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25/06/2021 - Rapport préliminaire du renseignement américain sur les PANs

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BUREAU DU DIRECTEUR DU RENSEIGNEMENT NATIONAL
Évaluation préliminaire :
Phénomènes aériens non identifiés
25 juin 2021


CHAMP D'APPLICATION ET HYPOTHÈSES
Champ d'application
Ce rapport préliminaire est fourni par le Bureau du Directeur du Renseignement National (ODNI) en réponse à la disposition contenue dans le rapport sénatorial 116-233, qui accompagne « la Loi sur l'Autorisation du Renseignement» (IAA) pour l'Exercice 2021, demandant que le DNI, en concertation avec le Secrétaire de la Défense (SECDEF), présente une évaluation du renseignement sur la menace posée par les phénomènes aériens non identifiés (PAN) et des progrès de la « Task Force » (UAPTF) dans la compréhension de cette menace.

Ce rapport donne aux décideurs un aperçu des défis associés en caractérisant la menace potentielle posée par les PANs tout en offrant un moyen de développer des processus, stratégies, technologies et formations pertinentes à l'armée américaine et au personnel du gouvernement (USG) si et quand ils rencontrent un PAN, afin d'améliorer les services du renseignement à comprendre la menace. Le directeur de l'UAPTF est le responsable officiel pour assurer la collecte et la consolidation en temps opportun des données sur les PANs. L'ensemble de données décrit dans ce rapport est actuellement limité principalement au signalement d'incidents par le gouvernement américain survenus de novembre 2004 à mars 2021. Les données continuent d'être recueillies et analysées.

L'ODNI a préparé ce rapport pour les commissions du renseignement et des services armés du Congrès.
L'UAPTF et l'ODNI National Intelligence Manager for Aviation ont rédigé ce rapport, avec la contribution de :
USD(I&S), DIA, FBI, NRO, NGA, NSA, Air Force, Army, Navy, Navy/ONI, DARPA, FAA, NOAA, NGA, ODNI/NIM-Emerging and Disruptive Technology, ODNI/National Counterintelligence and Security Center, and ODNI/National Intelligence Council.

Hypothèses
Diverses formes de capteurs qui enregistrent les PANs fonctionnent généralement correctement et capturent suffisamment de données réelles pour permettre les évaluations initiales, mais certains PANs peuvent être attribuables à des anomalies des capteurs.

RÉSUMÉ
La quantité limitée de rapports de haute qualité sur les phénomènes aériens non identifiés (PANs) entrave notre capacité à tirer des conclusions fermes sur la nature ou l'intention des PANs.

Le groupe de travail sur les phénomènes aériens non identifiés (UAPTF) a examiné une gamme d'informations sur le PANs décrits dans les rapports militaires américains et IC (Intelligence Community), mais parce que les rapports manquaient de précisions suffisantes, a finalement reconnu qu'un processus/modèle de rapport unique et personnalisé était nécessaire pour fournir des données suffisantes pour l'analyse des événements PAN.

- En conséquence, l'UAPTF a concentré son examen sur les rapports qui ont eu lieu entre 2004 et 2021, dont la plupart résultent de ce nouveau processus sur mesure pour mieux enregistrer les événements PAN grâce à des rapports formalisés.

- La plupart des PANs signalés représentent probablement des objets physiques car la majorité des PANs ont été enregistrés sur plusieurs capteurs (radar, infrarouge, électro-optique, chasseurs d'armes) et par l’observation visuelle.

Dans un nombre limité d'incidents, les PANs sembleraient présenter des caractéristiques de vol inhabituelles. Ces observations peuvent être le résultat d'erreurs de détection, méprises ou perception erronée des observateurs ; elles nécessitent une analyse plus rigoureuse.

Il existe probablement plusieurs types de PANs nécessitant des explications différentes en fonction de la variété des apparitions et des comportements décrits dans les rapports disponibles. Notre analyse des données soutient le concept selon lequel si et quand les incidents PANs sont résolus, ils entreront dans l'une des cinq catégories explicatives possibles : le « bruit aérien » (oiseaux, drones, ballons, divers objets), les phénomènes atmosphériques naturels, les programmes de développement des Etats-Unis ou de l'industrie américaine, les systèmes adverses étrangers, et enfin une catégorie fourre-tout « autre ».


Les phénomènes non identifiés posent clairement un problème de sécurité pour la sécurité des vols et peuvent constituer un défi pour la sécurité nationale des États-Unis. Les problèmes de sécurité concernent principalement les pilotes aux prises avec un espace aérien de plus en plus encombré. Les PANs représenteraient également un défi de sécurité nationale s'il s'agit de plateformes de collecte d'un adversaire étranger ou pourraient fournir la preuve qu'un adversaire potentiel a développé une technologie révolutionnaire ou perturbatrice.

La consolidation cohérente des rapports de l'ensemble du gouvernement fédéral avec l'établissement de rapports normalisés, une collecte et une analyse accrues ainsi qu’un processus simplifié de filtrage de tous ces rapports en parallèle avec à un large éventail de données pertinentes du gouvernement américain permettront une analyse plus poussée des PANs susceptible d'approfondir notre compréhension. Certaines de ces étapes sont gourmandes en ressources et nécessiteraient des investissements supplémentaires.

LES RAPPORTS DISPONIBLES EN GRANDE PARTIE NON CONCLUANTS
Des données limitées laissent la plupart des PANs inexpliqués…

Les données limitées et le manque de consistance des rapports sont des défis clés pour évaluer les PANs. Les rapports normalisés n’existaient pas jusqu'à ce que la Marine en établisse un en mars 2019. L'Air Force a par la suite adopté ce mécanisme en novembre 2020, mais il reste limité à l'USG. L'UAPTF a régulièrement entendu des anecdotes au cours de ses recherches sur d'autres observations qui ont eu lieu mais qui n'ont jamais été saisies dans les rapports formels ou informels par ces observateurs.


