de l'ATV ont pu paraître insolites !


Vidéo de l'approche de l'ATV ; à la 5e minute, le tracé des manoeuvres avant l'arrimage

C'est à 15h30 mardi 12 août 2014 que le cargo ATV-5 s'est arrimé avec succès à la Station Spatiale Internationale (ISS). Un amarrage piloté à distance depuis le Centre de Contrôle ATV du CNES à Toulouse.

Durant les 6 prochains mois, l'ATV restera collé à l'ISS.

Ce module doit remplir plusieurs missions :
- ravitailler l'ISS en eau et en carburant
- livrer de l'oxygène et de la nourriture aux six astronautes de la station
- apporter des pièces de rechange et du matériel scientifique
- ramener les déchets de l'ISS (tout sera désintégré pendant la rentrée atmosphérique)
- rehausser l'orbite de l'ISS qui ne cesse de tomber vers la Terre à chaque seconde
- étudier et simuler la désorbitation de la station ISS prévue pour 2024.

Le Président du CNES déclarait mardi depuis le Centre de Contrôle de Toulouse :
"Une fois encore, l'amarrage de l’ATV s’est déroulé de façon magistrale, au millimètre près. Pour réaliser cette véritable prouesse, il aura fallu des années de travail acharné et rigoureux de centaines de femmes et d’hommes des entités spatiales européennes. Après le rendez-vous de Rosetta la semaine passée, l'Europe démontre aujourd’hui encore sa maîtrise des techniques spatiales de pointe, avec ce cinquième et dernier véhicule ATV aux performances et à la fiabilité remarquables". (source)

L'ISS sera visible dans nos cieux toutes les prochaines nuits.

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06 avril 2012

03/04/2012 - Toulouse/INSA : conférence du GEIPAN

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Mardi 3 avril 2012, le GEIPAN (Groupement d'Etudes et d'Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) était invité par l'INSA (Institut National des Sciences Appliquées) à Toulouse pour une conférence en trois parties. Le public jeune était principalement composé d'étudiants et d'une poignée d'ufologues. La salle de l'amphithéâtre était comble et l'ambiance plutôt studieuse et passive (à part quelques réactions offusquées de courte durée concernant la rareté des cas D présentés).

Le Directeur du GEIPAN :
Xavier Passot a dressé un bref historique du GEIPAN, ses relations avec le CNES (Centre National d'Etudes Spatiales), le fonctionnement de cette institution unique en son genre et quelques cas étudiés récemment. Il s'est montré extrêmement prudent quant à l'interprétation des observations d'OVNIS qu'il reçoit quotidiennement et nous a fait clairement ressentir son scepticisme par rapport aux phénomènes non identifiés dans leur ensemble. C'est sans ambiguïté qu'il aborde le sujet d'une manière rationnelle, scientifique et pragmatique. Reconnaissant que les cas d'une haute étrangeté sont plutôt rares, il n'a pas manqué de nous démontrer que les cas les plus courants sont des méprises ou erreurs d'interprétations, photos, schémas et vidéos à l'appui (Sprites, satellites, effets de Flare, reflets, bolides, spectre de Brocken, "cocarde du pilote", lanternes thaï, etc.) et que le rôle du GEIPAN consiste à répondre à une forte demande d'explications par un public souvent peu ou mal informé sur le ciel, la météo, l'astronomie et l'aéronautique en général.

Pour les cas restés non expliqués, Xavier Passot distingue les cas D1 (cas inexpliqué peu consistant avec un caractère d’étrangeté marqué) et D2 (phénomènes très étranges et "de consistance forte" avec plusieurs témoins indépendants, et/ou des enregistrements photo ou vidéo, et/ou des traces au sol) des anciens cas D (phénomène non identifié), amenant ainsi quelques précisions utiles à la classification destinée aux chercheurs et au public.

Malgré son excessive prudence, M. Passot a su convaincre de l'utilité du rôle du GEIPAN et de la nouvelle dynamique qu'il compte insuffler à cet organisme d'utilité publique.

