19/10/2021 - Une boule de feu survole silencieusement Canohès


Vidéo fournie par le témoin

Mardi 19 octobre 2021, Olivier sort dans son jardin pour fumer une cigarette quand il aperçoit dans le ciel une sorte de "boule de feu" silencieuse. Il appelle son épouse et son fils de 12 ans qui le rejoignent immédiatement. Ensemble ils observent et filment le phénomène qui survole tranquillement leur quartier pendant environ 1 minute. La sphère lumineuse semble incandescente, sans fluctuation ni clignotement, d'un orange vif qui les impressionne. Rapidement, Olivier élimine le survol d'un avion ou d'un hélicoptère. Le phénomène semble évoluer à basse altitude, sans bruit, de manière fluide. Aucun vent n'est ressenti au sol.

Les témoins sont perplexes, ils décident de nous contacter le soir même pour nous demander notre avis. Nous avons discuté une trentaine de minutes au téléphone. L'émotion était perceptible mais les témoins ont réussi à précisément décrire le phénomène et le contexte. La qualité de leur témoignage m'a permis d'émettre une première hypothèse avant même de visualiser le film qu'il me restait à télécharger.

Quelques minutes plus tard après le téléchargement, l'examen attentif de la vidéo montre qu'en fin de parcours, la sphère semble perdre de l'altitude alors que sa luminosité décroît jusqu'à s'éteindre ou disparaître. Cet indice ainsi que le comportement, le parcours, la dimension apparente et l'extinction finale finissent de me convaincre qu'il s'agit probablement d'une lanterne isolée, lâchée quelques minutes plus tôt. Allons bon, encore une histoire de lanternes !

Quand on pense avoir trouvé l'hypothèse la plus probable, il est toujours difficile de l'annoncer aux témoins car on ne sait pas s'ils vont l'accepter. Au cours de mon entretien avec l'épouse, je lui avais demandé si elle avait déjà participé à un lâcher de lanternes. C'était le cas mais quand on lâche une lanterne, on la voit de dessous, de tout près. On sait ce que c'est. On reconnait sa forme caractéristique de montgolfière. Ce soir ce n'était pas pareil, la lumière semblait sphérique, volait horizontalement, sans musique ni éclats de joie comme cela peut se passer pendant une fête. Elle n'avait jamais observé une lanterne éloignée, isolée dans le silence de la nuit. C'était différent.

Spontanément le couple décide de faire sa propre enquête. Je leur suggère de vérifier si un évènement sportif ou festif s'est déroulé dans le quartier, de parcourir les réseaux sociaux car on sait que les lâchers de lanternes sont toujours filmés et partagés.

Le lendemain, bingo !
Olivier me rappelle et m'envoie fièrement un extrait de film trouvé par son fils qui montre un lâcher de lanterne effectué ce 19 octobre 2021, quelques dizaines de minutes avant leur observation. Le lâcher a été réalisé à l'occasion d'une fête dans le quartier St Jacques de Perpignan organisée par un "influenceur" paraît-il très connu des réseaux sociaux... La lanterne aura parcouru environ 7 km avant de finir sa course à Canohès.

Affaire résolue grâce à l'enquête participative de la famille.
Bravo et merci pour le partage !

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25/10/2018 - Un OVNI blanc observé et photographié intrigue un témoin

Fin décembre 2018, un témoin renseigne le formulaire en ligne pour nous signaler une observation insolite :

DATE : 25/10/2018

HEURE : 11:00
LIEU : Route de Prades, sortie de Perpignan D 916 vers Loc + Parc Ducup

DIRECTION : De l'est vers l'ouest, axe horizontal

ANGLE : 30

DESCRIPTION : Objet lumineux se déplaçant très lentement (environ 5 cm visuels en 5 minutes d'observation) et semble-t-il a assez haute altitude, pas de trace dans le ciel

TAILLE APPARENTE : 3 mm en fait minuscule, un grain peu visible assez brillant comme une carlingue d'avion

DUREE : 5 minutes

DEROULEMENT : J'ai arrêté ma voiture pour observer en me disant que c'était un Béluga à haute altitude (vu la forme semblant bombée) au dessus de l'aéroport de Perpignan mais l'objet ne bougeait pratiquement pas, j'ai pris cette photo pour y voir mieux plus tard mais avec un smartphone, je n'arrive à distinguer que deux corps. L'objet à disparu d'un seul coup ou il a tourné de telle sorte qu'il m'a semblé disparaitre
.
METEO : très clair, Je ne me rappelle pas s'il y avait du vent ce jour là ...