Après avoir soigneusement examiné ces informations, l'UAPTF s'est concentrée sur les rapports impliquant les PANs en grande partie observés de première main par des pilotes militaires et qui ont été collectés à partir de systèmes que nous considérons comme fiables. Ces rapports décrivent des incidents survenus entre 2004 et 2021, la majorité ayant eu lieu au cours des deux dernières années, alors que la nouvelle procédure de signalement était mieux connue de la communauté de l'aviation militaire.
Nous avons pu identifier un PAN signalé avec grande confiance. Dans ce cas, nous avons identifié l'objet comme un gros ballon se dégonflant. Les autres restent inexpliqués.

- 144 rapports provenant de sources gouvernementales américaines. Parmi ceux-ci, 80 rapports impliquaient l'observation avec plusieurs capteurs/détecteurs.

- la plupart des rapports décrivent les PANs comme des objets qui interrompent un entrainement planifié ou autre activité militaire.

LES DÉFIS DE LA COLLECTE DE DONNÉES SUR LES PANs

Les stigmates socioculturels et la limitation des capteurs (radar, IR, optiques, etc.) demeurent des obstacles à la collecte de données sur les PANs. Bien que certains défis techniques, tels que la façon de filtrer correctement les parasites radar pour assurer la sécurité des vols pour les aéronefs civils et militaires - sont connues de longue date dans l'aviation, alors que d'autres sont propres à l'ensemble de problèmes PANs :

- des aviateurs décrivent le dénigrement associé à l'observation des PANs, à son signalement, ou la difficulté d'en discuter avec des collègues. Bien que les effets de ces stigmates se soient atténués à mesure que les cadres supérieurs des milieux scientifiques, politiques, militaires et du renseignement s'engagent sérieusement sur le sujet en public, le risque pour leur réputation peut rendre de nombreux témoins  silencieux, compliquant la poursuite scientifique du sujet.

- les capteurs montés sur les plates-formes/installations militaires américaines sont généralement conçus pour répondre à des missions spécifiques. En conséquence, ces capteurs ne sont généralement pas adaptés à l'identification des PANs.
 
- l’orientation des capteurs et le nombre de capteurs observant simultanément un objet jouent un rôle important dans la distinction des PANs avec des objets connus et aident à déterminer si un PAN démontre des capacités aérospatiales révolutionnaires. Les capteurs optiques ont l'avantage de fournir un aperçu de la taille, de la forme et de la structure relatives. Les capteurs de radiofréquence fournissent des informations plus précises sur la vitesse et la distance.


CERTAINS MODÈLES POTENTIELS ÉMERGENT

Bien qu'il y ait eu une grande variabilité dans les rapports et que l'ensemble de données soit actuellement trop limité pour permettre une analyse détaillée des tendances ou des modèles, il y a un certain regroupement d'observations de PANs concernant la forme, la taille et, en particulier, la propulsion. Les observations de PANs ont également tendance à se regrouper autour des terrains d'entraînement et d'essai des États-Unis mais nous estimons que cela peut résulter d'un biais de collecte, conséquence d’une attention focalisée avec un plus grand nombre de capteurs de dernière génération opérant pour signaler les anomalies dans ces zones.

UNE POIGNÉE DE PANs SEMBLE DÉMONTRER UNE TECHNOLOGIE DE POINTE

Dans 18 incidents, décrits dans 21 rapports, les observateurs ont signalé des PANs avec des mouvements ou des caractéristiques de vol inhabituels.

Certains PANs semblaient rester stationnaires dans des vents en altitude, se déplacer contre le vent, manœuvrer brusquement, se déplacer à une vitesse considérable, sans moyen de propulsion discernable. Dans un petit nombre de cas, les systèmes d'aéronefs militaires traitaient l'énergie des radiofréquences (RF) associée aux observations de PANs.

L'UAPTF contient une petite quantité de données qui semblent montrer que le PAN démontre une accélération ou un degré de gestion de la signature. Des analyses rigoureuses supplémentaires sont nécessaires par plusieurs équipes ou groupes d'experts techniques pour déterminer la nature et la validité de ces données. Nous menons une analyse plus approfondie pour déterminer si des technologies révolutionnaires ont été démontrées.

UNE SEULE EXPLICATION NE SUFFIT PAS

Les PANs documentés dans cet ensemble de données limité démontrent un éventail de comportements aériens, renforçant la possibilité qu'il existe plusieurs types de PANs nécessitant des explications différentes. Notre analyse des données soutient le concept selon lequel quand les incidents PANs individuels sont résolus, ils tomberont dans l'une des cinq catégories explicatives potentielles : « bruit aérien » (oiseaux, drones, ballons, divers objets), phénomènes atmosphériques naturels, programmes de développement de l'USG ou de l'industrie, systèmes adverses étrangers, et enfin une catégorie fourre-tout « autre ». À l'exception d’un incident particulier où nous avons déterminé avec une confiance élevée que le PAN signalé était un "bruit aérien", plus précisément un ballon qui se dégonflait, nous manquons actuellement d'informations et de données suffisantes pour attribuer les autres incidents à des explications précises.

« Bruit aérien »  : ces objets comprennent des oiseaux, des ballons, des drones de loisirs ou des débris en suspension dans l'air comme des sacs en plastique qui brouillent une scène et affectent la capacité d'un opérateur à identifier les véritables cibles, comme les aéronefs ennemis.

Phénomènes atmosphériques naturels : Les phénomènes atmosphériques naturels comprennent les cristaux de glace, l'humidité et les fluctuations thermiques qui peuvent s'enregistrer sur certains systèmes infrarouges et radars.

Programmes de développement du gouvernement américain ou de l'industrie : certaines observations de PANs pourraient être attribuables à des développements et programmes classifiés par des entités américaines. Nous n'avons cependant pas pu confirmer que ces systèmes représentaient l'un des rapports PAN que nous avons collectés.

Systèmes adverses étrangers : certains PANs peuvent être des technologies déployées par la Chine, la Russie, une autre nation ou une entité non gouvernementale.

Autre : bien que la plupart des PANs décrits dans notre ensemble de données restent probablement non identifiés en raison de données limitées ou de difficultés pour le traitement ou l'analyse de la collecte, nous pourrions avoir besoin de connaissances scientifiques supplémentaires pour recueillir, analyser et caractériser certains d'entre eux. Nous regrouperions de tels objets dans cette catégorie en attendant les avancées scientifiques qui nous permettraient de mieux les comprendre. L'UAPTF a l'intention de concentrer des analyses supplémentaires sur le petit nombre de cas où un PAN semblerait afficher des caractéristiques de vol ou une gestion de signature inhabituelles.