Romain Bouvier, chercheur en psychologie au CNRS :
Ce jeune scientifique a tenté de nous expliquer que le comportement d'un enquêteur (sa manière de poser les questions, le vocabulaire utilisé, la gestuelle) pouvait influencer le récit du témoin de manière inconsciente et qu'il était donc important que celui-ci soit formé aux techniques interrogatoires appropriées à ce genre de situation. Fort de ses connaissances en psychologie cognitive, M. Bouvier a donné quelques exemples démonstratifs (vidéos et sonores - qui n'ont pas manqué de faire rire le jeune public), concernant les phases d'étonnement, d'émerveillement, de peur et de panique de certains témoins face à un phénomène qu'ils n'identifient pas sur le moment. L'exposé était rapide et le phrasé un peu maladroit (M. Bouvier semblait vouloir rester discret sur sa méthode tout en nous faisant partager son enthousiasme) mais ce chercheur en psychologie avait l'air très sûr de lui, parlant d'hypothèses de nature psychologique, de phénomènes psychopathologiques et schizophréniques... des termes qui font évidemment bondir certains ufologues. J'ai bien aimé sa remarque : "La moitié des erreurs judiciaires est due à des erreurs d'évaluation des témoins oculaires". La brièveté de son exposé concernant les méthodes interrogatoires calquées sur celles utilisées par la police ou les agents d'assurance n'a pas permis de rendre compte de la portée de ses recherches mais elles semblent prometteuses. J'ai retenu que sa méthode permettrait de différencier les souvenirs réels des souvenirs induits ou construits, entre autres. Les enquêteurs de terrain auraient fort à gagner à suivre une formation de ce type.

Michael Vaillant, informaticien et statisticien :
Cette partie pouvait paraître un peu ardue mais aurait largement mérité un prolongement tant le sujet était à la fois original, riche et pointu. Michael nous a épargné les formules mathématiques complexes, algorithmes et autres tortures de l'esprit en réussissant à vulgariser au maximum son exposé.

Cartes géographiques des cas :
Partant de cartes géographiques sur lesquelles sont pointés les cas répertoriés au niveau national, Michael Vaillant a essayé de découvrir quels étaient les points communs entre certaines de ces observations et la géographie locale. Les paramètres tels que la densité de population, le taux d'ensoleillement, la présence d'aéroports, les sites de stockage, de traitement ou centrales nucléaires, confrontés à la présence de phénomènes aériens non identifiés font l'objet d'une étude scrupuleuse et factuelle, sans états d'âmes ou subjectivité.

Les résultats sont troublants : après avoir nettoyé des cartes les PANS de type A, B, C, il ressort qu'il y aurait une corrélation entre la présence de PAN D et tout ce qui est lié au nucléaire. Ce fait étonnant est passé presque inaperçu pendant la conférence et personne n'a relevé sur le moment l'importance de cette découverte qui suscitera certainement de nombreuses interprétations et commentaires dans un avenir proche. Michael Vaillant propose d'ajouter des variables pour essayer d'aller plus loin dans cette voie de recherche.

Chronologie des vagues :
Une autre étude démontre que les vagues d'ovnis - à un niveau mondial cette fois-ci - (communément admises par leur réelle popularité) ont une fréquence régulière dont la durée est exponentielle dans le temps. M. Vaillant suggère que ce rythme ressemble a celui d'un apprentissage programmé, sans se risquer de préciser si celui-ci est dû à une volonté extérieure ou plus simplement à un traitement médiatif porté par un inconscient collectif. La prochaine vague importante serait même prévisible : 2035.
Michael Vaillant a fait un travail remarquable. La publication de ces constats est attendue avec impatience !

Réserves :
L'enregistrement de cette conférence étant interdit, j'émets donc quelques réserves sur la fidélité de mon compte-rendu concernant la dernière partie de conférence. Michael Vaillant pourra corriger s'il le souhaite.
Pascal Guillaumes pour OVNI66.

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13 janvier 2010

OVNI66 aux Repas ufologiques de Toulouse

YVAN BLANC - RESPONSABLE DU GEIPAN - AUX REPAS UFOLOGIQUES DE TOULOUSE LE 13 JANVIER 2010

Jean-François et Pascal étaient au rendez-vous. Ce fut l'occasion pour le réseau OVNI66 de rencontrer Yvan Blanc, responsable du GEIPAN, le seul organisme d'état chargé de recueillir les témoignages issus des archives et procès-verbaux de Gendarmerie relatifs aux PAN et OVNIs.

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La réunion avait lieu au premier étage du Flunch des Allées Jean-Jaurès. Une soixantaine de personnes participait à la réunion. Assis au dernier rang à cause de notre arrivée tardive (20h30) nous n'avons pas manqué une miette des échanges avec le responsable du GEIPAN, Yvan Blanc, qui s'est prêté avec beaucoup de sérieux et d'attention au jeu des questions-réponses imposé par un public averti.