IMG_2866Le point blanc entre deux fils électriques vu à l'oeil nu et photographié par Eric avec un Iphone 5s

Enquête en pantoufles :

Quand nous avons reçu le formulaire, on a tout d'abord pensé à une erreur de date. Nous étions fin décembre, le témoin indique 25/10/2018, il fallait vérifier le jour et l'heure à la minute près. Après quelques échanges, Éric nous a fait parvenir 3 photos originales dont l'horodateur indique bien jeudi 25 octobre 2018 à 11:04:49. C'est le 28 octobre, 3 jours plus tard, que l'heure d'hiver entrait en vigueur, il était donc 9:04 GMT ou UTC. Ce point est important pour déterminer l'heure UTC demandée par la plupart des outils de vérification du trafic aérien ou astronomiques.

Vérifier la direction de l'observation

Le témoin indique que l'OVNI se déplaçait d'Est en Ouest vu depuis le Parc Ducup sur la route D916, route de Prades en sortie de Perpignan. Au cours d'une reconstitution de terrain, on aurait eu l'occasion de vérifier ce type de détail pour éviter toute erreur. Dans ce cas de figure, avec une photo qui montre une partie du paysage, il a été facile de retrouver les lieux avec Google Earth en position piéton.

2018-10-25-direction

On retrouve le magasin, les panneaux, les fenêtres, les fils électriques. En comparant avec la photo de l'ovni, on peut confirmer la position du témoin face au Nord. On a donc la localisation exacte du témoin, la direction de l'observation (face au Nord) avec le parcours d'Est en Ouest d'un objet non identifié.

Qu'y avait-il dans le ciel à ce moment là ? Vérifier le trafic aérien :

Flightradar24 et Planefinder sont deux outils très utiles, faciles et gratuits. Ils ont tous deux une fonction "playback" qui permet de visualiser le trafic aérien dans un passé récent. Flightradar24 n'a pas permis de retrouver trace d'un avion commercial traversant le ciel d'Est en Ouest au nord du témoin. Cela ne veut pas dire qu'il n'y avait pas d'avion mais que celui-ci n'est pas répertorié sur Flightradar24.

Sur Planefinder, surprise ! Un appareil apparaît entre 9h00 et 9h05 (UTC) dans le champ de vision du témoin, volant d'Est en Ouest sur un trajet rectiligne. Il s'agit d'un Airbus A350 qui évoluait à 20 km de distance de l'observateur.

2018-10-25-direction1

AIB05NL-parcours

Le parcours de l'avion laisse penser qu'il s'agissait d'un vol de maintenance sans destination, depuis Toulouse. Ceci explique peut-être la raison pour laquelle il n'est pas répertorié sur Flightradar24. Il y a très peu de renseignements : il volait à une altitude de 7500 m, cap 262° identifié AIB05NL.

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En cherchant un peu, on retrouve la photo de l'avion prise à l'aéroport de Toulouse ce jour-là.

Crédit photo : https://flic.kr/p/29D1few

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27 septembre 2021

07/10/2021 - Conférence de Nelson MONFORT au Soler : OVNIS, sommes-nous seuls ?