LES PANs MENACENT LA SÉCURITÉ DES VOLS ET, ÉVENTUELLEMENT, LA SÉCURITÉ NATIONALE

Le PAN présente un danger pour la sécurité aérienne et pourrait poser un danger plus vaste si certains cas indiquent une collecte sophistiquée contre les activités militaires américaines par un gouvernement étranger ou démontrent une technologie aérospatiale révolutionnaire par un adversaire potentiel.

Préoccupations en cours concernant l'espace aérien
Lorsque les pilotes sont exposés à des dangers pour la sécurité, ils sont tenus de signaler ces anomalies. En fonction de l'emplacement, du volume et du comportement de ces dangers pendant les incursions dans les champs de tir, les pilotes peuvent cesser leurs essais et/ou leur formation et faire atterrir leur aéronef, ce qui a un effet dissuasif sur le signalement.

l'UAPTF a 11 rapports de cas documentés dans lesquels des pilotes ont signalé une proche collision ou quasi incident avec un PAN.

Défis potentiels en matière de sécurité nationale
À l'heure actuelle, nous manquons de données pour indiquer que tout PAN fait partie d'un programme de collecte étranger ou indicatif d'une avancée technologique majeure par un adversaire potentiel. Nous continuons de surveiller l'existence de tels programmes étant donné le défi de contre-espionnage qu'ils poseraient, d'autant plus que certains PAN ont été détectés à proximité d'installations militaires ou par des aéronefs transportant les systèmes de capteurs les plus avancés.

EXPLIQUER LES PANs NÉCESSITERA DES INVESTISSEMENTS EN MATIÈRE D'ANALYSE, DE COLLECTE ET DE RESSOURCES
Standardiser le reporting, consolider les données et approfondir l'analyse.

Conformément aux dispositions du rapport sénatorial 116-233, qui accompagne l'AAI pour l'exercice 2021, l'objectif à long terme de l'UAPTF est d'élargir la portée de ses travaux pour inclure d'autres événements PAN documentés par un plus grand nombre de membres du personnel et de systèmes techniques du gouvernement américain dans son analyse. À mesure que l'ensemble des données augmentera, la capacité de l'UAPTF à utiliser l'analyse de données pour détecter les tendances s'améliora également. L'objectif initial sera d'utiliser des algorithmes d'intelligence artificielle / d'apprentissage automatique pour regrouper et reconnaître les similitudes et les modèles dans les caractéristiques des données. Au fur et à mesure que la base de données accumule des informations à partir d'objets aériens connus tels que des ballons météorologiques, à haute altitude ou ballon à surpression ou encore la faune, l'apprentissage automatique peut augmenter l'efficacité en pré-évaluant les rapports de PAN pour voir si ces enregistrements correspondent à des événements similaires déjà dans la base de données.

• L'UAPTF a commencé à développer des flux de travail d'analyse et de traitement inter-agences pour s'assurer que la collecte et l'analyse seront bien informées et coordonnées.

La majorité des données PAN proviennent des rapports de l'US Navy mais des efforts sont en cours pour normaliser les rapports d'incidents dans les services militaires américains et d'autres agences gouvernementales pour garantir que toutes les données pertinentes sont saisies en ce qui concerne des incidents particuliers et toutes les activités américaines qui pourraient être pertinentes. L'UAPTF travaille actuellement à l'acquisition de rapports supplémentaires, y compris de la part de l’US Air Force (USAF), et a commencé à recevoir des données de la Federal Aviation Administration (FAA).

• Bien que la collecte de données de l'USAF ait été historiquement limitée, l'USAF a commencé un programme pilote de 6 mois, en novembre 2020, pour recueillir des données dans les zones les plus susceptibles de rencontres PAN et évalue la façon de normaliser la collecte, les rapports et les analyse à travers l'ensemble de l'Armée de l'Air.

• La FAA saisit les données relatives aux PANS dans le cours normal de la gestion du trafic aérien. La FAA intègre généralement ces données lorsque les pilotes et autres utilisateurs de l’espace aérien signalent des événements inhabituels ou inattendus à l'organisation de la circulation aérienne de la FAA.

• En complément, la FAA surveille en permanence ses systèmes à la recherche d'anomalies, générant des informations supplémentaires pouvant être utiles à l'UAPTF. La FAA est capable d'isoler les données d'intérêt pour l'UAPTF et de les rendre disponibles. La FAA dispose d'un solide programme de sensibilisation efficace qui peut aider l'UAPTF à atteindre les membres de communauté de l'aviation pour souligner l'importance de signaler un PAN.
 
 Élargir la collecte de données

L'UAPTF recherche de nouvelles façons d'augmenter le recueil de données sur les PANs lorsque les forces américaines ne sont pas présentes pour référencer l'activité PAN « standard » et d'atténuer la collecte de méprises. Une proposition consiste à utiliser des algorithmes avancés pour rechercher des données historiques capturées et stockées par des radars. L'UAPTF prévoit également de mettre à jour son actuelle stratégie de collecte inter-agences de témoignages PAN afin de mettre à profit les plateformes et méthodes de collecte pertinentes du DoD et du CI.
 
Accroître les investissements dans la recherche et le développement

L'UAPTF a indiqué qu'un financement supplémentaire pour la recherche et le développement pourrait favoriser l'étude future des thèmes abordés dans ce rapport. De tels investissements devraient être guidés par une « stratégie de collecte de données PANs », feuille de route R&D technique PAN et un plan de programme PAN.

ANNEXE A - Définition des termes clés

Ce rapport et les bases de données UAPTF utilisent les termes de définition suivants :

Phénomènes aériens non identifiés (PAN) : objets aéroportés non immédiatement identifiables.
L'acronyme PAN ou PANs représente la catégorie la plus large d'objets aériens examinés pour analyse.

Événement PAN : description holistique d'un événement au cours duquel un pilote ou un équipage a été témoin (ou a détecté) un PAN.

Incident PAN : une partie spécifique de l'événement.

Rapport PAN : Documentation d'un événement PAN, pour inclure les chaînes de contrôle vérifiées et les informations telles que l'heure, la date, l’emplacement et la description du PAN. Les rapports PAN incluent les rapports «Range Fouler»* et autres rapports.