 

Les morceaux de dialogues ci-dessous, sont tels que je les ai compris ou entendus, ils ne sont pas garantis "textuels" mais j'ai retenu quelques interventions intéressantes :


"Le GEIPAN pourrait-il, s'il le fallait, interroger les photos satellites afin d'y vérifier la présence d'un objet observé par des témoins ?". Réponse de M. Blanc : "Oui on pourrait".

"Le GEIPAN ne devrait-il pas sensibiliser les médias et donc les journalistes à l'importance des 23% de cas inexpliqués de PAN et OVNI ?" Réponse pour le moins étonnante : "le GEIPAN n'est pas invité par les médias, même quand il s'agit d'émissions sur le sujet OVNI. Ce sujet ne semble pas intéresser les chaînes à grande audience". On peut s'interroger sur les raisons de ce constat : manque d'intérêt du public ? Auto-censure des journalistes ? Ignorance sur le sujet ?

Plusieurs cas anciens sont revenus sur la scène comme la fameuse vague d'ovni du 5 novembre 1990, considérée comme la conséquence de la rentrée atmosphérique d'un satellite russe et observée un peu partout en France par des centaines de témoins. On a reproché au GEIPAN (à l'organisme et non à M. Blanc qui n'était pas à ce poste à l'époque) d'avoir écarté les témoignages dont la durée dépassait pour certains plusieurs dizaines de minutes (et non 2 mn) voire 40 minutes.

Malgré le scepticisme de l'auditoire quant à la version du GEIPAN sur ce cas, M. Blanc est resté à l'écoute et à même abordé des sujets aussi sensibles que les Lumières de Hessdalen en Norvège, rectifiant quelques erreurs ou rumeurs concernant la présence permanente de scientifiques. Il a, par exemple, précisé que les observateurs présents dans ce pays reculé sont bien souvent des professeurs d'université ou d'écoles et non de purs scientifiques et que leurs moyens techniques de détection sont malheureusement assez modestes. Le CNRS a toutefois déployé des capteurs magnétiques et le CEA des capteurs sensibles et caméras à déclenchement automatique. On sait qu'il y a un phénomène inconnu qui hante l'espace aérien de ce territoire. La participation au niveau européen pourrait même être envisagée pour faire toute la lumière sur cette affaire.

On a abordé aussi l'intérêt de l'utilisation de "réseaux de diffraction" (ou bonnettes à réseaux) par les gendarmes et le public. Il s'agit simplement d'une diapositive que l'on place sur son objectif d'appareil photo et qui a la particularité - en servant de filtre - d'imprimer sur la photo d'une lumière nocturne, la "signature spectrale" de celle-ci. Ce procédé est déjà utilisé en astronomie pour mesurer la composition chimique des corps célestes (entre autres informations). Un membre d'UFO-Science à abordé l'intérêt de l'utilisation des "réseaux de diffraction" pour le public et en a gracieusement offert à l'assistance. Je m'en suis procuré quelques unes pour les observateurs du réseau OVNI66.

M. Blanc nous a expliqué qu'il souhaitait qu'il soit entendu et compris que le GEIPAN n'est pas un organisme qui fait de la recherche. Le GEIPAN est une structure publique dont la mission principale est de collecter, analyser, archiver et mettre à disposition les témoignages d'observations de PANs en France.

Bien sûr, il regrette le manque de moyens mis à sa disposition et reconnaît que la multitude de témoignages reçus ne sont pas traités dans les délais qu'il souhaiterait.

Quelques personnes dans le public ont fait part d'observations ou enquêtes que l'on peut retrouver sur internet et ont abordé des sujets que nous connaissions déjà, qu'il serait long et inutile de développer ici. La soirée fut courte, trop courte et bien sûr on espère en vivre d'autres dans l'avenir.

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(ci-dessus : Yvan Blanc, responsable du GEIPAN)

En guise de conclusion, j'ajouterais cette pertinente question posée ce soir là :
"Dans le classement du GEIPAN, ne pourrait-on envisager en marge de la classe D (phénomène non identifié) une nouvelle classe : phénomène non identifié intelligent ?"

M. Blanc a répondu : "oui, cela ne me pose aucun problème".

J'ai trouvé sa réponse assez révolutionnaire !

C'est bien le signe que le GEIPAN a suffisamment de données à sa disposition pour reconnaître que certains phénomènes aériens non identifiés échappent à notre compréhension et méritent une plus grande attention des autorités, des médias et du public.

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