Nelson-Monfort

Journaliste sportif français, Nelson MONFORT s’est fait connaître pour ses interviews multilingues. Il fait ses études à la prestigieuse école de Sciences Po Paris. Alors qu’il ne se plaît pas dans l’univers bancaire il décide de se lancer dans le journalisme. Il décroche un décrocher un poste de chroniqueur sportif sur Europe 1. Il débute sur France 2 en 1987, il commente désormais les compétitions de patinage artistique aux côtés de Philippe Candeloro. Le journaliste polyglotte continue d’officier sur France Télévisions et d’interroger les plus grands sportifs sur leurs performances.

Nelson MONFORT sera présent au Soler :

le jeudi 7 octobre 2021
pour une conférence sur le thème " OVNIS, sommes-nous seuls ? "
à 21h au complexe sportif Jo Maso

 La question fascine autant qu'elle effraie. Les Terriens sont-ils les seuls à peupler l'univers ? Le célèbre journaliste Nelson Monfort a tenté d'y répondre dans son livre écrit avec Ivan Kiriow, journaliste scientifique : OVNI : sommes-nous seuls ? (Michel Lafon). Lui est en tout cas convaincu que non.

Dans son livre, il explique d'ailleurs avoir été témoin d’une apparition du premier type lors de l'hiver 1983-1984 en Savoie, alors qu'il se trouvait dans la station des Arcs. C’était une très belle nuit, une nuit noire avec plein d’étoiles, il a observé un objet horizontal extraordinairement lumineux se déplacer au-dessus de la cime des montagnes avant d’osciller à 45 degrés pour foncer à une allure vertigineuse vers le ciel, vers le cosmos. Engin en forme de V, accélération fulgurante, boule lumineuse de couleur changeante... Les témoignages abondent sur la vision d'objets étranges ou d'êtres venus d'ailleurs. Si certains d'entre eux s'expliquent, beaucoup restent nimbés de mystères. 

Cette soirée est une occasion unique de rencontrer Nelson MONFORT et de débattre avec lui sur le phénomène OVNI, faut-il y croire ou non ? Un voyage documenté sur l'hypothèse extraterrestre et la place de l'homme dans l'infini de l’univers. Avec le partenariat de MARE NOSTRUM, l’ouvrage de Nelson MONFORT sera disponible sur place à la vente et à la dédicace avec notre libraire partenaire CAJELICE - Perpignan.

*Pass sanitaire et port du masque obligatoires

Vincent VERNE,
Service Communication - Mairie du Soler - Place André Daugnac - 66270 LE SOLER
Port : 06 13 53 04 12  - Tél : 04.68.92.10.12 - Fax : 04.68.92.56.27
contact@lesoler.com - www.lesoler.com

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01 septembre 2019

19/09/1981 - Bourg-Madame : OVNI rouge

1981-Bourg-Madame

Les 19 septembre, 3 et 27 octobre 1981 des témoins aperçoivent dans la même zone frontalière franco-espagnole, un objet lumineux qui se déplace dans le ciel entre 23h et 3 h du matin. La direction de cet objet pour les trois observations est Nord-Sud et la couleur rouge est indiquée par les trois témoins.

Mise à jour en 2019

En Août 2019, le GEIPAN publie sur son site :
Ces trois observations de PAN avaient été considérées à tort, lors de la première analyse, comme relevant d’un même phénomène. La non détection de cela avait pu induire une perception de forte étrangeté (classement D initial). La nouvelle analyse met en évidence qu’il s’agit bien de 3 observations de PAN de nature différente. Le dossier BOURG-MADAME (66) 1981 est renommé en 2019 selon les 3 lieux d'observation.

Concernant SAINTE-LEOCADIE (66) 19.09.1981
Le témoignage présente plusieurs erreurs commises à la fois par le témoin et par les gendarmes ayant enquêté sur le cas, notamment au niveau du lieu d’observation et de la situation du PAN par rapport au paysage, mais ceci a pu être rectifié par la deuxième analyse. L’aspect visuel et le mouvement sont compatibles d’un hélicoptère situé au-dessus du territoire espagnol et sortant des relevés de navigation établis par l’enquête. La consistance du cas est limitée (notamment sur la taille angulaire du PAN) mais permet néanmoins de soutenir l’hypothèse.
Le GEIPAN classe le cas en B : observation probable d’un hélicoptère.