* Les aviateurs de l'US Navy définissent un « range fouler » comme une activité ou un objet qui interrompt un entraînement planifié ou d'autres activités militaires dans une zone d'opération militaire ou un espace aérien restreint.

ANNEXE BRapport du Sénat accompagnant la Loi sur l'autorisation des activités de renseignement pour l'exercice 2021

Le rapport du Sénat 116-233, accompagnant la loi sur l'autorisation des activités de renseignement pour l'exercice 2021, prévoit que le DNI, en consultation avec le SECDEF et d'autres responsables des agences gouvernementales concernées, soumettent une évaluation de la menace posée par l'UAP et les progrès réalisés par l'UAPTF pour comprendre cette menace.

Le rapport du Sénat demandait spécifiquement que le rapport comprenne :

1. Une analyse détaillée des données PANs et des rapports de renseignement collectés ou détenus par l’Office of Naval Intelligence, y compris les rapports sur les données et les renseignements détenus par l’UAPTF ;

2. Une analyse détaillée des données de phénomènes non identifiés collectées par :
a. renseignements géo-spatiaux ;
b. renseignement sur les signaux ;
c. renseignement humain et
d. renseignement sur les mesures et signatures

3. Une analyse détaillée des données du FBI qui ont conduit à des enquêtes sur des intrusions PAN dans l'espace aérien restreint des États-Unis ;

4. Une description détaillée d'un processus inter-institutions pour assurer la collecte de données en temps opportun et une analyse centralisée de tous les rapports PAN pour le gouvernement fédéral, quel que soit le service ou l'agence ayant obtenu les informations ;

5. Identification d'un fonctionnaire responsable du processus décrit au paragraphe 4 ;

6. Identification des menaces potentielles aérospatiales ou autres posées par les PANs à la sécurité, et une évaluation pour savoir si cette activité PAN peut être attribuée à un ou plusieurs adversaires étrangers ;

7. Identification de tout incident ou modèle qui indique qu’un adversaire potentiel a atteint des capacités aérospatiales révolutionnaires qui pourraient mettre en danger les forces conventionnelles ou stratégiques des États-Unis  ; et

8. Recommandations concernant l'augmentation de la collecte de données, l'amélioration de la recherche et développement, des financements supplémentaires et d'autres ressources.

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Source originale : DNI
https://www.dni.gov/index.php/newsroom/reports-publications/reports-publications-2021/item/2223-preliminary-assessment-unidentified-aerial-phenomena

Traduction libre : Pascal G. pour OVNI66

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L'OVNI de 1973 en Cerdagne, un vieux cas qui donne du fil à retordre !

Mise à jour du 14/06/2018 :
le ballon stratosphérique à l'origine du témoignage OVNI identifié !


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Un OVNI dans le ciel, le matin du 6 octobre 1973, observé depuis Bourg-Madame

On se souvient de ce cas retrouvé dans un vieux catalogue de l'association ufologique VERONICA par Patrice et diffusé récemment sur ce blog. Le récit est ancien (06/10/1973), les témoins introuvables. À l'époque, l'observateur principal décrivait un phénomène statique dans le ciel en direction du Nord-Est, depuis Bourg-Madame.

Le croquis qui illustre le rapport dramatise quelque peu le contexte. On sait maintenant qu'il n'a pas été dessiné par le témoin lui-même. C'est l'infographiste du VERONICA qui a interprété les commentaires du témoin. Le style "naïf" du coup de crayon augmente le niveau d'étrangeté perçu par les lecteurs du rapport.

Extrait du rapport VERONICA :
"M. L. distingue la carlingue d'un appareil grisâtre de la grosseur de la "lune vieille", muni à sa base de hublots comme un train de nuit. La base extrême de l'appareil s'illumine de couleurs mélangées, un peu comme l'arc en ciel, avec des dominantes violets et orange. Puis des sortes de résidus enflammés tombent lentement de l'OVNI à la verticale. L'engin disparait subitement,  bien que le champ visuel de M. L. avec ses jumelles soit large de plus de 10 km, une ou deux secondes à peine après l’extinction des deux phares. Quant aux résidus, 3 seulement descendirent au sol, le 4e resta en l'air".

Consulter les journaux de l'époque :
Le rapport ne mentionne ni le nom des témoins ni ses sources et malgré notre appel à témoins en février 2018, personne ne s'est manifesté pour apporter des éléments complémentaires. Profitant d'un jour de congé, je décide d'aller passer l'après-midi aux Archives Départementales de Perpignan pour consulter le quotidien régional de l'époque. Pour commencer, il fallait vérifier s'il existe une trace publique de ce témoignage OVNI ou de tout autre évènement aérien inhabituel survenu ce jour-là dans le sud de la France.

On a retrouvé un article de l'époque, paru le lendemain dans l'Indépendant le 7 octobre 1973 :

07-10-1973-LINDEPENDANT-600

Le récit de l'Indépendant est beaucoup moins sensationnel que le rapport VERONICA :
"Un gros point fixe extrêmement lumineux est apparu au-dessus des cimes. L'examinant à la jumelle, alors que le soleil se levait, l'observateur a pu distinguer une silhouette de forme semi-sphérique, parfaitement immobile, présentant deux points lumineux très intenses. Brusquement à 07h02, l'objet a semblé manoeuvrer en zig-zag à la verticale et se désagréger*, libérant trois éléments lumineux de faible puissance qui sont descendus vers le sol. Il n'est alors demeuré dans le ciel, à l'endroit initial, qu'un seul point lumineux de faible intensité."

On remarquera la dernière phrase de l'article : "On se pose la question de savoir si c'était une soucoupe volante ou un ballon sonde". L'auteur proposait déjà une alternative à la soucoupe volante. En effet, la description est compatible avec la présence d'un ballon sonde en haute altitude, assez haut pour être observé par des témoins au sol éloignés.

 Il existe de nombreux type de ballons de dimensions différentes selon l'altitude à atteindre et le poids du matériel scientifique à emporter.

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© Red Bull Stratos, Roswell, 25/07/2012

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© CNES/IMBERT Christian, 2010 - Ballon stratosphérique ouvert (BSO)

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© CNES : les différents types de ballons

Y avait-il un ballon ce jour-là, dans l'axe indiqué ?
Revenons aux Archives Départementales consulter les journaux du mois d'octobre 1973, riches en évènements politiques, aéronautiques et spatiaux. Nixon était en plein scandale du Watergate, en phase de destitution, Jean d'Ormesson entrait à l'Académie Française parmi les immortels, les scientifiques russes avançaient l'hypothèse de "signaux extraterrestres" pour expliquer de mystérieuses émissions radio venues des étoiles (on saura plus tard qu'il s'agissait de pulsars). Le CNES présentait de nouveaux ballons captifs géants destinés à la Guyane. La rubrique "les coulisses de l'étrange" a retenu toute notre attention :

Article paru le 8 octobre 1973
08-10-1973-LINDEPENDANT-coulisses2-600
Cette rubrique de l'insolite ne précise ni la date exacte, ni l'heure de l'accident aérien

Reprenons le texte encadré :
"Un ballon stratosphérique lancé par le Centre National d’Etudes Spatiales d’Aire-sur-Adour a éclaté à 42000 mètres d’altitude et s’est écrasé dans la vallée du Rhône. La plus grosse partie, environ une tonne de matière plastique est tombée dans un champ de Chabeuil (Drôme). D’autres éléments du ballon sont tombés près d’Alès (Gard) et Pisançon (Hautes Alpes). Les appareils de mesure, d’un poids total de 180 kilos, se sont écrasés à proximité de Bourg-de-Péage (Drôme)." Cet article du 8 octobre 1973 ne précise, malheureusement, ni la date ni l'heure de l'accident aérien.

Malgré la précision des articles diffusés les 7 et 8 octobre 1973 dans le même quotidien, le journal n'a pas fait le lien entre les deux évènements qui se sont pourtant produits, probablement, le même jour. Pour s'en assurer, il faut maintenant identifier ce ballon et comparer les dates et heures.

L'article mentionne le centre de lancement du CNES à Aire-sur-l'Adour, ce qui devrait faciliter grandement les recherches. Aire-sur-l’Adour a été le 1er site de lancement de ballons du CNES. Dès les années 1970 et jusqu’en 2007, plusieurs dizaines de ballons stratosphériques (BSO) étaient lâchés chaque année.


le centre d'Aire-sur-l'Adour en septembre 1973

On adore cette vidéo qui présente le centre de lancement tel qu'il était à l'époque, avec des explications sur la manière dont les ballons sont préparés, lâchés, suivis et récupérés. Ce court reportage de 10 minutes est vraiment opportun ! À 8'14" apparaît le tableau du planning des vols ; à 8'50'', il est expliqué pourquoi les ballons au sol ont une forme très allongée : seulement 1/300e du volume est gonflé. En effet le ballon prendra sa forme définitive (en goutte d'eau) en prenant de l'altitude sous l'effet de la dilatation des gaz (hélium ou hydrogène selon le cas). Il va s'arrondir au fur et à mesure de son ascension.

Comprendre et interpréter le témoignage :

Le témoin décrit "des sortes de résidus enflammés tombent lentement de l'OVNI à la verticale". Quand on lit cette phrase, on peut l'accepter au premier degré ou essayer de comprendre ce qui peut provoquer une telle perception. Avec l'hypothèse d'un ballon stratosphérique à 40 km d'altitude, il faut tenir compte de l'heure : c'est l'aube. Le soleil est déjà levé pour le ballon (l'objet est situé au NE du témoin, en haute altitude). Le témoin au sol est encore dans une légère pénombre, le matériel qui chute est illuminé par le soleil levant, donnant aux différents équipements lestés, un aspect "rougeâtre" et "enflammé". Il faut aussi tenir compte de la peinture orange des petites nacelles et boîtes qui permet de les retrouver plus facilement après leur chute.

L'hypothèse du ballon stratosphérique, l'heure de l'observation et l'altitude élevée de l'objet permettent d'expliquer les notes qui accompagnent le dessin du rapport VERONICA :

- résidus enflammés (morceaux éclairés par le soleil levant)
- hublots (franges du ballon, plis réguliers de la toile avec une alternance ombre et lumière)
- avancées sur les extrémités (manchons de gonflage ?)
- luminosité rougeâtre (éclairé par le soleil levant)
- chute très lente (plus l'altitude est élevée, plus la chute paraît lente ; des petits parachutes ralentissent la retombée du matériel)

Vérification auprès du CNES (mise à jour du 14 juin 2018) :
Grâce à la tenacité de Brigitte, nous savons enfin quels ballons stratosphériques ont été lâchés dans cette période. Voici les informations recueillies directement du centre de lancement d’Aire-sur Adour, plus précises que celles trouvées dans les archives à Toulouse :
 
- 04 octobre 1973 (vol 64) : lancement Aire-sur-Adour 7h17 HL, lieu de chute du ballon (éclatement ballon) Montvendre (26) sur une ligne téléphonique en bordure du chemin vicinal n°9 reliant Barcelonne (26) à Montvendre (PV de la gendarmerie de Chabeuil (26) ; ce lâcher est probablement celui dont par l'article dans la rubrique "Les coulisses de l'étrange" de l'Indépendant.
 
- 05 octobre 1973 (vol 65) : lancement Aire-sur-Adour 2h18 HL, lieu de chute du « bifilaire » (le cordon qui relie le ballon à la nacelle) sur une ligne électrique 15kw à St Privat des Vieux (30) ;
 
- 06 octobre 1973 (vol 66) : lancement Aire-sur-Adour 1h09 HL,  retombée de la charge utile à 6 Km de Bédarieux.

1973-10-06-BEDARIEUX
C'est ce dernier lâcher, le vol 66 (ça ne s'invente pas) qui nous intéresse : il est parti le 6 octobre 1973 à 1h09 heure locale. Sachant que le temps de vol dure maximum 6 heures, on tombe dans la fourchette horaire de l'observation de l'OVNI, entre 6h40 et 7h02, ce qui correspond à l'heure de l'éclatement du ballon et de la chute de ses instruments à Bédarieux au NE du témoin, à 100 km de distance, dans la direction indiquée.

L'affaire est classée.