Concernant CORNEILLA-DE-CONFLENT (66) 27.09.1981

Il s’avère que l’observation du PAN est totalement compatible d’un phénomène situé au niveau du sol avec une vitesse de déplacement, calculée d’après les azimuts de l’axe d’observation, compatible de véhicule terrestre ou même de déplacement piéton. La recherche de l’explication dépasse donc les seules compétences du GEIPAN puisque l’observation est compatible d’un phénomène totalement situé au sol.
Le GEIPAN classe le cas en C : inexploitable car dépasse les seules compétences du GEIPAN.


Concernant VERNET-LES-BAINS (66) 03.10.1981
Le témoin a rejeté sa propre hypothèse « avions » uniquement parce qu’il évalue la distance à 300 mètres non compatible d’une telle présence. Une distance d’avion à moins de 4 km aurait dû faire partie des relevés de navigation établis lors de l’enquête. Néanmoins, en absence de relevés d’information de taille angulaire, la fiabilité de la perception de distance par le témoin ne peut être appréciée. Les 2 PAN peuvent être bien plus loin car ils ne sont pas passés devant des reliefs qui auraient pu fixer une distance maximale. S’ils sont à plus de 4 km, compte tenu de la hauteur angulaire correctement relevée, ces PAN sont alors à une altitude qui sort de la zone de relevés de navigation aérienne dont on peut disposer. Inversement, s’ils sont à une distance moindre ils auraient dû figurer dans ces relevés. Les détails décrits à l’intérieur des PAN sont détectables à l’œil nul même si on doit faire l’hypothèse d’une distance supérieure à 4 km. Ces éléments sont compatibles d’avions. On pourrait s’étonner que le témoin n’ait pas perçu à ce niveau de détail les lumières de navigation et en particulier les clignotements anticollisions, mais le témoin n’a fait l’objet d’aucune question ou demande de précision de la part des enquêteurs de l’époque. La perception de sifflement est compatible d’un avion compte tenu du grand nombre de facteurs intervenant dans cette perception, y compris si l’avion doit être considéré à plus de 4 km de distance.

Le témoignage et les éléments disponibles sont compatibles de l’observation d’avions dont la présence à plus de 4 km n’aurait rien d’anormal et reste non infirmable ou non confirmable faute de relevé de navigation disponible au-delà de cette distance. Cette compatibilité nécessite le rajout d’hypothèses certes plausibles mais qui réduisent la probabilité de l’explication sans pour autant l’invalider. L’hypothèse d’erreur de perception de proximité par le témoin est autorisée par l’absence de relevé de taille angulaire tandis que l’hypothèse d’une réelle perception de feux de navigation est autorisée par l’absence d’un protocole d’enquête qui aurait permis de faire préciser par le témoin un peu plus ce qu’il a perçu et non perçu.
Sur le plan de la consistance on note en particulier l’absence de relevé de taille angulaire perçue et l’absence de tout protocole de déposition permettant d’assurer de la précision dans ce qui est perçu et ce qui ne l’est pas. Nous disposons d’une hypothèse (avions) qui peut expliquer l’observation, mais le niveau d’incertitude résultant est trop fort eu égard au degré limité de consistance des éléments disponibles.
Le GEIPAN classe le cas en C : inexploitable par manque d’informations fiables.

Source GEIPAN Août 2019 :
http://www.cnes-geipan.fr/index.php?id=202&cas=1981-09-50782

Lien vers le PV de Gendarmerie

Compte-rendu d'enquête

10 juin 2018

L'OVNI de 1973 en Cerdagne, un vieux cas qui donne du fil à retordre !

Mise à jour du 14/06/2018 :
le ballon stratosphérique à l'origine du témoignage OVNI identifié !


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Un OVNI dans le ciel, le matin du 6 octobre 1973, observé depuis Bourg-Madame

On se souvient de ce cas retrouvé dans un vieux catalogue de l'association ufologique VERONICA par Patrice et diffusé récemment sur ce blog. Le récit est ancien (06/10/1973), les témoins introuvables. À l'époque, l'observateur principal décrivait un phénomène statique dans le ciel en direction du Nord-Est, depuis Bourg-Madame.

Le croquis qui illustre le rapport dramatise quelque peu le contexte. On sait maintenant qu'il n'a pas été dessiné par le témoin lui-même. C'est l'infographiste du VERONICA qui a interprété les commentaires du témoin. Le style "naïf" du coup de crayon augmente le niveau d'étrangeté perçu par les lecteurs du rapport.

Extrait du rapport VERONICA :
"M. L. distingue la carlingue d'un appareil grisâtre de la grosseur de la "lune vieille", muni à sa base de hublots comme un train de nuit. La base extrême de l'appareil s'illumine de couleurs mélangées, un peu comme l'arc en ciel, avec des dominantes violets et orange. Puis des sortes de résidus enflammés tombent lentement de l'OVNI à la verticale. L'engin disparait subitement,  bien que le champ visuel de M. L. avec ses jumelles soit large de plus de 10 km, une ou deux secondes à peine après l’extinction des deux phares. Quant aux résidus, 3 seulement descendirent au sol, le 4e resta en l'air".

Consulter les journaux de l'époque :
Le rapport ne mentionne ni le nom des témoins ni ses sources et malgré notre appel à témoins en février 2018, personne ne s'est manifesté pour apporter des éléments complémentaires. Profitant d'un jour de congé, je décide d'aller passer l'après-midi aux Archives Départementales de Perpignan pour consulter le quotidien régional de l'époque. Pour commencer, il fallait vérifier s'il existe une trace publique de ce témoignage OVNI ou de tout autre évènement aérien inhabituel survenu ce jour-là dans le sud de la France.

On a retrouvé un article de l'époque, paru le lendemain dans l'Indépendant le 7 octobre 1973 :

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Le récit de l'Indépendant est beaucoup moins sensationnel que le rapport VERONICA :
"Un gros point fixe extrêmement lumineux est apparu au-dessus des cimes. L'examinant à la jumelle, alors que le soleil se levait, l'observateur a pu distinguer une silhouette de forme semi-sphérique, parfaitement immobile, présentant deux points lumineux très intenses. Brusquement à 07h02, l'objet a semblé manoeuvrer en zig-zag à la verticale et se désagréger*, libérant trois éléments lumineux de faible puissance qui sont descendus vers le sol. Il n'est alors demeuré dans le ciel, à l'endroit initial, qu'un seul point lumineux de faible intensité."

On remarquera la dernière phrase de l'article : "On se pose la question de savoir si c'était une soucoupe volante ou un ballon sonde". L'auteur proposait déjà une alternative à la soucoupe volante. En effet, la description est compatible avec la présence d'un ballon sonde en haute altitude, assez haut pour être observé par des témoins au sol éloignés.

 Il existe de nombreux type de ballons de dimensions différentes selon l'altitude à atteindre et le poids du matériel scientifique à emporter.

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© Red Bull Stratos, Roswell, 25/07/2012

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© CNES/IMBERT Christian, 2010 - Ballon stratosphérique ouvert (BSO)

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© CNES : les différents types de ballons

Y avait-il un ballon ce jour-là, dans l'axe indiqué ?
Revenons aux Archives Départementales consulter les journaux du mois d'octobre 1973, riches en évènements politiques, aéronautiques et spatiaux. Nixon était en plein scandale du Watergate, en phase de destitution, Jean d'Ormesson entrait à l'Académie Française parmi les immortels, les scientifiques russes avançaient l'hypothèse de "signaux extraterrestres" pour expliquer de mystérieuses émissions radio venues des étoiles (on saura plus tard qu'il s'agissait de pulsars). Le CNES présentait de nouveaux ballons captifs géants destinés à la Guyane. La rubrique "les coulisses de l'étrange" a retenu toute notre attention :