Pour en savoir plus sur les ballons stratosphériques :
- les phases de vol d'un ballon BSO
- enveloppe et nacelle d'un BSO
- les différents types de ballons
- Ballons : des véhicules gonflés !
- Ballons stratosphériques ouverts (BSO)

 

31 août 2019

23/06/2008 : un ballon festif avait intrigué deux témoins dans le ciel de Perpignan

Au mois d'Août 2019, le GEIPAN a publié le rapport suivant sur son site :

PERPIGNAN (66) 23.06.2008
Observé le : 23-06-2008
Région : Languedoc Roussillon
Département : Pyrénées-Orientales
Classe : A

Résumé :
PERPIGNAN (66) 23.06.2008. Observations d'un objet sphérique noir avec au-dessous des tubes gris ; stationnaire puis déplacement lent vers l'Ouest avec trajectoire rectiligne et même altitude dans le ciel : méprise avec un ballon festif publicitaire.

Description :
Le lundi 23 juin 2008 vers 08h45 un témoin (T1) se trouve sur un parking de supermarché et discute avec une personne qui lui indique la présence dans le ciel d'un objet stationnaire. Le T1 observe l'objet qui se déplace silencieusement et de façon rectiligne vers l'Ouest. Le témoin décide de courir chez sa petite amie (T2) qui habite au 6 ème étage en pensant avoir une meilleure visibilité. Arrivé à destination, T1 et sa petite amie (T2) se rendent sur le balcon : le PAN n'est plus qu'un point au-dessus de la gare routière. Aucune trace de fumée, aucune lumière ne sont aperçues venant du PAN de forme circulaire et dont les parois semblent lisses. T1 décrit en-dessous de la sphère de couleur noir des tubes de couleur gris. Un dessin sur le PV illustre ses propos. Deux témoignages seront recueillis (T1 et T2) : le troisième témoin présent sur le parking n'a jamais fait de déclaration.

Perpignan-2008-06-23



L'objet observé s'est déplacé dans le sens du vent relevé : Est vers Ouest (12 km/h max).

Sa forme (sphère avec 4 tubes, aspect lisse, bouts des tubes arrondis) est compatible avec des ballons publicitaires et ballons festifs (polymorphes, animaux, logo, etc.).

Les 23 et 24 juin sont des journées particulières dans ce département : descente de la flamme du Canigou, feux d'artifices, manèges, etc. Les vendeurs de ballons sont nombreux près des parcs d'expositions. La forme et le comportement sont compatibles avec un ballon échappé, volant dans le sens du vent, à vitesse lente à modérée. L'objet est apparu à 400 m à l'ouest du Palais des Expositions qui organise de nombreuses foires et salons, expositions avec objets publicitaires aux entrées et à l'intérieur pour signaler les stands.

Ce qui a paru étrange au témoin sont les tubes apparents attachés à la sphère et le déplacement régulier et linéaire. Pourtant, la forme humanoïde ou animale renforce l'hypothèse d'un ballon festif (les tubes seraient les 4 pattes d'un corps sphérique). Le déplacement linéaire est compatible avec le vent relevé entre 8h et 9h. L'aspect homogène et lisse décrit par le témoin correspond à la description d'un ballon polymorphe porté par le vent.

C'est davantage le déplacement linéaire et régulier vers l'ouest qui lui a paru étrange que la forme.

La consistance du témoignage est bonne (deux témoins mais pas de photos), l'étrangeté est faible. Pour le témoin, l'étrangeté provient du déplacement linéaire vers l'ouest. Le témoin, en milieu urbain, n'a pas remarqué le vent d'Est (12km/h) en cours. La description et le déplacement de l'objet correspondent à un ballon festif de forme animale ou fantaisiste (ou polymorphe) porté par le vent : "corps sphérique muni de 4 tubes aux bouts arrondis, aspect général homogène, d'aspect lisse". Le 23 juin est un jour de fête régionale à Perpignan.

Le phénomène est classé A : forte probabilité d'une méprise avec un ballon festif publicitaire.

Source GEIPAN (publié en août 2019) :
http://www.cnes-geipan.fr/index.php?id=202&cas=2008-06-01927

Note : à l'époque OVNI66 avait signalé l'observation sans effectuer de reconstitution car les témoins s'étaient aussi adressés au GEIPAN. L'article diffusé en 2008 par OVNI66 a donc été supprimé.

24 juin 2018

Rappel : tout lâcher de lanternes est interdit dans le département des Pyrénées-Orientales

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Arrêté Préfectoral du 26 août 2013, Article 14 :
Il est défendu, en tout temps, à toute personne autre que le propriétaire de terrains boisés ou non, ou autre que les occupants de ces terrains du chef de leur propriétaire de porter ou d’allumer du feu sur ces terrains. C'est notamment le cas des feux de camps et des barbecues.

De même, l'utilisation d'artifices de divertissement (feux d'artifice, feux de Bengale, pétards, lanternes célestes...) est ainsi interdite. Les feux d'artifices organisés par des collectivités publiques (sous leur responsabilité) à l’occasion de la fête nationale ou de fêtes traditionnelles ne sont pas concernés par ces dispositions. Il est cependant interdit de procéder à leur allumage en cas de vent supérieur à 40 km/h.

Il est également interdit aux usagers circulant sur les voies publiques traversant les bois, forêts, plantations, reboisements, landes et maquis de jeter tout objet susceptible de générer un incendie.

Source :
http://www.pyrenees-orientales.gouv.fr/Demarches-administratives/Droit-Aerien

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15 février 2018

Nouvel an chinois : les lâchers de lanternes sont interdits dans les Pyrénées-Orientales

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En Angleterre, les lanternes chinoises n'ont pas bonne réputation. Depuis plusieurs années les soldats du feu dénoncent la dangerosité de ces lanternes en papier qui sont à l'origine de nombreux départs d'incendies. Le dernier en date a mobilisé plus de 200 pompiers dans une usine de plastique recyclé. 100 000 tonnes de plastique partis en fumée, avec des conséquences graves pour l'environnement sans compter les victimes collatérales : les blessés, la faune et la flore ainsi que le coût évalué à plusieurs millions d'euros. On estime que plus de 200 000 lanternes sont vendues chaque année dans le Royaume-Uni.

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Dans certaines communes de nos voisins, les lanternes sont interdites à cause du danger qu'elles représentent en période de sécheresse. Certaines personnalités souhaitent carrément les bannir dans tout le pays. Selon les autorités aériennes britanniques, le non respect des règles de conduite à tenir pour un lâcher de lanterne pourrait provoquer des accidents aériens (lanternes aspirées par les réacteurs). En Chine, des dizaines de vols commerciaux ont dû être retardés par précaution ces dernières années.

OVNI : 99% des sphères oranges lumineuses sont des lanternes

Nike Pope, ancien responsable du bureau d'étude OVNI du Ministère de la Défense Britannique a déclaré que 99 % des rapports OVNI impliquant des sphères ou lumières oranges concernaient la présence de lanternes lâchées au cours d'une cérémonie festive (mariage, baptême, événement sportif, etc.).

En France, les ufologues sont régulièrement sollicités pour enquêter sur des lumières oranges qui volent seules ou en grappes, au gré du vent. La plupart du temps elles montent à la verticale et disparaissent. Dans 95% des cas on découvre ensuite qu'il s'agissait d'un banal lâcher de lanternes "sauvage".



Le risque d'incendie est réel
Selon l'Arrété du 14 avril 2008, les objets susceptibles de générer un incendie sont interdits en tout temps (sauf autorisation préfectorale)

Art. 14. – Il est défendu, en tout temps, à toutes les personnes autres que les propriétaires de terrains boisés ou non, autre que les ayants droit de ces propriétaires ou autre que les personnes disposant de l’autorisation écrite du propriétaire, de fumer, de porter ou d’allumer du feu à l’intérieur de ces terrains. Il est également interdit aux usagers circulant sur les voies publiques traversant les bois, forêts, plantations, reboisements, landes et maquis de fumer ou de jeter tout objet susceptible de générer un incendie.

Aucun lâcher de lanternes volantes n’est possible dans les Pyrénées Orientales

Seuls les ballons de baudruche sont autorisés, sous certaines conditions :
- une autorisation préfectorale
- les ballons ne doivent pas être liés en grappes

- ils doivent être gonflés d'un gaz inerte (hélium ou azote seul ou en mélange), à l’exclusion de tout autre gaz combustible

- les bouteilles contenant le mélange gazeux seront marquées aux couleurs conventionnelles des gaz qu’elles contiennent et pourvues d’étiquettes portant la mention « gaz destiné au gonflage des ballons baudruche » et entreposées hors d’atteinte des enfants.

- les ballons devront être constitués d’une enveloppe non réfléchissante pour les radars, d’un volume inférieur à 50 dm3, sans charge utile solide autre qu’une carte de correspondance et sans emport de pièce métallique.

- seul un lâcher de 50 ballons maximum, non reliés entre eux, toutes les cinq minutes sera autorisé. Un maximum de 500 ballons sera lâché.

Sources :
http://www.pyrenees-orientales.gouv.fr/Demarches-administratives/Droit-Aerien
http://www.prevention-incendie-foret.com
http://www.bbc.co.uk/news/magazine-23129276
http://www.bbc.co.uk/news/uk-england-birmingham-23123549

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25 octobre 2015

Vidéo compilation de méprises OVNI/PAN par Les Suricates


Compilation vidéo de phénomènes aériens insolites expliqués (13 minutes)

Une excellente compilation de vidéos montée par l'équipe des Suricates.

Ci-dessous la liste des phénomènes qui apparaissent :

- Passage de la Station Spatiale Internationale (ISS)
- Flash Iridium (satellite)
- Double flash Iridium
- Satellites militaires en formation (NOSS)
- Divers satellites géostationnaires
- Sprites
- Foudre en boule
- Foudre globulaire
- Lune, Jupiter, Vénus
- Trou de Virga
- Parhélies, halos solaires ou lunaires, Spectre de Brocken
- Phénomènes optiques atmosphériques
- Nuages lenticulaires
- Piliers de lumière
- Sources lumineuses
- Cristaux de glace
- Traînées de condensation
- Avions, hélicoptères
- Lasers
- Aéromodélisme
- Ballons captifs, montgolfières, dirigeables, aérostats
- Ballons à leds, lanternes Thaï
- Parachutistes, spectacles pyrotechniques
- Rentrées atmosphériques, météores, bolides
- Corps solides artificiels (capsules, satellites, fragments de fusées)
- Missiles balistiques (spirales)
- Fusées et lancements de satellites

Un grand bravo à l'équipe des Suricates pour cette vidéo pédagogique !

missile-BOULAVA
A voir jusqu'au bout.

Source : www.operation-suricate.fr

12 juillet 2015

12/07/2015 - Baho : phénomène non identifié avant un lâcher de ballons à LED blancs

Ballons à LED
Photo des ballons à LED blancs lâchés à partir de 1h45 - Remerciements à Laurent

Il était 1h45 ce dimanche 12 juillet 2015 à Baho, sortie Ouest, sur la D616. Des jeunes mariés et leurs convives ont effectué un lâcher de ballons festifs pour terminer la soirée. C'était la surprise de la nuit, personne ne s'y attendait. Des ballons de 30 cm de diamètre, gonflés à l'hélium avec une particularité : ils étaient munis d'une LED alimentée par une pile. L'effet est garanti : une petite sphère lumineuse dont la couleur évoque un blanc froid (limite bleuté comme les icebergs). C'est le témoin du marié qui nous a signalé ce lâcher de ballon. Laurent est observateur OVNI66 et il n'a pas manqué de nous envoyer un SMS pour nous avertir.