Article paru le 8 octobre 1973
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Cette rubrique de l'insolite ne précise ni la date exacte, ni l'heure de l'accident aérien

Reprenons le texte encadré :
"Un ballon stratosphérique lancé par le Centre National d’Etudes Spatiales d’Aire-sur-Adour a éclaté à 42000 mètres d’altitude et s’est écrasé dans la vallée du Rhône. La plus grosse partie, environ une tonne de matière plastique est tombée dans un champ de Chabeuil (Drôme). D’autres éléments du ballon sont tombés près d’Alès (Gard) et Pisançon (Hautes Alpes). Les appareils de mesure, d’un poids total de 180 kilos, se sont écrasés à proximité de Bourg-de-Péage (Drôme)." Cet article du 8 octobre 1973 ne précise, malheureusement, ni la date ni l'heure de l'accident aérien.

Malgré la précision des articles diffusés les 7 et 8 octobre 1973 dans le même quotidien, le journal n'a pas fait le lien entre les deux évènements qui se sont pourtant produits, probablement, le même jour. Pour s'en assurer, il faut maintenant identifier ce ballon et comparer les dates et heures.

L'article mentionne le centre de lancement du CNES à Aire-sur-l'Adour, ce qui devrait faciliter grandement les recherches. Aire-sur-l’Adour a été le 1er site de lancement de ballons du CNES. Dès les années 1970 et jusqu’en 2007, plusieurs dizaines de ballons stratosphériques (BSO) étaient lâchés chaque année.


le centre d'Aire-sur-l'Adour en septembre 1973

On adore cette vidéo qui présente le centre de lancement tel qu'il était à l'époque, avec des explications sur la manière dont les ballons sont préparés, lâchés, suivis et récupérés. Ce court reportage de 10 minutes est vraiment opportun ! À 8'14" apparaît le tableau du planning des vols ; à 8'50'', il est expliqué pourquoi les ballons au sol ont une forme très allongée : seulement 1/300e du volume est gonflé. En effet le ballon prendra sa forme définitive (en goutte d'eau) en prenant de l'altitude sous l'effet de la dilatation des gaz (hélium ou hydrogène selon le cas). Il va s'arrondir au fur et à mesure de son ascension.

Comprendre et interpréter le témoignage :

Le témoin décrit "des sortes de résidus enflammés tombent lentement de l'OVNI à la verticale". Quand on lit cette phrase, on peut l'accepter au premier degré ou essayer de comprendre ce qui peut provoquer une telle perception. Avec l'hypothèse d'un ballon stratosphérique à 40 km d'altitude, il faut tenir compte de l'heure : c'est l'aube. Le soleil est déjà levé pour le ballon (l'objet est situé au NE du témoin, en haute altitude). Le témoin au sol est encore dans une légère pénombre, le matériel qui chute est illuminé par le soleil levant, donnant aux différents équipements lestés, un aspect "rougeâtre" et "enflammé". Il faut aussi tenir compte de la peinture orange des petites nacelles et boîtes qui permet de les retrouver plus facilement après leur chute.

L'hypothèse du ballon stratosphérique, l'heure de l'observation et l'altitude élevée de l'objet permettent d'expliquer les notes qui accompagnent le dessin du rapport VERONICA :

- résidus enflammés (morceaux éclairés par le soleil levant)
- hublots (franges du ballon, plis réguliers de la toile avec une alternance ombre et lumière)
- avancées sur les extrémités (manchons de gonflage ?)
- luminosité rougeâtre (éclairé par le soleil levant)
- chute très lente (plus l'altitude est élevée, plus la chute paraît lente ; des petits parachutes ralentissent la retombée du matériel)

Vérification auprès du CNES (mise à jour du 14 juin 2018) :
Grâce à la tenacité de Brigitte, nous savons enfin quels ballons stratosphériques ont été lâchés dans cette période. Voici les informations recueillies directement du centre de lancement d’Aire-sur Adour, plus précises que celles trouvées dans les archives à Toulouse :
 
- 04 octobre 1973 (vol 64) : lancement Aire-sur-Adour 7h17 HL, lieu de chute du ballon (éclatement ballon) Montvendre (26) sur une ligne téléphonique en bordure du chemin vicinal n°9 reliant Barcelonne (26) à Montvendre (PV de la gendarmerie de Chabeuil (26) ; ce lâcher est probablement celui dont par l'article dans la rubrique "Les coulisses de l'étrange" de l'Indépendant.
 
- 05 octobre 1973 (vol 65) : lancement Aire-sur-Adour 2h18 HL, lieu de chute du « bifilaire » (le cordon qui relie le ballon à la nacelle) sur une ligne électrique 15kw à St Privat des Vieux (30) ;
 
- 06 octobre 1973 (vol 66) : lancement Aire-sur-Adour 1h09 HL,  retombée de la charge utile à 6 Km de Bédarieux.

1973-10-06-BEDARIEUX
C'est ce dernier lâcher, le vol 66 (ça ne s'invente pas) qui nous intéresse : il est parti le 6 octobre 1973 à 1h09 heure locale. Sachant que le temps de vol dure maximum 6 heures, on tombe dans la fourchette horaire de l'observation de l'OVNI, entre 6h40 et 7h02, ce qui correspond à l'heure de l'éclatement du ballon et de la chute de ses instruments à Bédarieux au NE du témoin, à 100 km de distance, dans la direction indiquée.

L'affaire est classée.

Pour en savoir plus sur les ballons stratosphériques :
- les phases de vol d'un ballon BSO
- enveloppe et nacelle d'un BSO
- les différents types de ballons
- Ballons : des véhicules gonflés !
- Ballons stratosphériques ouverts (BSO)

 


04 février 2018

06/10/1973 : des résidus enflammés tombent d’un OVNI entre Font-Romeu et Carcassonne

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Ce témoignage ancien provient du catalogue VERONICA :

PIC DE MAUROUX (près de FONT-ROMEU)

Le 06 octobre 1973.
"Monsieur Georges L., 66 ans est retraité des P et T, domicilié à BOURG MADAME (66800).
Le 06 octobre 1973 à l'aube, le ciel est très dégagé, sans nuage. Il gèle fort, la température est entre -5 et - 8 degrés.

Il fait encore nuit, M.L. qui se prépare pour aller à la chasse aux canards, se rend sur sa terrasse vitrée afin de voir le temps et de se vêtir en conséquence.
C'est alors qu'il voit une lueur très vive en direction du NE vers FONT-ROMEU, au dessus du "Pic de MAUROUX". Il prend d'abord cette lueur pour Vénus mais se rappelle de suite que ce n'est pas la position habituelle de cette planète. Faisant immédiatement des calculs assez précis, il estime l'angle d'observation de 18 à 20° en partant de la base du Pic, et à une distance variant entre 80 et 100 km soit au dessus de la région de CARCASSONNE.

A 6h40, la lueur n'avait pas bougé. le jour commence à se  lever. M L. se munit de ses jumelles de grossissement 8 et se dirige vers son étang situé à 1 km 500 de BOURG MADAME. Arrivé sur les lieux, il regarde à nouveau dans le direction de l'objet, il le retrouve au même endroit. Malgré l'arrivée dominante du jour, sa luminosité n'a pas diminué. A la jumelle il distingue alors comme deux gros phares côté à côté. Le soleil apparait sur la commune d'ANGOUSTRINE. Instantanément, les deux phares s’éteignent et M. L. distingue la carlingue d'un appareil grisâtre de la grosseur de la "lune vieille", muni à sa base de hublots comme un train de nuit. La base extrême de l'appareil s'illumine de couleurs mélangées, un peu comme l'arc en ciel, avec des dominantes violets et orange. Puis des sortes de résidus enflammés tombent lentement de l'OVNI à la verticale. L'engin disparait subitement,  bien que le champ visuel de M. L. avec ses jumelles soit large de plus de 10 km, une ou deux secondes à peine après l’extinction des deux phares. Quant aux résidus, 3 seulement descendirent au sol, le 4e resta en l'air. Pensant que son observation n’a plus d'intérêt, M.L. qui commence à grelotter sérieusement, rentre dans sa cabane de chasse. La fin de la chute des trois résidus lui est masquée par une haute rangée d'arbres."