Un signalement utile

La même nuit, un témoin nous écrivait :
Ce soir, vers 21 heures, ma compagne et moi-même avons décidé de partir faire un tour en moto. Nous sommes allés au col de la Dona et c'est avec la nuit que nous sommes revenus via Calces en passant par les champs d'éoliennes. Après Baixas, nous avons emprunté la D614 et la D616.
C'est sur la D616 que ce phénomène nous est apparu. J'ai vu passer de la droite vers la gauche très près devant la moto une forme très lumineuse qui se déplaçait assez rapidement à moins de 1 m du sol. Au début j'ai pensé qu'il s'agissait d'un oiseau nocturne pris dans l'éclairage de mon phare. Sur le coup, j'ai été assez surpris de ce phénomène qui m'a laissé une impression étrange ; néanmoins  je  suis resté concentré sur la conduite de la moto et j'ai continué à regarder devant moi. En revanche ma compagne a pu suivre l'objet et lorsque nous nous sommes arrêtés et que nous en avons parlé j'ai évoqué un oiseau de nuit ou une chauve-souris éclairé par mon phare mais elle m'a dit que c'était certainement autre chose car elle m'a décrit une forme lumineuse éthérique de la taille d'un chat moyen et qui a gardé toute sa luminosité même en dehors du pinceau de lumière émis par le phare. Elle a ajouté qu'après nous avoir croisé, cette forme à modifié sa trajectoire  en prenant un peu d'altitude.

Coïncidence ou pas ?

L'heure du lâcher de ballons à LEDS blancs : aux alentours de 1h45. L'heure de l'observation de la forme lumineuse éthérique blanche aux alentours de 22h30. Les deux évènements se sont passés sur la D616 dans la nuit du 11 au 12 juillet 2015. La description est étonnamment semblable. Alors, était-ce un ballon échappé ou perdu plus tôt dans la soirée ? La coïncidence est troublante mais le cas reste inexpliqué car la différence horaire entre les deux évènements ne permet pas d'affirmer qu'ils soient liés.

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27 juillet 2014

27/07/2014 - Toulouges : lâcher de lanternes oranges signalé

lanternes

Dans la nuit de samedi à dimanche 27 juillet 2014, aux alentours de 1h du matin, un observateur OVNI66 nous a signalé l'envol d'une dizaine de lanternes lumineuses lâchées dans les environs de Toulouges (66). En observateur confirmé, Philippe a tout de suite identifié ces boules oranges dans le ciel. Il est probable que d'autres personnes aient remarqué ces lumières nocturnes dans le ciel noir sans Lune. Pourtant, en période de sécheresse, les lâchers de lanternes sont interdits à cause des risques d'incendie. Tout lâcher de lanternes / ballons doit faire l'objet d'une déclaration auprès de la préfecture un mois avant la date choisie.

Au même moment, dans toute la France, une "Opération Suricate" était en cours :

Les Opérations Suricate consistent en la surveillance du ciel le temps d'une nuit sur l'ensemble du territoire ainsi que tout autre pays participant, dont l'objectif est de "capturer" un hypothétique Phénomène Aérien Non identifié. C'est aussi en second plan apprendre à connaître le ciel nocturne et ses phénomènes rationnels, souvent source de méprises. Ces opérations sont organisées 3 à 4 fois par an à une échelle internationale ainsi que toute l'année sur un niveau départemental, sous le titre "Cercles Suricate". Plus de 3000 veilleurs, ainsi que 34 pays ont déjà participé au moins une fois à une Opération Suricate.

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17 avril 2014

16/04/2014 - St-Estève : une alerte en temps réel mobilise le réseau OVNI66

Mercredi 16 avril 2014 en début d'après-midi, un membre OVNI66 nous signale une observation insolite en cours, entre St-Estève et Baixas. Jacques connaît très bien l'aéronautique et la météorologie. La fiabilité du témoin imposait une alerte immédiate au sein du réseau OVNI66 qui compte 48 observateurs/trices prêts à réagir pour établir un rapport en cas de confirmation du visuel. Malgré tous nos efforts, l'Objet Volant Non Identifié n'a pu être repéré.

Témoignage :

Il est 14h09, depuis ma voiture en venant de Pézilla au niveau de l'entrée de St-Estève, j'aperçois un point lumineux de grosse importance, très très brillant, tel un éclat de soleil qui perdure tout en diminuant à chaque rotation de l'objet. Sa taille apparente (bras tendu) : plus gros que Vénus, disons le quart de la Lune. Voyant que le phénomène persistait depuis déjà 10 à 15 secondes, je me suis garé sur le bas-côté, ce qui m'a permis de mieux voir dans quel sens se déplaçait la lumière. L'objet évoluait sur une trajectoire quasiment rectiligne venant du Sud-Est de St Estève et se déplaçant vers le Nord-Ouest, Baixas, Pézilla. Ce qui correspond au sens du vent (120° vers 300°). Il volait d'ailleurs à la même vitesse que le vent (18km/h). Au début de l'observation, l'objet évoluait à une hauteur d'angle d'environ 45° puis est passé à ma verticale (90°) pour disparaître à 45° (par rapport à l'horizon des yeux) en 3 ou 4 minutes. L'objet a disparu en s'éloignant. Il était en perpétuelle rotation sur lui-même, le soleil se reflétait par intermittences, provoquant des éclats intenses.

Hypothèse :

Le témoin pense qu'il s'agit d'un ballon ou d'un objet gonflé lâché (volontairement ou pas) depuis le Nord de Perpignan. La trajectoire paraît cohérente. Un ballon festif a pu échapper à l'attention d'un client d'un magasin du Polygone Nord (si c'est votre cas, n'hésitez pas à nous contacter). Il aura suivi le courant du vent. Sa rotation s'expliquerait par une partie dégonflée de l'objet. En 2013, nous avions étudié un cas similaire, formellement identifié (filmé par un des témoins).

Cette observation ne présentait pas une grande étrangeté mais elle aura permis d'effectuer un très bon exercice en temps réel avec la participation d'une vingtaine de membres du réseau OVNI66 (que je remercie au passage).

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05 février 2014

Magnifiques images du ballon Suricate Stratos à 33 000 m d'altitude ! (vidéo)


La caméra a capturé le moment où le ballon éclate dans la stratosphère !

Le ballon récupéré près de La Palme au nord de Fitou a réussi l'un de ses paris : monter à 33000 mètres d'altitude et nous offrir de magnifiques images de la rotondité de la Terre. Le paysage est spectaculaire ! L'une des expériences a échoué à cause d'un problème technique mais la tentative de formation d'un plasma en haute atmosphère sera renouvelée le 28 juin 2014. Bravo à l'équipe Suricate pour cet exploit spatial !

En complément de :
25/01/2014 - Récupération du ballon Suricate STRATOS au nord de Fitou (vidéo)

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