D'autres témoins observent le même phénomène.
- 4 à EUS (commune entre PRADES et VINCA) 66500
- 1 à  ILLE SUR TET 66130
- 1 à PAZIOLS 11530
Ainsi que de nombreux vendangeurs.

Complément d'information :
L'OVNI de 1973 en Cerdagne, un vieux cas qui donne du fil à retordre !

28 octobre 2016

28/10/2016 - Perpignan : lumière verte précédée d'une longue traînée blanche

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illustration de la chute en 3 étapes : flash lumineux, traînée persistante, lueur verte intense

Vendredi 28 octobre 2016 à 00h06 nous avons observé depuis Perpignan-Nord en direction du Sud-Ouest, un flash lumineux blanc, suivi d'une traînée blanche qui semblait chuter à la verticale (80° au début, 20° en fin). La traînée lumineuse (diffuse) ondulait comme un ruban ; blanche pendant 1 seconde puis d'un vert fluo intense pendant une demi-seconde. Quelques minuscules étincelles ont précédé l'extinction.

Si vous avez observé cette magnifique rentrée atmosphérique le 28 octobre 2016 (nuit de jeudi à vendredi), laissez un message en commentaires et n'oubliez pas de préciser votre commune, votre département et la direction cardinale de l'observation.

Le site REFORME propose un très beau formulaire, rapide et ludique pour établir en 4 minutes votre rapport d'observation (réservé aux rentrées amosphériques, bolides, météores).

Il s'agit d'une rentrée atmosphérique de type météoroïde (météore, bolide) ou d'un débris spatial.

Ce phénomène est fréquent : vérifiez si une observation plus récente est signalée

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31 octobre 2015

29/10/2015 - Hommage à "Juliette Roméo" qui s'est crashé à St-Pierre-del-Forcat (vidéo)

F-GBJR-avion
On l'appelait affectueusement "Juliette Roméo"

F-GBJR-cabine
Il était équipé d'une double commandes


Vidéo : découverte du Cessna, du décollage à son rangement...

En août 2011, Philippe m'avait embarqué dans ce petit avion pour un survol du littoral. Cet élégant monomoteur m'avait complètement charmé. Depuis, j'adorais le regarder passer régulièrement au-dessus de nos têtes. Jeudi 29 octobre 2015, il s'est écrasé dans la commune de Saint-Pierre-del-Forcats. Bienheureusement le pilote et son passager s'en sont sortis. Ce petit film dans lequel on peut l'admirer sous toutes ses coutures, rend hommage à ce Cessna C-152 immatriculé F-GBJR que l'on rangeait dans le hangar en le poussant, tout simplement. Adieu Juliette-Roméo !

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11 octobre 2015

11/10/2015 - Força Real : deux objets volants, comme des tubes...

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"Deux objets volants, comme des tubes tournoyants sur une grande amplitude"

C'est au cours d'une promenade sur le sentier botanique de l'ermitage de Força Réal que nous avons eu la surprise d'assister à l'envol de deux parapentistes. Deux jolies voiles sont apparues sur un versant du Mont Noir ce dimanche 10 octobre 2015 aux alentours de 15h30. Les deux aéronautes, visibles depuis les communes environnantes et jusqu'à Latour-de-France ont été pris pour des OVNIS par un témoin qui nous a signalé "deux objets volants, comme des tubes tournoyants sur une grande amplitude tout près du réseau d'antennes de Força Réal". Par chance, nous étions sur place.

pistachier
Mais non... Elle est très bien cette piste botanique ! Agréable et enrichissante.

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25 novembre 2014

25/11/2014 - Le Beluga n°3 de passage à Perpignan

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Ce matin à l'aéroport de Perpignan - Photo de Philippe.

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